Qu’en est-il des champs électromagnétiques des compteurs communiquants Linky ?

Analyse critique de différents documents (rapport cstb surtout, et next-up, etc.).

Pierre Péguin,

Docteur en physique

janv 2018.

En gros

– L’installation des compteurs Linky s’accompagne de 700,000 « concentrateurs » de quartier, de villages, chargés de réemettre les données collectées vers enedis, nouveaux émetteurs de champs électromagnétiques hyperfréquences (HF), et de nouvelles antennes.

– L’installation des Linky accroît l’émission de champs électromagnétiques dans l’ensemble du logement, et sous forme atténuée dans les logements voisins, même non équipés.

– Ce n’est pas simplement un relevé quotidien de nuit qui est effectué, mais en permanence, jour et nuit, 6 à 10 fois par minute des signaux circulent (contrôle du fonctionnement du réseau?).

– Les champs dus aux Linky paraissent bien infèrieurs aux limites autorisées, mais les normes en cours ne reflètent pas les nouvelles connaissances sur les sensibilités aux champs électomagnétiques, et les effets possibles pathologiques et cancerogènes (le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé les ondes des radiofréquences dans la catégorie « cancérogène possible », ce qui n’a rien d’anodin.) – voir Robin des toits et next up.

 

Il reste que les compteurs dits intelligents accroissent sensiblement les champs électomagnétiques auxquels sont soumis nos organismes. Comme cela s’est passé pour les gluten des blés sélectionnés pour la boulangerie industrielle, on pourrait assister à l’augmentation des intolérances aux champs, et à une cause de plus de pathologies.

 

Rapport du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB)

Ce rapport présente les résultats de la campagne de mesures du CSTB pour la

caractérisation de l’exposition aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants Linky. Plus particulièrement il s’agit de caractériser le

rayonnement des câbles électriques dans lesquels circulent les courants

CPL (courants porteurs en ligne, sources de hautes frequences transitoires) émis par le compteur.

Entre 4 et 10 trames de communications CPL par minute circulent sur le réseau de l’appartement après installation du compteur, les niveaux maximum de champ magnétique sont plus élevés (facteur 2 à 8) que dans le cas où les trames ne proviennent que des compteurs voisins.

Globalement sur l’ensemble des campagnes de mesures réalisées, les niveaux maximum de champ magnétique généré par les trames de communications Linky sont entre 10 et 250 fois plus élevés que les niveaux de bruit ambiant.

Le cstb a mesuré que les champs induits par les linky restent du même ordre de grandeur que ceux d’appareils tels que plaque de cuisson à induction, télévision, lampes fluocompactes, etc, sauf que tous ces équipements peuvent être coupés du réseau quand on ne les utilise pas, tandis que Linky rayonne jour et nuit.

Mais le cstb insiste lourdement sur le fait que les valeurs mesurées sont des millers de fois plus faibles que la norme autorisée, norme sur laquelle on peut se poser des questions…. Par ailleurs l’étude étant faite en liaison avec Enedis, le cstb n’avait-il pas pour mission (rémunérée) de montrer que l’effet des Linky reste comparable à ceux des autres équipements du foyer ? N’oublions pas pourtant que nos appareils n’émettent qu’en fonctionnement, tandis que les courants CPL circulent dans tout le réseau électrique, y compris dans celui des voisins même non équipés de Linky, et rayonnent en permanence ?

Qu’est-ce que le CPL?

Le principe du CPL (courant porteur en ligne) consiste à superposer au courant électrique alternatif de 50 ou 60 Hz un signal à plus haute fréquence et de faible énergie. Ces hautes fréquences sont donc « portées » par la fréquence initiale (50Hz pour le réseau domestique). Cela permet d’éffectuer des transmissions de données numériques sur un réseau électrique domestique non prévu à cet effet, car non blindé avec des risques pour le matériel sensible (électronique, informatique, domotique).


L’ avantage est de pouvoir transmettre des données entre deux équipements informatiques éloignés, sans avoir besoin de câbler. Il suffit de brancher un boitier adaptateur CPL (plug) à chaque équipement et vos données sont transmises via les fils électriques existants.

Mais cette technologie présente un inconvenient majeur, celui de rayonner dans un rayon de 2 mètres (dans chacun des câbles de l’habitation) comme une antenne-relais, appelé courant radiatif classé comme cancérogène possible par l’OMS.

Mais le CPL du Linky, comment ça marche?

Le compteur Linky : Le nouveau compteur EDF Linky est un compteur communicant qui envoie régulièrement le relevé de consommation électrique du domicile dans lequel il est installé , il peut être commandé à distance (mise à jour, coupure…).

Pour communiquer, le système Linky utilise deux technologies émettrices d’ondes électromagnétiques :

Les Courants Porteurs en Ligne (CPL) émis par le compteur Linky dans l’ensemble du réseau de distribution EDF y compris dans nos maisons. Le Linky injecte dans les câbles du réseau électrique des signaux basses fréquences (63 kHz et 74 kHz dans le cas des Linky de 1ere génération, et ceux déployés à partir de 2017, utilisent la bande de fréquences comprise entre 35,9KHz et 90,6kHz.

Les champs électromagnétiques hyperfréquences (HF) émis par le concentrateur de quartier (installé dans un poste de transformation et de distribution) dont le rôle est d’émettre par ondes électromagnétiques dans les gammes de fréquences de la téléphonie mobile, les relevés de tous les compteurs du quartier afin de communiquer ces informations à ERDF. Les transformateurs équipés de concentrateur devront être équipés d’une antenne d’émission hyperfréquences du type antenne relais de téléphonie mobile

L’installation de nouvelles antennes émettrices de champs électromagnétiques hyperfréquences (HF) sur les transformateurs de quartier va contribuer à augmenter les niveaux de champs électromagnétiques HF dans le voisinage de ces installations.Les compteurs communicants dont on est menacé (électricité, eau, gaz) ne sont pas les seuls à augmenter notre exposition aux ondes électromagnétiques, l’ensemble des objets connectés qui vont prochainement inonder le marché vont participer de façon substantielle à l’accroissement des niveaux de champs électromagnétiques hautes fréquences auxquels nous sommes exposés, si nous n’y prenons pas garde.

Linky et électrosensibilité

Les personnes électrosensibles sont particulièrement concernées par la généralisation du nouveau compteur d’EDF. En augmentant notre exposition aux champs électromagnétiques (CPL et HF) le compteur Linky va dégrader encore un peu plus la qualité de vie des personnes électrosensibles.

Loi Abeille

Loi n° 2015-136 du 9 février 2015 relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques.

Cette Loi introduit pour la première fois dans le droit français l’objectif de “sobriété de ‘exposition de la population aux champs électromagnétiques” (Art. L32-1, II § 9 du Code des postes et des communications électroniques).

Elle interdit le WiFi dans les établissements recevant des enfants de moins de 3 ans (Art. 7 §1 de la Loi n° 2015-136 du 9 février 2015).

