Risques et inconvénients inhérents à la pose des nouveaux compteurs électriques LINKY

Source : Gazette nucléaire No 289 de septembre 2018

http://gazettenucleaire.org/2018/289/

 

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Non, évidemment. Pour certains consommateurs, le courant passe mal avec Enedis.

C’est le cas de Charles qui habite Nice-Est*. Engagé depuis vingt ans sur les questions écologiques, il a mobilisé les copropriétaires de son immeuble pour refuser l’installation de Linky et nous donne cinq « bonnes » raisons d’adhérer à la fronde.

  1. Le forcing 

Avec Enedis, l’installation est non négociable pour les particuliers et les collectivités. Selon la Métropole, « la commune (…) ou encore l’usager n’ont pas la possibilité de s’opposer au déploiement de Linky ».

Charles s’offusque: « L’installation est complètement illégale et forcée parce que ni la loi du 17 août 2015, retranscrite dans l’article L.341-4 du code de l’énergie, ni le décret du 30 décembre 2015 n’oblige les consommateurs à installer le dispositif. »

Effectivement, aucune « obligation » stricto sensu n’est mentionnée pour les particuliers.

  1. Le risque sanitaire

Le compteur communicant utilise la technologie du Courant porteur en ligne (CPL). C’est un courant électrique qui permet d’envoyer des informations à Enedis et d’en recevoir. Ainsi, il produit un champ électromagnétique à basse fréquence qui peut avoir des conséquences néfastes sur la santé.

Pour Charles, « la fréquence varie entre 30 kHz et 90 kHz (près de deux mille fois supérieure au 50 Hz prévus dans le contrat) […] Toute l’installation électrique (câbles, prises, appareils) se transforme en véritable antenne- relais d’ondes électromagnétiques. »

Selon le dernier rapport de l’Agence de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), même si les durées d’exposition sont plus longues que prévu, il n’existe qu’une « très faible probabilité que l’exposition aux champs électromagnétiques émis […] puisse engendrer des effets sanitaires à court ou long terme ».

  1. Les problèmes techniques

« La répétition des impulsions radiatives à fréquence élevée provoque une obsolescence plus rapide des appareils électroménagers, des disjonctions constantes, voire des incendies (11 incendies déjà répertoriés) ou des explosions de compteurs. »

Selon Charles, les appareils ménagers auront une durée de vie réduite.

  1. L’espionnage

« Opérant parfois pendant l’absence de l’usager, ou contre sa volonté, ils [les techniciens] ne donnent aucun conseil et ne transmettent aucune information, alors que pour la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) le consentement de l’usager est nécessaire pour la collecte des données qui constitueront ensuite la courbe de charge (graphique de votre consommation transcrite en temps réel avec appel de puissance, etc.).

Ceux qui auront accès à ces données (les professionnels de l’électricité) sauront tout sur les habitudes de consommation des usagers… pour leur proposer de nouveaux services payants, bien sûr. »

  1. Le coût important

« Enedis prétend que l’installation est gratuite, c’est faux. En fait, la Commission de Régulation de l’Énergie […] a prévu que le coût de l’installation du Linky […] qui atteindra plus vraisemblablement les 10 milliards d’euros, serait répercuté progressivement sur les factures des usagers. »

Pour Christophe Salini, physicien spécialiste dans la mesure des champs électromagnétiques et le conseil concernant l’environnement électromagnétique: « Linky utilise les ondes électromagnétiques pour communiquer […] or les câbles de nos installations électriques n’ont pas été prévus pour transporter des signaux de fréquences aussi élevées. Parcourus par les CPL, les signaux rayonnent, ce qui augmente encore un peu plus notre exposition aux ondes. Nous manquons de recul concernant les effets sur le long terme des champs électromagnétiques CPL. On ne connaît pas non plus les effets du cocktail d’ondes auxquels nous sommes exposés en permanence. Enedis aurait pu brancher Linky directement sur le réseau téléphonique ou la fibre optique, deux technologies sans onde radiofréquence, respectant ainsi le principe de sobriété en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques introduit par la loi Abeille (9 février 2015). »

 

*Par précaution pour lui-même et sa copropriété, le témoin a préféré garder l’anonymat.

 

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Projet de construire 6 réacteurs EPR : une plaisanterie alors qu’EDF est incapable d’en construire un seul !