Cette loi vise à modérer l’exposition du public aux ondes électromagnétiques.

Conseil d’ordre général

Prendre l’habitude de ne pas garder en veille les équipements que l’on n’utilise pas, on économise sur la facture d’électricité; et si l’interrupteur est bien sur la phase et pas sur le neutre, ou si on débranche de l’alimentation électrique, on réduit l’exposition aux champs électromagnétiques.

Remarque importante :

Tout équipement électrique/électronique, câble, rallonge, lampe,… non blindé connecté au réseau de distribution électrique (220 V, 50 Hz) rayonne dans son voisinage des niveaux élevés de champs électriques basses fréquences, y compris lorsque qu’on ne l’utilise pas, et qu’il n’est pas allumé.

d’après Christophe Salini dont je me suis inspiré– CEDICEM (CEntre de Documentation Indépendant sur les Champs ElectroMagnétiques)

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Dans le sud de la France, la fronde s’organise contre un site d’Areva qui traite des déchets radioactifs

par Emmanuel Riondé

Le Courrier de Genève

Mercredi 10 janvier 2018

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“LE NUCLÉAIRE TUE L’AVENIR”

 

Nucléaire X L’usine d’Areva Malvési, dans l’Aude en France, voit passer près du quart de l’uranium mondial. Celui-ci y est transformé en combustible pour les centrales nucléaires. L’opération produit des déchets nitratés, qui s’accumulent sur place depuis plusieurs dizaines d’années. Pour les détruire, Areva a conçu un projet d’incinérateur, récemment autorisé par les pouvoirs publics. Une véritable déclaration de guerre pour un collectif d’associations locales, qui dénoncent les risques de pollution et comptent «entrer en résistance» pour em- pêcher sa réalisation.

En novembre dernier, un arrêté préfectoral autorisait l’exploitation par l’usine Areva Malvési d’une «unité complémentaire dénommée TDN (traitement des nitrates)». Depuis de long mois, plusieurs organisations de la société civile locales s’opposent au projet. Egalement appelé Thor – pour «thermal organic reduction» –, celui-ci doit permettre de réduire les stocks d’effluents liquides de Malvési en détruisant les nitrates par combustion et en captant les éléments radioactifs résiduels dans de l’argile.

Déchets stockés depuis cinquante ans
Un procédé polluant, énergivore et encore mal maîtrisé, jugent les opposants. Le 5 novembre, près de 3000 manifestants descendent dans les rues de Narbonne pour manifester leur refus. Une semaine plus tard, une association locale – Transparence des canaux de la narbonnaise (TCNA) – appelle à «la résistance citoyenne». Une vaste banderole est déployée sur les remparts de la cité de Carcassonne: «Le nucléaire tue l’avenir.»

Il faut remonter de quelques décennies pour comprendre l’histoire dans laquelle s’enracine cette défiance. Le site d’Areva Malvési est inauguré en 1959 par Charles de Gaulle. Implantée sur une ancienne carrière de souffre, l’usine voit pas- ser chaque année près d’un quart de l’uranium mondial. Il entre sous forme de concentré d’uranium et ressort en tétrafluorure d’uranium (UF4), l’élément de base du combustible des centrales nucléaires. La transformation s’opère à l’aide d’acide nitrique concentré et produit des déchets nitratés, stockés dans des bassins à ciel ouvert.

Des restrictions
à respecter
«Tous les déchets produits depuis l’ouverture de l’usine sont encore là», explique André Bories, chercheur retraité en sciences de l’environnement et président de l’association Rubresus (pour la sauvegarde des Basses Plaines de l’Aude). «Malvési est avant tout une immense décharge, c’est un fait.» «Des centaines de milliers de tonnes de boues sont stockées à l’air libre dans ces bassins sans étanchéité construits dans les anciens terrils de la mine. Depuis cinquante ans, à chaque pluie, ils laissent filtrer dans le sol des éléments chimiques et radioactifs», dénonce le chercheur.

Certains espaces de stockage servent à la décantation des boues ou à l’évaporation des effluents liquides. Ces derniers sont concernés par le projet Thor, l’industrie nucléaire estimant désormais urgent de retraiter ces stocks d’effluents, bien qu’il reste près de 120 000 m3 de capacité de remplissage. Une situation qui, selon les opposants au projet, laissait le temps de plancher sur une autre solution pour retraiter les effluents de Malvési.

«Le principal problème posé par Thor, ce sont les rejets atmosphériques», souligne Mariette Gerber, médecin épidémiologiste et ex-chercheuse à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche). «Il rejette du dioxyde d’azote et des particules fines. Or, comme notre région est ensoleillée, le dioxyde d’azote est transformé en ozone, soit le cocktail magique de la pollution de l’air.» De fait, l’une des raisons pour lesquelles l’usine et ses bassins à ciel ouvert ont été implantés dans la région est le climat méditerranéen qui y règne: du soleil pour accélérer l’évaporation, du vent pour disperser les effluves. Mariette Gerber alerte

«Malvési est avant tout une immense décharge, c’est un fait»

André Bories

aussi sur la présence de benzène et de phtalate DEHP, un perturbateur endocrinien tristement réputé. «Nous avons été en partie entendus, nuance-t-elle. Le préfet a exigé des restrictions sur les émissions de dioxyde d’azote et de composés organiques volatiles. C’est positif. Mais il va falloir se donner les moyens de s’assurer que ces restrictions seront respectées par Areva.»

Charles Sultan, professeur en endocrinologie pédiatrique à Montpellier, est moins conciliant. Il appelle à «s’élever contre la décision d’autoriser TDN, au motif que les concentrations de phtalates et de dioxines ne sont pas dangereuses». Selon lui, c’est bien «l’accumulation pendant des années qui représente

un risque par la superposition des sources».

Un procédé expérimental

«Unité de traitement» pour Areva, Thor est considéré comme un «incinérateur» par les opposants au projet: «Areva refuse de parler de combustion et d’incinération mais le procé- dé est bien celui d’un four transformant, à 850° C, le charbon en gaz, explique André Bories. Il s’agit de brûler 5700 tonnes de charbon par an, pour réduire les effluents à l’état de cendre. Et c’est donc bien un incinérateur.»

L’association TCNA a documenté l’expérience inquiétante de deux sites situés aux Etats- Unis ayant adopté la technique Thor pour gérer des déchets nucléaires ou issus de la transformation de l’uranium. Pour Fabrice Hurtado, président de TCNA, la cause est entendue: «Ce projet industriel expérimental sacrifie l’avenir de la population locale sur l’autel du retraitement des déchets.»

Des précédents inquiétants
Un sentiment renforcé par le passé de Malvési. En 2004, 30 000 m3 de boues polluées s’écoulent dans le périmètre alentour. En 2006, des bassins débordent. Les relevés effectués par la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) à la suite de ces accidents indiquent que les effluents stockés contiennent aussi des éléments radioactifs. «De 1960 à 1983, l’usine Malvési a accueilli discrètement de l’uranium de retraitement, indique Hervé Loquais, du collectif Sortir du Nucléaire de l’Aude. Des éléments radioactifs ont été mélangés avec le reste.»