Observatoire du nucléaire

Communiqué du 30 août 2018

Source : http://www.observatoire-du-nucleaire.org

 

L’industrie nucléaire mondiale n’en finit plus de se déliter (*), sa part dans la production d’électricité est passée de 17% en 2001 à 10% à ce jour, et cette chute libre va continuer au fil des nombreuses fermetures de centrales : la plupart des 400 réacteurs encore en service sur Terre sont très anciens et en fin de vie.

Mais, en France, le lobby de l’atome vit dans un déni total de cette réalité et croit pouvoir revivre un âge d’or (ou plutôt d’uranium) comme au siècle dernier, quand une soixantaine de réacteurs ont été construits en quelques années.

Or, à l’époque, l’argent coulait à flot, EDF était encore un service public puissant et avait (hélas) les compétences nécessaires pour un tel programme.

Aujourd’hui, la société anonyme EDF SA est en quasi faillite et, de plus, elle se montre incapable de construire un seul réacteur EPR : le chantier de Flamanville n’en finit plus de collectionner les malfaçons les plus graves, les retards et les surcoûts.

Ce réacteur devait être construit en 4 ans et demi pour un coût de 2,8 milliards (et non 3,3 comme écrit ici où là) or, au bout de 11 ans, il est loin d’être terminé et coûte déjà 4 fois plus, sachant que ce bilan catastrophique n’est en rien définitif.

Aussi, il est parfaitement dérisoire et ridicule de voir que de prétendus « experts » préconisent la construction par EDF de 6 EPR. Et encore, sans rire, ils évoquent là seulement « un premier lot ».

Non seulement EDF est bien incapable de construire des EPR, que ce soit en France ou en Grande-Bretagne (projet virtuel à Hinckley Point) mais la société n’est même pas en capacité de financer la rénovation des réacteurs actuels qui, inévitablement, vont devoir être fermés les uns après les autres dans les années à venir (en espérant que ce soit avant une catastrophe et non du fait d’une catastrophe comme au Japon en 2011).

Au final, sachant qu’il empêche le développement de toute alternative au nucléaire alors que ce dernier est amené à disparaitre, le lobby de l’atome condamne la France à l’impasse énergétique et au désastre financier. Et ce sont bien sûr les habitants les plus modestes qui vont être les principales victimes de cette folie…

 

 

(*) Faillite d’Areva et de Westinghouse ; désengagements d’entreprises en Allemagne, au Japon, aux USA ; annulation de programme nucléaire en Afrique du Sud, en Tchéquie, ralentissement net en Chine, etc.

 

Poster un commentaire

Classé dans Actions et Politiques

ITER : Tritium, danger, 
l’arnaque mortifère du lobby du nucléaire

Ou comment le lobby prétend à tord que le tritium est inoffensif pour en rejeter allègrement dans l’environnement, et pour prétendre que la fusion nucléaire, avec la construction d’ITER à Cadarache, est sans danger.

Pierre Péguin,

Docteur en physique,

juillet 2018.

Le tritium, dont le symbole est H3, est un isotope radioactif de l’hydrogène dont il a les mêmes propriétés chimiques, il se désintègre en émettant un rayonnement bêta de très faible énergie. Il est généré au sein des réacteurs nucléaires, et ceux-ci sont autorisés à le rejeter généreusement dans l’environnement, mais ce sont les piscines de stockage de combustibles usés et l’usine de retraitement de la Hague (Manche) qui en relâchent le plus. Du fait de sa très petite taille, le piéger, le confiner nécessite des dispositifs coûteux, aussi pour ne pas avoir à les financer on prétend qu’il est sans danger….

 

Pourtant des études récentes montrent que la toxicité du tritium a été sous-évaluée quand il est absorbé par l’organisme, l’ASN l’a reconnu.* Il pénètre alors dans l’ADN des cellules. Si en raison de ses caractéristiques, il ne présente presque aucun risque en cas d’exposition externe, pas trop grands risques non plus lié à l’eau (sauf en cas de gestation, il peut atteindre les cellules de l’embryon en développement, y compris celles de l’ADN, avec des dégâts irréversibles), mais c’est lorsqu’il remplace un atome d’hydrogène dans une molécule organique qui rentre dans le cycle de la vie et la chaîne alimentaire que les choses s’aggravent….