En plus de la sécurité des bassins, il y a celle de l’acheminement des produits. Le 10 mars 2001, deux wagons remplis de 100 tonnes d’acide fluorhydrique déraillent en gare de Narbonne. Leur relevage nécessite l’évacuation partielle de la population.

Face à ses opposants, la communication d’Areva met en avant son strict respect des procédures – commission de suivi, enquête publique, expertises – et vante une «empreinte environnementale réduite». «Nous avons réalisé des investissements pour sécuriser la zone lagunaire, conforté les digues des bassins», ajoute Nathalie Bonnefoy, directrice communication de la business unit Chimie-Enrichissement d’Areva. «Les deux expertises demandées par la Préfecture, celles du professeur Bernier et de l’IRSN (l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), ont conclu à l’absence d’impact environne- mental et nous considérons que Thor a plus d’avantages que d’inconvénients par rapport aux solutions alternatives. Nous nous engageons à respecter les nouvelles prescriptions émises par la Préfecture.»

Le puissant lobby d’Areva

Si quelques élus locaux s’opposent au projet, d’autres le soutiennent. Didier Codorniou, premier vice-président (Parti radical de gauche) de la région Occitanie, a salué «la décision responsable du préfet de l’Aude». «Il a mesuré tous les enjeux de ce dossier et trouvé un juste mi- lieu entre la demande de l’industriel et les remarques des associations écologiques», a-t-il déclaré mi-novembre.

Après s’être exprimé contre TDN, le maire de Narbonne, Didier Mouly (divers droite), reste silencieux depuis l’autorisation de la Préfecture, à l’image de nombreux élus préférant rester discrets. Un positionnement que Fabrice Hurtado, de TCNA, explique en partie par le poids

d’Areva dans l’économie locale: «Ils soutiennent le club de rugby, financent le festival Charles Trenet. Ils savent se fondre dans la population.» Areva Malvési met en avant ses 220 salariés dont «près de 75% habitent dans les communes du grand Narbonne» ainsi que 100 emplois «induits auprès d’entreprises sous-traitantes» et «plus de 10 millions d’achats réalisés chaque année dans la région». André Bories y voit surtout «la force du lobby nucléaire». «Dans l’économie locale, le tourisme ou la filière vinicole génèrent bien plus de ressources que l’usine Malvési, mais chaque fois que nous avons rencontré les élus, Areva était déjà passée, et ils avaient tous en main des dossiers avec des chiffres rectifiés.»

Selon Areva, Thor devrait être opérationnel in 2019. Pour André Bories, c’est une occasion manquée: «En ce moment, le recyclage a le vent en poupe. Il y avait la possibilité d’enclencher une dynamique vertueuse en adoptant d’autres solutions, par exemple l’extraction du nitrate pour le transformer en acide nitrique et le réutiliser, plutôt que le détruire. Là, on choisit le procédé le plus polluant et le plus consommateur d’énergie. Alors que l’on multi- plie les exigences auprès des citoyens, on donne quitus aux industriels pour polluer!»

Pour Fabrice Hurtado, de TCNA, la guerre est déclarée: «Qu’allons-nous léguer à nos enfants? Des cancers? A un moment, il faut dire non. Nous entrons désormais en résistance: nous allons réfléchir à une action en justice, à un référendum régional… Et s’il le faut, nous irons jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme.» La course contre la montre est lancée. BASTA!

Cet article est à retrouver en intégralité sur le site bastamag.net

 

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Macron en Chine : combien de milliards la vente d’une usine nucléaire va-t-elle COÛTER à la France ?

 

Observatoire du nucléaire
http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article347
10 janvier 2018

Incorrigibles, de nombreux médias célèbrent la prétendue vente à la Chine par Areva – et surtout par son VRP Emmanuel Macron – d’une usine de traitement de déchets nucléaires, alors que le passé a montré que ce genre d’annonce n’est suivi d’aucune concrétisation… ou alors de lourdes pertes financières pour la France !

 

Rappelons d’abord qu’il est de tradition que des annonces « fracassantes » soient faites lors des déplacements présidentiels, le champion toute catégorie étant incontestablement M. Sarkozy qui a prétendument vendu des dizaines de réacteurs (y compris à M. Kadhafi en 2007) ou autres installations nucléaires partout dans le monde, pour un résultat bien heureusement égal à zéro.
Vente fictive
Rien de nouveau avec M. Macron, la « vente » d’une usine de retraitement de déchets nucléaires étant parfaitement fictive à ce jour, remplacée par la signature d’un fumeux « mémorandum pour un accord commercial ».
Les Chinois sont de gens polis qui laissent leurs invités se vanter, mais ils sont aussi parfaitement informés des terribles déconvenues et incompétences affichées par Areva et EDF ces dernières années, du flop gigantesque des EPR (en Finlande et à Flamanville) au scandale inouï des milliers de pièces défectueuses produites dans les usines Areva du Creusot… dont les deux cuves installées dans les EPR actuellement en chantier à Taïshan.
De fait, si les Chinois achètent vraiment l’usine annoncée, ce qui reste à démontrer, ce sera en imposant à Areva des conditions léonines qui feront que ce seront les Français qui couvriront les pertes financières éventuelles… ou plutôt inévitables lorsque l’on considère les « exploits » d’Areva et EDF sur tous leurs chantiers.
Centrales bradées
Pour mémoire, l’EPR a été bradé à 3 milliards aux Finlandais en 2004 pour une facture finale de plus de 10 milliards et un chantier de près de 15 ans au lieu de 4 ans et demi annoncés (!) : la France va sous peu être lourdement condamnée en justice internationale et devoir verser des milliards aux Finlandais.
Pour mémoire aussi, les deux EPR « vendus » à la Chine en 2008 ont en réalité été eux aussi totalement bradés : le montant du contrat a été annoncé à 8 milliards mais il comportait la livraison de combustible (sans qu’il soit montré en quoi Areva y aurait gagné de l’argent) : c’est en réalité à 3,66 milliards les deux que les EPR ont été bradés.
Il est évident que cette opération a coûté et coûte encore fort chez à la France, ce qui n’a pas empêché qu’elle soit qualifiée de façon dithyrambique de « marché du siècle » par de nombreux médias qui se gardent bien d’enquêter sur le résultat financier réel.
Le macronisme : de la très vieille politique
Aujourd’hui encore, se dépêchant d’oublier leurs propres errements, les mêmes voix se gargarisent à nouveau d’un prétendu « grand succès » de l’industrie nucléaire française, annonçant même qu’il va « sauver Areva ». En réalité, l’industrie nucléaire mondiale est en déconfiture générale et irréversible, comme le montrent les désengagements des groupes allemands RWE et E.ON et la faillite de l’américain Westinghouse.
Pour sa part, la France est plombée par ses boulets Areva et EDF qui sont plus que jamais en déroute industrielle et financière malgré de ruineuses recapitalisations déjà opérées… et d’autres encore à venir. Sans que leur avis soit jamais sollicité, les citoyens de France vont devoir couvrir des pertes colossales qui vont être encore aggravées par les projets absurdes de deux EPR en Grande-Bretagne et d’une usine en Chine.
Loin d’un « renouveau de la politique », le macronisme consiste à continuer et même aggraver les erreurs passées et faire payer le tout par la population en protégeant les privilégiés et les lobbies les plus nuisibles comme celui de l’atome.