Des données scientifiques montrent une concentration de tritium au voisinage de l’ADN d’organismes vivants contaminés, et cela devient alors un problème majeur: La désintégration et la transmutation en hélium s’accompagne de l’émission de rayonnement bêta (électron) trop faible pour sortir de la cellule et qui se dépose dans l’ADN, il y a alors perturbation de la molécule contaminée avec des conséquences biologiques inévitables.

Ainsi le tritium généreusement dispersé dans l’environnement, prenant la place d’atomes d’hydrogène non seulement dans l’eau, mais aussi dans toute matière organique et donc dans la chaîne alimentaire, est un dangereux agent perturbateur de l’ADN de tout le vivant. Il est donc faux d’affirmer que le tritium est un radioélément quasi inoffensif, il est criminel de le laisser contaminer librement l’environnement.

Les enjeux économiques étant considérables, la nucléocratie cherche alors à nier et à maintenir le doute, la toxicité radioactive du tritium est officiellement considérée comme particulièrement faible, et on se garde bien de tout nous dire. Mais le cas de Brenilis** a de quoi nous alerter, et d’ailleurs, dans son rapport sur la gestion des déchets nucléaires, Christian Bataille affirmait que le tritium « présente pour la santé humaine des dangers incontestables qu’il convient de ne jamais oublier. »

Notons que le tritium est utilisé pour la fabrication des bombes atomiques (bombes H), dont l’expérimentation se poursuit par simulation au centre Mégajoule dans les Landes.

La fusion nucléaire, ITER : Puisque prétendu « sans danger », cela permet aussi de présenter la technologie de la fusion nucléaire sur laquelle le CEA travaille depuis 60 ans, comme une technologie d’avenir sécurisée. La construction très controversée d’ITER*** à Cadarache (Provence) constitue un immense gouffre financier et un fiasco technologique qui ne fonctionnera probablement jamais et cela vaut mieux****, d’autant qu’il se trouve sur la grande faille sismique active qui de la méditerranée à la Scandinavie reçoit la poussée de la plaque Afrique sur la plaque Europe. Un séisme comme celui de 1907, dit séisme de Lambesc, aurait de terribles conséquences.

Rappelons tout d’abord qu’il s’agit de la construction d’une gigantesque usine destinée à reproduire le soleil par la technique dite de fusion nucléaire (fusion des deux isotopes de l’hydrogène H2 deutérium et H3 tritium. Pour « mettre le soleil en boite » (alors qu’il serait tellement plus simple d’utiliser son énergie reçue gratuitement….). Il faut porter ces éléments, maintenus par des champs magnétiques intenses dans l’axe d’un tore (énorme tuyau refermé sur lui- même), à des températures supérieures à cent millions de degrés. Ce réacteur est appelé « tokamak ». Les atomes sont alors à l’état de « plasma » comme dans un éclair de foudre, état physique de la matière dans lequel les atomes peuvent fusionner.

Diverses analyses mettent en évidence que ITER ne peut échapper à des phénomènes d’instabilité appelés « disruptions », véritables coups de foudre détruisant la structure, perforant la paroi, endommageant gravement la machine et libérant le tritium dans l’environnement.

Prix Nobel de physique, Pierre-Gilles de Gennes, partisan convaincu du nucléaire, déclarait en 2006 : « ITER je n’y crois malheureusement plus ». Également prix Nobel de physique, le chercheur atomiste japonais Masatoshi Koshiba exprime : « ITER est extrêmement dangereux du point de vue de la sûreté et de la contamination environnementale. Le tritium est hautement toxique et une grande partie des nappes phréatiques sera contaminée, ce qui crée un risque extrêmement grave pour l’environnement. ».

* Livre blanc de l’ASN p248/251, H3 est plus dangereux dans le noyau que C14 (Carbone 14) car de plus faible énergie, le rayonnement béta reste à l’intérieur.

**Site nucléaire de Brennilis, Finistère, en cours de démantèlement depuis 20 ans. « La moitié des personnes qui ont travaillé sur le circuit eau lourde (durant la première phase de démantèlement du site, sont décédées avant 65 ans ».

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/demantelement.html

*** http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/05/03/ITER-et-la- fusion -nucleaire-une-accumulation-de-mensonges-depuis-le-debut par Antoine Calendra

****Une immense arnaque d’extrême dangerosité, ITER. Pierre Péguin, janv 2012. ITER, Chronique d’une faillite annoncée. Jean-Pierre Petit.

http://www.enquete-debat.fr/archives/iter-chronique-d’une-faillite-annoncee )

Annexes

Ci-dessous on trouvera deux annexes l’une consacrée au tritium et sa dangerosité, l’autre à la construction d’ITER et à tous ses risques.