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Sécurité nucléaire : le grand mensonge.

 

Auteur : Laure Noualhat
Réalisateur : Eric Guéret

Classée secret défense, la sécurité nucléaire reste aujourd’hui la zone opaque d’une industrie exposée au risque terroriste. Captivante autant qu’alarmante, cette enquête internationale révèle d’énormes failles en la matière.
Arte, la chaîne franco-allemande a eu le mérite de diffuser ce documentaire éloquent.

https://www.arte.tv/fr/videos/067856-000-A/securite-nucleaire-le-grand-mensonge/

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Nouvel accident nucléaire en Europe ?

par Pierre Fetet

12 novembre 2017

Source : http://www.fukushima-blog.com

 

Alors qu’en France, on persiste joyeusement à tout miser sur le nucléaire – enterrement par le gouvernement de l’objectif de 50 % de nucléaire à l’horizon 2025, mise en service de l’EPR en 2018 en fermant les yeux sur sa cuve défectueuse, mise en service d’un nouveau réacteur de recherche en 2019, poursuite de la création de la poubelle nucléaire à Bure – un accident nucléaire a failli passer inaperçu en Europe. Il s’est produit, selon l’IRSN, entre l’Oural et la Volga, c’est-à-dire très vraisemblablement en Russie.

 

Le sud de l’Oural, c’est un peu comme notre vallée du Rhône, il y a comme une concentration de sites nucléaires. En Russie, la plupart de ces installations sont situées dans des villes fermées dont les créations, qui remontent au temps de l’Union Soviétique, étaient liées à la fabrication d’armes atomiques. Donc pas étonnant, vu leur âge, que ça pète ou que ça fuie de temps en temps. On comprend aussi pourquoi la Russie actuelle ne peut pas reconnaître un accident nucléaire sur un site secret défense. Tchernobyl, ce n’était pas pareil, c’était une centrale nucléaire de production d’électricité et tout le monde avait été copieusement arrosé au césium-strontium-plutonium-etc., alors au bout de quelques jours, ce n’était pas possible de nier que c’était grave. En revanche, les accidents nucléaires sur des sites secrets, ça doit rester confidentiel. Par exemple, dans le passé, on a appris officiellement mais très tardivement – 33 ans plus tard ! – qu’un très grave accident nucléaire s’était produit en septembre 1957 (tiens tiens, il y a juste 60 ans, radieux anniversaire !) sur le site de Mayak. C’est encore très radioactif là-bas, c’était un accident de niveau 6 sur l’échelle INES qui en compte 7. C’était à Kychtym, dans l’oblast de Tcheliabinsk.

Justement, cet oblast et son voisin Sverdlovsk sont des bons candidats pour avoir été à nouveau victimes d’un accident nucléaire au cours de la dernière semaine du mois de septembre 2017. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est la carte que vient de diffuser l’IRSN et qui pointe la région sud de l’Oural comme la très probable origine de la contamination radioactive au ruthénium-106 que vient de subir l’Europe, dont la France.

 

Un secteur fortement nucléarisé 

Pas très loin de ce point rouge de la carte de l’IRSN qui représente une probabilité de 60 à 80 %, il n’y a pas moins de 5 sites nucléaires sensibles :

– la ville fermée de Novoouralsk, où se trouve une usine d’enrichissement d’uranium,

– la ville fermée d’Oziorsk, où se trouve une usine importante pour le traitement des déchets nucléaires civils et militaires (production de plutonium), près de laquelle se trouve le site de Mayak,

– la ville fermée de Lesnoï, spécialisée dans la fabrication des armes nucléaires : enrichissement de l’uranium et assemblage d’ogives,

– la ville fermée de Triokhgorny, spécialisée pour la fabrication de bombes atomiques (assemblage d’ogives),

– la ville fermée de Snejinsk, second site dédié au programme nucléaire russe, spécialisé dans la conception et le développement d’armements.

J’ai réalisé une carte reprenant les données de l’IRSN et positionnant les 5 sites nucléaires russes afin de mettre en évidence leur proximité du point le plus probable où aurait eu lieu l’accident. Le point rouge foncé, c’est la probabilité entre 60 et 80 %, la couleur moyenne, c’est la probabilité entre 30 et 60 %, et enfin la couleur la plus claire correspond à la probabilité entre 5 et 30 %.

Est-ce l’un de ces sites qui a eu un problème ? C’est possible, mais on ne le saura sans doute jamais. Ou alors dans 30 ans quand quelqu’un parlera, ou plus tôt si un plus gros accident se produit avant.

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Carte représentant la plausibilité de l’origine du rejet de ruthénium-106 à partir des données de l’IRSN et localisation des sites nucléaires russes du sud de l’Oural.

Des pollutions radioactives à répétition en Europe

Je me souviens, en 2012, de l’iode 131 avait été détecté en Europe sans que personne ne puisse (ou ne veuille) dire d’où le problème venait. On se demandait si ça pouvait venir de Fukushima. Il est certain que l’IRSN avait les mêmes moyens qu’aujourd’hui pour faire des simulations de provenance. Mais cet institut, qui est entre autres sous la tutelle du ministère des armées, ne dit pas tout ce qu’il sait. Cependant cette fois-ci, la pollution est tellement gigantesque – entre 100 et 300 térabécquerels de ruthénium-106 – qu’il a fait un effort de communication (Serait-ce parce que le Bureau allemand de sûreté nucléaire était sur le point de l’annoncer ?).

Et qui se souvient de la pollution radioactive au césium 137 qui a eu lieu en mai-juin 1998 ? Personne à vrai dire, car l’info a été occultée par la coupe du monde de foot. Suite à une erreur, un haut-fourneau d’Algesiras avait fait fondre une capsule de césium 137 d’origine médicale, ce qui eut pour effet de libérer dans l’atmosphère européen 2 à 3 térabecquerels de césium radioactif. Sport et nucléaire ne font pas bon ménage. Je ne peux m’empêcher de penser aux prochains JO qui se dérouleront à Tokyo et à Fukushima

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Je me souviens aussi du réacteur de production d’iode médical en Hongrie (institut de production de radioisotopes de Budapest (Izotop Intezet)) qui avait inondé l’Europe en 2011 de 0,6 térabecquerels d’iode 131.

Et puis plus récemment, ce réacteur de Halden en Norvège qui a rejeté impunément 8 térabecquerels de gaz rares radioactifs en octobre 2016 sans que personne, excepté la Criirad, ne s’inquiète de quoi que ce soit.

Et rappelez-vous encore, au début de cette année 2017, personne n’a su dire d’où provenait cet iode radioactif détecté dans de nombreux pays d’Europe.

L’homme, par les essais nucléaires passés, avait déjà rendu notre atmosphère comme « une chambre à gaz atomique ». Les nouvelles des accidents nucléaires sont donc toujours de mauvaises nouvelles, car les gaz et les nanoparticules radioactives sont produits souvent pour des dizaines d’années ou des siècles. A l’échelle d’une génération, chaque pollution nouvelle s’ajoute donc aux précédentes. On ne peut pas supprimer la radioactivité, à chaque fois qu’on la déplace, elle se remobilise dans le vent, la pluie, la poussière… et les organismes vivants.

 

Accident russe ?

Tout le monde s’accorde à dire que la pollution au ruthénium ne vient pas d’un accident de centrale nucléaire, mais plutôt d’un site de retraitement. En 2016, l’ACRO avait aussi relevé une pollution au ruthénium à côté du site de retraitement de la Hague. Il n’y a donc pas qu’en Russie que des problèmes surviennent.

Le ruthénium-106, produit de fission, a une période de plus d’un an, donc la pollution sera active durant une dizaine d’années. Pauvres riverains russes, pauvres Européens. La Criirad fait bien de dénoncer l’absence de prise de mesure pour les populations concernées. Mais la Russie dément. On se demande à quoi sert l’AIEA, soi-disant « gendarme du nucléaire », incapable de dénoncer publiquement le coupable de ce nouveau crime atomique…

____________________________

Sources : 

– Détection de ruthénium-106 en France et en Europe : résultat des investigations de l’IRSN (9/11/17)

– Contamination par le ruthénium 106 : les rejets radioactifs sont considérables et proviendraient de Russie ou de pays proches (10/11/17)

– Wikipédia, et autres sources dans le texte.

 

Non source :

– Site de l’AIEA : aucune information sur la pollution au ruthénium à ce jour

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Déchets radioactifs : Nicolas Hulot confirme sa soumission au lobby nucléaire

Observatoire du nucléairehttp://www.observatoire-du-nucleaire.org

Communiqué du 10 novembre 2017

– M. Hulot reprend le terme de « solutions » alors que n’existent que des options

– Il affirme sans preuve que l’enfouissement serait « la moins mauvaise solution »

 

Jeudi 9 novembre, au Sénat, le ministre Nicolas Hulot a définitivement prouvé, si le doute était encore permis, qu’il est totalement soumis à l’industrie nucléaire dont il reprend mot pour mot les « éléments de langage ».

En effet, M. Hulot a déclaré que l’enfouissement des déchets les plus radioactifs (à Bure, dans la Meuse), était « la moins mauvaise solution« .

Or, toute personne qui a étudié la question sait qu’il n’existe aucune solution à la question des déchets radioactifs : tout au plus peut-on parler d’options. Utiliser le terme de « solution » revient à se soumettre à la communication de l’industrie nucléaire qui tente de faire croire qu’elle peut régler les graves problèmes qu’elle cause.

D’autre part, c’est avec la plus grande légèreté que Nicolas Hulot a prétendu que l’enfouissement serait « la moins mauvaise » de ces « solutions ».

Sur quelles bases M. Hulot, qui ne s’est jamais préoccupé de la question du nucléaire, a-t-il fait cette affirmation ? A-t-il étudié en détail l’ensemble des hypothèses ? Non : il s’est contenté de répéter les mots attendus par l’industrie nucléaire mais aussi par les entreprises comme Bouygues et Vinci qui attendent de gagner beaucoup d’argent avec le projet Cigeo d’enfouissement des déchets radioactifs.

Quelques jours après avoir reporté aux calendes grecques l’hypothèse d’une réduction de la part du nucléaire dans la production française d’électricité, Nicolas Hulot prouve définitivement – pour ceux qui nourrissaient encore quelques illusions – qu’il n’est qu’un jouet aux mains de l’industrie nucléaire, à commencer par le Premier ministre (directement issu d’Areva) et le Président de la république, pronucléaire forcené.

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Forum Social Mondial Antinucléaire à Paris, du 2 au 4 novembre 2017

par Pierre Péguin

27 octobre 2017

3ème Forum Social Mondial Antinucléaire à Paris, du 2 au 4 novembre 2017.En route vers un monde sans nucléaire, ni civil ni militaire

Depuis la première session qui a eu lieu à Porto Alegre en 2001, la dynamique du Forum Social Mondial (FSM) s’est amplifiée et le premier Forum Social Anti-nucléaire s’est tenu au printemps 2016 à Tokyo, puis un second Forum Antinucléaire a eu lieu en 2016 à l’occasion du FSM de Montréal. Cette année c’est la France (pays le plus nucléarisé au monde par habitant) qui accueille la rencontre internationale  » Forum Social Mondial Antinucléaire » pour un monde sans nucléaire, ni civil ni militaire. Un foisonnement de thèmes en débat.

J’y animerai avec Bernard Laplonche l’atelier proposé par le Collectif Halte Aux Nucléaires Gard (CHANG) « la relance de la filière plutonium par le projet de construction du réacteur Astrid à Marcoule ».
Pour plus de détails sur cet évènement dont le programme est ci-dessous, voir la P.J. diffusée par la Coordination Antinucléaire Sud-Est

Le programme

Jeudi, 2 Novembre
à partir de 9 heures : Accueil à la Bourse du Travail au 29 Boulevard du Temple (Paris 3ème – Métro Répubique ). Trois salles accueilleront ensuite les participants : 3 rue du Chateau d’Eau, 67 rue de Turbigo et 29 Boulevard du Temple

9:45-12 heures : Plénière d’Ouverture avec Chico Whitaker (membre fondateur du FSM – Historique du Forum Social Mondial), Naoto Kan (ancien premier ministre) en vidéo avec un message au FSMAN « pourquoi je suis devenu anti-nucléaire », Dr. Hisako Sakiyama (membre de la commission parlementaire japonaise) à propos de la situation de Fukushima, présentations du nucléaire civil en France et du nucléaire militaire en France

12:00-14:00 : Animation sur le nucléaire, Place de la République (proposé par SDN 19)

14:00-16:15 : Ateliers

. « Abolition des armes nucléaires » (Atomwaffenfrei/Trident Ploughshares/IPPNW-France) avec Cameras politiques et le film « La bombe et nous » (Xavier Marie-Bonnot 2017, 80′, VOSTF) suivi d’un débat sur le nucléaire militaire (la première partie) Interprètation français-anglais

. « Le désastre de l’EPR » (CAN-Ouest, CRILAN, Stop Hinkley, Women Against Nuclear Power – Finland et Beyond Nuclear) Interprètation français-anglais

. « Arrêt immédiat du nucléaire : c’est indispensable et c’est possible ! » (CCOA, Décroissance Idf, ADN73)

. « Industrie nucléaire et contaminations radioactives : renforcer les capacités de mesure des ONG » (Criirad)

. « Ethos à Fukushima, stratégie de l’ignorance et mainmise du lobby nucléaire international » (Echo-Echanges) Interprètation français-anglais

. « Le nucléaire dans le monde et les coûts du nucléaire » (Global Chance) Interprètation français-anglais
Observatoire des armements – Quelle action pour les victimes des essais nucléaires ?