En savoir plus sur le tritium et sa dangerosité

L’hydrogène a deux isotopes, le deutérium H2, atome stable dont le noyau est composé d’un proton et d’un neutron – c’est le composant de « l’eau lourde »-, et le tritium H3 dont le noyau est composé d’un proton et de deux neutrons, instable, donc radioactif, il se désintègre en émettant un rayonnement béta (électron) de très faible énergie et se transforme en hélium, sa période radioactive est d’une douzaine d’années. il n’existe qu’en traces à l’état naturel créé par le rayonnement cosmique interagissant essentiellement avec des atomes d’azote.

Du tritium artificiel est produit par l’homme en plus grande quantité depuis les années 1940, via les explosions nucléaires, dans le fonctionnement normal des réacteurs nucléaires, et lors du retraitement des combustibles usés Il est, avec le carbone 14, l’un des deux radionucléides les plus émis dans l’environnement par les installations nucléaires. Au sein des réacteurs, du tritium est produit par capture de neutrons dans l’eau qui sert au refroidissement, ainsi que dans le combustible lors de fissions parasites. De ce fait, ce tritium se retrouve dans les piscines d’entreposages de combustibles usés ou dans les effluents lors du retraitement de ces déchets à l’usine de la Hague. Chaque réacteur en produit environ 3 grammes par an, et ce qui s’en échappe est stocké sur site, avant d’être rejeté avec de larges autorisations fonction de la puissance électrique, autant dire qu’entre La Hague et Flamanville, le Cotentin est particulièrement gâté !…

Mais ces limites, bien que généreuses, peuvent être largement dépassées incidemment, voire discrètement. Ainsi la centrale nucléaire de Cruas-Meysse a pollué les eaux souterraines pendant plusieurs semaines au printemps 18, à une concentration de près de 20 fois supérieure au taux habituel et n’a informé l’Autorité de sûreté nucléaire que tardivement.

l’ASN estime que « le développement de projets de nouvelles installations (EPR, ITER) et l’évolution des modes de gestion des combustibles nucléaires conduisent tous deux à une augmentation des rejets en tritium ».

Le tritium est très mobile comme l’hydrogène, on le retrouve partout. il se retrouve dans l’eau combiné avec l’oxygène pour former l’eau tritiée, appelée alors HTO et dans les molécules organiques, la molécule infestée est appelée OBT, participant alors au cycle de la vie et donc à la chaîne alimentaire. Il pénètre facilement dans l’organisme, à travers le cycle de l’eau, les molécules d’eau s’éliminant rapidement, le tritium lié a peu de temps pour se désintégrer, l’exposition interne est donc généralement faible et avec une très faible énergie de désintégration. C’est ce qui permet de prétendre à l’innocuité du tritium. Mais il n’en est pas de même lorsqu‘il intègre une molécule organique, qui ne sera éliminée que bien plus tard.

Dans la vie courante, des composés tritiés gazeux sont utilisés pour leur capacité à faire briller dans le noir les matériaux phosphorescents, avec bien moins de risque qu’avec le radium maintenant interdit (montres, chronomètres, systèmes de visée d’armes, éclairage de panneaux, feux de pistes d’aéroport, cadrans lumineux, signalétique de sécurité type « sortie de secours » n’ayant alors plus besoin d’être alimentés). Mais on ne peut pas facilement le mesurer car la trop faible énergie des rayons ne leur permet pas de franchir la paroi des compteurs usuels.

Mais le confiner est très difficile et coûteux. Comme l’hydrogène, le tritium gazeux est difficile à stocker. De nombreux matériaux apparemment étanches, sont poreux pour le tritium, il a la particularité de diffuser par la moindre porosité. Il peut pénétrer le béton et la plupart des aciers. Des études menées au Japon sont menées dans la recherche de revêtement étanches tels que la glaçure par des céramiques (oxyde d’erbium), ou en Allemagne (oxyde d’aluminium).

Produire le tritium. Sa production est assurée par irradiation de lithium, méthode choisie par le grand fournisseur anglais de tritium civil, Reviss Service. Quant au projet ITER, il utiliserait environ 2 kilos de tritium. Pour mettre cette quantité « relativement faible » en perspective, on peut estimer le stock mondial actuel à 30 kilos. La dose mortelle pour cet élément est de 1 mg. Deux kilos de tritium pourraient ainsi tuer jusqu’à 2 millions de personnes, mais également servir à la fabrication de centaines de bombes H.