16:45-19:00 Ateliers :

. « Abolition des armes nucléaires » (Atomwaffenfrei/Trident Ploughshares/IPPNW-France) et « Les actions de désobéissances civiles en Europe contre le nucléaire militaire » (la deuxième partie) Interprètation français-anglais

. « Inde : extension de l’électronucléaire et réduction des espaces démocratiques » (ADN Lot, DiaNuke) Cameras politiques : film «Jaitapur Live » (Pradeep Indulkar, 2013, 33′, VOSTF en présence du cinéaste et d’André Larrivière, traducteur des dialogues)

. « Impact des mines d’uranium » (Anti-Nuclear Alliance of Western Australia-ANAWA, Collectif Mines Uranium-CMU) et Cameras politiques : film «Uranium » (Magnus Isacsson, 1990, 48′, doublage en français) Interprètation français-anglais

. « Nucléaire et finance : le pouvoir des lobbies contre la démocratie » (Attac)

. « Les travailleurs nucléaires en France » (Réseau Sortir du nucléaire) et Cameras politiques : film « Condamnés à réussir » (François Jacquemain, 1976, 60′, VOSTF, en présence du cinéaste)

. « Atelier théâtre » pour préparer l’action théâtrale du Samedi, 4 Novembre (LACSE première partie)

19h15-21h30

. Film spécial : « Couvercle du soleil » de Futoshi Sato (2016, 132, VOSTF); première présentation publique en France, en présence du producteur Tamiyoshi Tachibana. Bourse du Travail, 29, boulevard du Temple , 75011 Paris.

 

Arret-Nucleaire_drapeaux_internationaux.jpg Vendredi, 3 Novembre

9:45-12:00 Ateliers

. « Quelle stratégie pour en finir avec le nucléaire civil et militaire ? » (ACDN, Mouvement Utopia et Sortir du nucléaire Suisse romande) Interprètation français-anglais

. « Armes atomiques » (Agir pour la paix-Belgique et ICAN)

. « Relance de la filière plutonium par le projet de construction à Marcoule du réacteur à neutrons rapides Astrid » (CHANG)

. « Les déchets radioactifs » (FNE et Nuclear Heritage Network) Interprètation français-anglais

. « Vers un mouvement européen anti-nucléaire » (MIA, Nuclear Heritage Network et PLAGE) Interprètation français-anglais

. « Les enjeux de la gestion de l’eau dans le nucléaire. Bassin fluvial, bassin de luttes? » (SDN Loire et Vienne et CRIIRARD)

.  » Fukushima 2011-2017: Etat des lieux : la multiplication du cancer de la thyroïde chez les enfants » (Yosomono-net)

12:00-14:00

. Animation sur le nucléaire, Place de la République (proposé par SDN 19)

14:00-16:15 Ateliers

. « Libérer l’ONU du nucléaire » (Fin du nucléaire Belgique, l’Assemblée des Citoyens du Monde et la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté) et Cameras politiques : film « Controverses Nucléaires » de Wladimir Tchertko (2003, 50’, VOSTF, extraits)

. « Les mouvements antinucléares. Bilan critique et perspectives ouvertes par la crise de l’industrie nucléaire » (CCOA, Décroissance IdF avec MIA, Nuclear Heritage Network et PLAGE) . Interprètation français-anglais

. « Démantèlement des centrales nucléaires » (CRIIRAD, Global Chance et RSDN)

.  » Comment préserver l’histoire du mouvement anti-nucléaire? » (Laka Foundation) Interprètation français-anglais

. « Santé et nucléaire : De l’invisibilité des travailleurs irradiés au mythe de la radioactivité quasi-inoffensive » (RSDN et IndependentWHO)

. « Rosatom: la situation de l’énergie nucléaire en Russie et les activités d’exportation du nucléaire Russes » (Russian Social-Ecological Union, Radwaste Program) Interprètation français-anglais

. « Atelier chorale » pour préparer l’action théâtrale du Samedi, 4 Novembre (LACSE, deuxième partie)

16:45-19:00

. Plénière témoignages : Sonali Huria (Inde), Nadezda Kutepova (Russie), Minoru IKEDA (Japon), Oleg Veklenko (Ukraine), Pinar Demircan (Turquie), Philippe Billard (France), Leona Morgan (Navajo, USA), Almoustapha Alhacen (Niger)

16:45-19:30

. Cameras politiques : Documentaire « Iitaté : Chroniques d’un village contaminé » de DOI Toshikuni (2013, 119 min, VOSTF), débat animé par Kolin Kobayashi, Echo-Echanges (Salle municipale Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan, Paris 2ème, métro Bourse)

20:00

Soirée Conviviale au Restaurant Bio « Grand Bréguet » 17, rue Bréguet, 75011 Paris [repas 10-15€]

 

Arret-Nucleaire_drapeaux_internationaux.jpg Samedi, 4 Novembre

9:45-12:00 Ateliers :

. « Quelles actions pour Arrêter le Nucléaire? » (ADN, NAH-HAGUE et Réactions en Chaîne Humaine)

.  » Abandonner le nucléaire et répondre au défi climatique » (Attac) Interprètation français-anglais

. « Retour sur le désastre de Mayak et l’action de Belrad auprès des enfants touchés par Tchernobyl » (ETB)

. « Stratégies de lutte antinucléaire Nord-Sud » (FUNAM et Campus Cordoba Right Livelihood College-RLC)

. « Sortir du nucléaire : une chance pour les travailleurs et pour l’emploi ! » (RSDN et NTEWJ)

. « Effets des radiations ionisantes sur la santé et sur les droits de l’homme » (IPPNW Suisse et CIDCE) Interprètation français-anglais

. « Bure-La bataille du nucléaire : présentation du livre » (RSDN) Interprètation français-anglais

10:00-13:00

. Atelier pour préparer l’action théâtrale (LACSE troisième partie)

12:00-14:00

. « Animation sur le nucléaire », Place de la République (SDN 19)

13:00

. Action théâtrale Place de la République (LACSE)

14:00-16:15

. Plénière de clôture  » Science, société et nucléaire » avec Bertrand Méheust, philosophe/sociologue

. Synthèse des débats, Sur la construction d’un réseau international

. Suite à donner au Forum social antinucléaire

 

Arret-Nucleaire_drapeaux_internationaux.jpg Dimanche, 5 Novembre

. Visite à Bure : Départ (par bus) 7:00 devant l’hôtel Crowne Plaza, 10 Place de la République, 75011 Paris; retour 21:00

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Plusieurs organisations françaises et internationales participent aux différentes étapes de la construction du Forum, au sein du Comité de Facilitation, de l’Assemblée Permanente, et de l’Assemblée Internationale.

Le Forum est soutenu financièrement par les organisations suivantes : Abolition des Armes Nucléaires – Maison de Vigilance, ACDN (Action of Citizens for Nuclear Disarmament), Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs (AITEC), Attac France, Collectif Anti-Nucléaire Ouest (CANO), Collectif Arrêt du Nucléaire (ADN), Collectif contre l’ordre atomique (CCOA), Comité de réflexion, d’information et de lutte anti nucléaire (CRILAN), Confédération Paysanne, ContrAtom, Décroissants Aderoc, Décroissance Ile de France, Echo-EchangesEnfants de Tchernobyl Belarus (ETB), Fin du Nucléaire Belgique, Fondation Un Monde par Tous, France Nature Environnement (FNE), Global Chance, Greenpeace France, Independant WHO, Nucléaire Stop Kernenergie Belgique, Réseau Sortir du Nucléaire, Sortir du Nucléaire Loire et Vienne, Stop Hinkley, Union Syndicale Solidaires

Comité de Facilitation : Abolition des Armes Nucléaires – Maison de Vigilance, Appel du 26 avril, Association Des Rencontres de l’Objection de Croissance, Attac France, Brut de Béton Production, Collectif Arrêt du Nucléaire, Collectif contre l’ordre atomique, CSFR, Décroissance Ile-de-France, choEchanges, ICAN France, Independent WHO, Réseau Sortir du Nucléaire, Stop Fessenheim, Syndicat National de l’Environnement – Fédération Syndicale Unitaire, Union Syndicale Solidaires

Assemblée Permanente (en plus des membres du Comité de Facilitation, l’Assemblée Permanente comprend) : Confédération Paysanne, Coordination antinucléaire sud-ouest, Enfants de Tchernobyl-Belarus, France Nature Environnement, Collectif contre l’Enfouissement des Déchets RadioActifs (CEDRA)

Assemblée Internationale (en plus des membres de l’Assemblée Permanente, l’Assemblée Internationale comprend) : Agir pour la paix (Belgique), Attac Espagne (Espagne), Ecologistas en Acción (Espagne), Fin du nucléaire (Belgique), Friends of the Earth Australia (Australie), Fundación para la defensa del ambiente (FUNAM) (Argentine), Grup de Científics i Tècnics per un Futur No Nuclear (Espagne), International Peace Bureau (IPB), Internationales Bildungs- und Begegnungswerk (IBB) (Allemagne), Nucléaire Stop Kernenergie (Belgique), Nuclear Consulting Group (Grande Bretagne), Pressenza, Stop Hinkley (Grande Bretagne)

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Pour en savoir plus : site internet http://fsm-antinucleaire2017.nuclearfreeworld.net
contact : info@wsfnonuke.org

 

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Héritage de l’Otan: la Serbie première en Europe pour le nombre de cancéreux

 Source : http://arretsurinfo.ch/heritage-de-lotan-la-serbie-premiere-en-europe-pour-le-nombre-de-cancereux-2/

27 octobre 2017

Source originaire : https://fr.sputniknews.com/international/201503251015336847/

25.03.2015

 

Les bombardements avec des munitions à l’uranium appauvri n’ont jamais préoccupé les partis écologistes et Verts qui, comme on l’a constaté, ont soutenu et continuent de soutenir les guerres de l’Otan, sans jamais se soucier des conséquences pour l’environnement et la santé des gens. Ces partis, comme tous les autres, combattent le nucléaire mais ne condamnent pas l’usage des armes à l’uranium appauvri, qui irradient et rendent invivables des pays entiers. [ASI]

Il y a 16 ans, l’Otan commençait à bombarder la Yougoslavie

Avec 5.500 cas de cancer enregistrés pour un million d’habitants, la Serbie arrive en première position en Europe pour le nombre de décès dus au cancer.

L’opération militaire de l’Otan contre la Yougoslavie a fait jusqu’à 2.500 morts. Mais il ne s’agit là que d’un préjudice direct. Les avions de l’Otan ont largué près de 15 tonnes d’uranium appauvri sur le territoire serbe. La période radioactive de l’uranium est de 4,5 milliards d’années. Depuis les bombardements otaniens, les experts ont également découvert en Serbie des traces de plutonium dont la « longévité » atteint 24.000 ans.

Deux mois et demi après les bombardements, des spécialistes grecs ont constaté une augmentation de la radioactivité en Grèce en moyenne de 20% à 30%.

Les spécialistes serbes rappellent pour leur part que même une faible dose de radiation suffit à déclencher la transformation de cellules saines en cellules cancéreuses. Un autre risque consiste dans la mutation génétique qui entraîne la naissance d’enfants présentant des incapacités mentales et physiques.

« L’utilisation de munitions contenant de l’uranium appauvri pour bombarder la province méridionale serbe du Kosovo et les régions adjacentes a provoqué une véritable «épidémie» de lymphome et de leucémie dans la partie centrale de la Serbie. Le rapport de 2014 montrera que le nombre de malades atteints de tumeurs solides a également augmenté », a déclaré à l’agence Sputnik le professeur Slobodan Cikaric, président de l’Association serbe de lutte contre le cancer.

Selon l’Institut de santé publique de Serbie, pendant la période d’avant 2012, le nombre de malades atteints de lymphome et de leucémie a augmenté de 80% dans le pays.

« Si cette tendance se maintient, la Serbie comptera 5.500 cas de cancer enregistrés pour un million d’habitants. Par rapport à l’indice moyen (2.000 malades pour un million de personnes), ce chiffre ne manque pas d’inquiéter », a souligné le professeur Cikaric. »La Serbie occupe actuellement la première place en Europe pour le nombre de décès dus au cancer », a conclu le spécialiste serbe.

 

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Validation de la cuve défectueuse du réacteur EPR* : L’Autorité de « sûreté » nucléaire s’est soumise à EDF* La Justice peut encore éviter son humiliation par EDF* et l’ASN*

par Observatoire du nucléaire

11 0ctobre 2017

Source : http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article341

 

Comme l’a prévu de longue date l’Observatoire du nucléaire, l’Autorité de « sûreté » nucléaire (ASN) s’est finalement soumise aux exigences d’EDF et a validé l’utilisation de la cuve du réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche) alors que cette dernière présente de graves malfaçons.