Et les nucléocrates futuristes rêvent que la réaction de fusion soit capables de régénerer du tritium dans une zone périphérique enveloppant le cœur du réacteur devenant ainsi surgénérateur ….. comme les surgénérateurs au plutonium dont on connaît le fiasco de Phénix et de Superphenix…..

Objectif militaire. Le principal usage du tritium produit dans le monde est la réalisation de bombes thermonucléaires ou bombes H, ou encore bombes à neutrons. Elles contiennent de 10 à 30 grammes de tritium. Leur explosion est amorcée par celle d’uranium 235 ou de plutonium 239.

Alors pourquoi la contamination par le tritium est-elle dangereuse ?

En raison de ses caractéristiques, il ne présente presque aucun risque en cas d’exposition externe. Lié à l’eau, la molécule d’eau tritiée HTO, est rapidement éliminée avec une période biologique de 10 jours ; les risques sont alors limités sauf en cas de gestation : Traversant alors la barrière placentaire et participant à la composition des cellules du fœtus en croissance, y compris celles de l’ADN, le risque de cassure de l’ADN est plus élevé s’il pénètre le noyau ou le cytoplasme au moment de la division cellulaire. Ces dégâts ont été observés au cours d’études menées en Angleterre sur des organismes marins.

Mais il n’en est pas de même lorsqu’il remplace un hydrogène dans une molécule organique, OBT, qui rentre dans le cycle de la vie, on le retrouve dans les sols, végétaux, animaux. Intégrant la chaîne alimentaire, la durée de sa présence dans le corps dépend alors de celle de la molécule, 40 jours en moyenne, rapide pour des molécules qui participent au cycle énergétique, plus longue jusqu’à quelques années, pour des molécules de structure ou des macromolécules comme l’ADN. Il peut même alors se concentrer dans certains organes. Cela a été observé sur des organismes marins autour de Sellafield, les herbivores étant moins contaminés que les carnivores, reproduisant les effets de concentration dans la chaîne alimentaire due à la différence de masse entre l’hydrogène et le tritium 3 fois plus lourd.

Là où ça se corse, c’est que des données scientifiques récentes montrent une concentration de tritium au voisinage de l’ADN, et cela devient alors un problème majeur du fait du faible parcours du rayonnement béta dans la matière vivante. Ce parcours de l’ordre du micron (0,6 μm en moyenne et 6 μm au maximum), nettement inférieur au diamètre moyen d’une cellule, conduit à ce qu’il reste déposé dans l’ADN si l’atome de tritium est localisé au niveau de la chromatine (La chromatine est la structure au sein de laquelle l’ADN se trouve empaqueté). La situation est alors complexe, là où un atome de H3 s’est désintégré et transmuté en hélium il va manquer un électron, là où le béta aboutit, à 1 micron plus loin, il y aura un électron de trop, le comportement biochimique de la molécule en sera inévitablement perturbé par des lésions.

La dégradation des noyaux et les conséquences ont été mises en évidence par exemple à l’université de Plymouth sur des moules de la baie de Severn près de Cardiff. Des dégâts sont rapidement apparus dans les noyaux des cellules de ces moules, mis en évidence et mesurés par les analyses de différents tissus et organes, dégâts visibles dans le génome des hémocytes de ces moules. Cette étude a aussi confirmé que le tritium est fixé de façon différentiée dans les tissus de la moule : c’est l’intestin qui fixe le plus de radioactivité, suivi par les branchies, confirmant que le tritium peut se lier à l’organisme, avec des affinités différentes selon les tissus.

Cinq ans plus tôt, la même université avait publié une étude sur les effets de l’eau tritiée sur les premiers stades de la vie de cette même espèce ; lI avait été observé une augmentation significative des dommages génétiques, des anomalies du développement et de la mortalité des embryons et larves, corrélés à la concentration en tritium. Cela confirme les inquiétudes concernant les embryons humains.

Un expert en radiologie au St Bartholomew’s Hospital de London a considéré qu’il existe un risque accru pour les consommateurs réguliers de poissons pêchés en aval de l’usine de Cardiff. On imagine ce qu’il est est aux alentours de la Hague…

Pour ceux qui pourraient en douter, consulter le livre blanc du tritium publié par l’ASN, mais oui, et sans pour autant que l’ASN en tire les conclusion ! Et dont voici quelques réferences citées: – Jha AN, Dogra Y, Turner A, Millward GE., Impact of low doses of tritium on the marine mussel, Mytilus edulis : genotoxic e&ects and tissue-speci(c bioconcentration. Mutat Res. 2005 Sep 5;586(1):47-57

– Cf. Pursuant to Rule 13a-16 or 15d-16 of the Securities Exchange Act of 1934, 2003-04-14 Jha AN, Cheung VV, Foulkes ME, Hill SJ, Detection of genotoxins in the marine environment: adoption and evaluation of an integrated approach using the embryo-larval stages of the marine mussel, Mytilus edulis ; Depledge MH. Mutat Res. 2000 Jan 24; 464(2):213-28

– Jaeschke BC, Millward GE, Moody AJ, Jha AN, Tissue-specific incorporation and genotoxicity of different forms of tritium in the marine mussel, Mytilus edulis. ; Environ Pollut. 2011 Jan;159(1):274-80. Epub 2010-09-29

– Hagger JA, Atienzar FA, Jha AN, Genotoxic, cytotoxic, developmental and survival e&ects of tritiated water in the early life stages of the marine mollusc, Mytilus edulis ; Aquat Toxicol. 2005 Sep 10;74(3):205-17

Le tritium généreusement dispersé dans l’environnement, prenant la place d’atomes d’hydrogène non seulement dans l’eau, mais aussi dans toute matière organique donc dans la chaine alimentaire, est un dangereux agent pertubateur de l’ADN de tout le vivant. Il est donc faux d’affirmer que le tritium est un radioélèment quasi inoffensif, il est criminel de le laisser contaminer librement l’environnement.

En savoir plus sur la construction d’ITER :

Et si ITER, outre l’immense arnaque et la gabégie financière, était bien plus dangereux qu’on ne nous le dit…. qu’en est-il de sa prétendue non dangerosité ?

Au début des années 2000, la France de Chirac a livré bataille contre le Japon pour avoir la « chance » d’être le pays d’accueil d’ITER, un projet international de réacteur expérimental consacré à la fusion nucléaire. Aujourd’hui, ITER est un désastre industriel et financier duquel divers partenaires aimeraient bien se désengager, tandis que des expérimentations immensément moins coûteuses de fusion nucléaire se développent ailleurs.

Le projet ITER prétend «montrer qu’il est possible de produire de l’énergie propre et abondante grâce à la fusion nucléaire». Rappelons tout d’abord qu’il s’agit de la construction à Cadarache, en Provence, sur une faille sismique active, d’une gigantesque usine destinée à reproduire le soleil par la fusion du deuterium H2 et du H3 le tritium, produisant de l’hélium et de l’énergie dans des réacteurs appelés « tokamak »(machine en forme d’anneau métallique creux, énorme tuyau refermé sur lui-même, une invention de physiciens soviétiques dans les années 1950-60). Il faut pour cela maintenir ces isotopes de l’hydrogène dans l’axe du tore par des champs magnétiques intenses, et les porter à des températures de cent à deux cent millions de degrés. Les atomes doivent alors pour pouvoir fusionner, passer à l’état de « plasma », état physique de la matière dans lequel les atomes sont « ionisés ». C’est ce qui se passe dans un éclair de foudre. Cela rend leur manipulation des plus difficiles.

Comme aucun matériau ne peut résister à de telles températures, des aimants « supraconducteurs », c’est à dire maintenus à -270°C, sont prévus pour tenter de contenir le plasma à distance des parois, tel un bouclier magnétique. De l’immensément chaud d’un côté, du froid absolu de l’autre, l’énergie dépensée pour lancer le processus devra être phénoménale.

Dans l’enceinte d’un tokamak, l’énergie générée par la fusion des noyaux atomiques est absorbée sous forme de chaleur par les parois de la chambre à vide. Comme dans toute centrale électrique, la chaleur est utilisée pour faire bouillir de l’eau (….!) destinée aux alternateurs producteurs d’électricité.

Les inconnues technologiques. Elles sont telles que la réussite de cette expérience est très peu probable.