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Outre la caractère totalement irresponsable (et même criminel) de cette décision, il s’agit aussi d’une leçon donnée aux organisations pseudo écologistes qui accréditent de façon ridicule le mythe d’une ASN « intransigeante » et « indépendante », et qui participent même à de courtoises entrevues au lieu de se battre bec et ongle contre l’industrie nucléaire et ses séides et cautions comme l’est l’ASN.
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L’Observatoire du nucléaire rappelle qu’il a saisi en référé (urgence) la justice pour empêcher l’ASN de valider la cuve défectueuse : de toute évidence, l’ASN s’est précipitée pour publier sa décision avant le verdict judiciaire, qui est annoncé pour le 31 octobre.
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Pour autant, la juge des référés est encore parfaitement en capacité d’intervenir et d’ordonner par exemple une « remise en état » : sachant que les défectuosités de la cuve ne sont absolument pas réparables, cette remise en état pourrait se faire par l’exigence de remplacer la cuve défectueuse par une autre qui soit conforme aux préconisations d’EDF, Areva et de l’ASN.
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Il est en effet stupéfiant dans cette affaire de constater que, outre les industriels de l’atome (habitués de ce genre d’ »arrangements »), l’Autorité dite de « sûreté » nucléaire ne respecte même pas ses propres préconisations qui, indubitablement, exigent l’invalidation de la cuve.
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L’Observatoire du nucléaire attend avec impatience la réaction de la justice face au véritable « bras d’honneur » que lui font l’ASN et EDF, et appelle la population française et européenne à prendre conscience qu’elle court un terrible danger : un réacteur nucléaire est déjà extrêmement dangereux lorsque ses éléments sont conformes, alors que dire de l’EPR s’il est mis en service avec une cuve défaillante ?
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Pour mémoire, les règles de sûreté présupposent que la rupture de la cuve est « exclue », ce qui ne veut pas dire qu’elle est impossible mais qu’elle ne doit surtout pas se produire, sous peine d’une catastrophe au moins comparable à celle de Fukushima…
* EPR : Le réacteur pressurisé européenEPR (initialement European Pressurized Reactor, puis Evolutionary Power Reactor, aussi rebaptisé US-EPR aux États-Unis et CEPR Chinese EPR en Chine) est un projet de réacteur nucléaire de troisième génération (classification internationale), conçu et développé par Areva NPa au cours des années 1990 et 2000. Il fait partie de la filière des réacteurs à eau pressurisée. (Wikipedia)

* EDF : Électricité de France (EDF) est le premier producteur et fournisseur d’électricité en France et dans le monde. (Wikipedia)

* ASN : Autorité de sûreté nucléaire, l’autorité administrative indépendante française qui assure les missions de contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection. (Wikipedia)

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Un rapport sur le déclin irréversible de l’industrie nucléaire à l’échelle mondiale

par Annie et Pierre Péguin

 

La publication récente du rapport intitulé The World Nuclear Industry Status Report 2016 a donné lieu le 12 septembre 2017 à un débat organisé par Médiapart en vidéo mené par Jade Lindgaard avec Mycle Schneider, consultant international et coordinateur du rapport, et Juan C. Rodriguez, analyste financier, sur les bouleversements économiques et financiers à l’origine du déclin irréversible du nucléaire. Mediapart avait également invité un représentant de la direction d’EDF, ainsi que du Ministère de la transition écologique. Tous deux ont décliné.

On peut écouter ce débat très instructif sur le lien suivant :

https://www.youtube.com/watch?v=7JNUyBNToCk

Voici les commentaires que nous inspire ce débat en relation avec la situation particulière que nous vivons en France.

 

Le nucléaire mondial en déclin est en crise, ainsi :

La part du nucléaire dans la production mondiale d’électricité est passée de 17,6% en1995 à 10,7% en 2015 et ,si on parle d’énergie totale utilisée dans le monde : 2% vient du nucléaire 13% des renouvelables.

Le cours des actions des grands groupes s’effondrent. Westinghouse a déposé son bilan et mis Toshiba en difficulté, ils abandonnent leurs 2 centrales en construction aux Etats Unis. Quant à EDF et Areva la valeur dérisoire de leur cours en dit long ; EDF passe de 86€ à 11€ – et Areva de 81 à 4€….

Le nombre de réacteurs en fonctionnement diminue en 15 ans de 438 à 402 et leur âge moyen augmente (29 ans) du fait de la diminution de nouveaux projets. 58 réacteurs sont encore en construction (dont 21 en Chine), mais il n’y en a eu que 8 mis en chantier en 2016 et aucun cette année. Le temps moyen de construction est d’une dizaine d’années, mais certains d’entre eux le sont depuis plus longtemps.

Le cas de la chine est particulier, le seul pays à développer intensément le nucléaire, mais à développer encore plus les renouvelables qui dominent le nucléaire en production.

La Corée du sud ferme définitivement les centrales qui atteignent 40 ans de fonctionnement, et arrête 2 chantiers de réacteurs en cours.

En Europe occidentale, la Suisse interdit tout nouveau chantier rejoignant ainsi ses voisins, seule la France….

 

La France s’obstine

Elle dégage 8 milliards pour sauver EDF et AREVA de la faillite. Elle poursuit la construction de l’EPR malgré les malfaçons et défauts de fabrication d’Areva au Creusot. En particulier l’excès de carbone dans l’acier de parties essentielles du cœur constitue une menace de fragilisation et un risque accru.

Elle veut enfouir les déchets à Bure pour des centaines de milliers d’années, alors que notre civilisation n’a que quelques milliers d’années !

Elle avance sur les projets du CEA: Astrid à Marcoule et Iter à Cadarache.

Elle essaye de placer des EPR en Angleterre et en Inde à des prix de revient concurrencés par les renouvelables.

Elle est incapable de mettre l’argent néccessaire pour « rajeunir » et sécuriser les 58 réacteurs existants et veut les prolonger ne serait-ce que pour repousser le coût exorbitant de leur démantèlement.

Elle refuse de signer tout traité d’élimination des armements nucléaires.

 

Elle réprime les opposants

Chaque manifestation donne lieu a un déploiement impressionnant de policiers utilisant des grenades qui tuent (Vital Michalon à Malville) ou qui blessent gravement (Robin Pagès dernièrement à Bure).

Elle s’introduit chez les opposants pour confisquer leurs ordinateurs et anéantir leur travail. Areva lance des plaintes en diffamation et des procès pour user les militants et les décourager (Stéphane Lhomme, Coordination antinucléaire sud-est).

Elle prend ses dispositions pour gérer les conséquences d’un accident de façon non pas à mettre vraiment à l’abri les populations menacées, mais à sauver l’industrie et l’armement atomique, comme cela se passe en Biélorussie et au Japon (programme éthos, et pour cela la contamination est niée comme la dangerosité de la radioactivité, les responsables du lobby français jouant un grand rôle dans ce véritable crime contre l’humanité).

Depuis le début du nucléaire il n’y a pas eu de débat démocratique et les contestations, même importantes, sont systématiquement réprimées.

Faudra-t-il attendre la catastrophe qui nous menace pour arrêter cette folie ?

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