Diverses analyses mettent en évidence que ITER ne peut échapper à des phénomènes d’instabilité appelés « disruptions » qui se traduisent par de véritables coups de foudre détruisant la structure et libérant le tritium dans l’environnement. En effet, maintenir un plasma dans un état stable à si haute température est en fait très difficile. Des événements imprévus peuvent se produire et mettre en péril le fragile équilibre du plasma. Lorsque celui-ci est perturbé, il y a alors disruption qui se déroule sur un laps de temps de l’ordre de quelques dizaines de millisecondes.

La température du plasma s’effondre, le champ magnétique devient chaotique, cessant de se boucler sur lui-même, l’énorme courant électrique se projette sur la paroi selon un arc électrique comme un éclair de foudre. Les colères d’ITER qui, prédisent des spécialistes, atteindront les 15 millions d’ampères, perforeront une paroi d’un centimètre d’épaisseur, composée à 80 % d’un métal toxique et cancérigène, le béryllium, dont la température de fusion n’est que de 1280°C, et s’accompagneront de forces gigantesques pouvant déplacer de 5’000 à 15’000 tonnes, endommageant gravement la machine.

Par ailleurs les neutrons de très haute énergie qui iront bombarder les parois de l’enceinte de confinement risquent fort de la détériorer et de la rendre radioactive. Aucun matériau connu ne peut résister à un tel bombardement.

ITER ne peut échapper à des phénomènes d’instabilité appelés « disruptions », véritables coups de foudre détruisant la structure, perforant la paroi, endommageant gravement la machine et libérant le tritium dans l’environnement. « ITER est extrêmement dangereux du point de vue de la sûreté et de la contamination environnementale. Le tritium est hautement toxique avec une dose mortelle de 1mg, les 2 Kg présents dans ITER pourraient tuer 2 millions de personnes. Le flux radioactif de 2 Kg de tritium est à peu près du même niveau que celui produit par l’accident de Tchernobyl. » Voilà l’opinion du Prix Nobel de physique, le chercheur atomiste japonais Masatoshi Koshiba qui précise « une grande partie des nappes phréatiques sera contaminée, et la zone de contamination augmente avec le temps, ce qui crée un risque extrêmement grave pour l’environnement. »

L’arnaque ! Le but prétendu d’ITER est de générer une puissance de 500 Mégawatts durant au moins 6 minutes avec 50 Mw injectés, soit libérer dix fois plus d’énergie qu’il n’en consomme. En fait les 50 MW injectés ne correspondent pas à l’énergie électrique utilisée, mais seulement à la puissance de chaleur injectée dans le plasma. Car pour injecter 50 MW dans la chambre à vide du tokamak, la machine a besoin de 150 MW de puissance électrique de façon permanente pour son fonctionnement et jusqu’à 500 MW par intervalles, soit un minimum de 300 MW de puissance électrique. Ce qui signifie que dans le meilleur des cas ITER pourrait libérer non pas dix fois plus d’énergie qu’il n’en consomme, mais seulement 1,6 fois ! Ce résultat dérisoire sera t-il obtenu…. Les partisans de la fusion nucléaire ont depuis le début entretenu la confusion. Ils savaient très bien qu’il était impossible de multiplier par dix l’énergie injectée.

Et combien ça coûte ! La multiplication du cout, initialement, les coûts du réacteur nucléaire ITER annoncés s’élevaient à 5 milliards d’euros pour la construction et à 5 milliards d’euros pour la maintenance et la recherche pour les 35 années d’existence. Ces coûts ont été volontairement largement sous-estimés pour faire accepter me projet.

Le CEA a présenté en mai 2016 le nouveau coût du projet ITER et un nouveau calendrier. Le coût est à présent évalué à 20 milliards d’euros! 4 fois le montant initial! et les travaux ne sont qu’à mi-parcours. Il faut ajouter à ces 20 milliards d’euros le montant des composants donnés en nature par des pays partenaires.

L’Europe a un poids déterminant dans le projet : elle assure 45 % des financements, soit 9 milliards, la France, pays hôte y participe à hauteur de 20% de la contribution européenne. soit 1,8 milliard, dont 500 millions approximativement sont couverts par les collectivités territoriales (Conseil généraux des départements limitrophes et Conseil régional PACA pour 200 millions, Christian Estrosi ayant rappelé son « indéfectible soutien à la filière nucléaire »…..

Un calendrier réaliste ? Et le premier plasma est renvoyé à 2025, soit 9 ans de retard sur le calendrier, Chaque jour de retard coûtant très cher, environ un million d’euros ! Cette fois, ce serait un « calendrier ambitieux mais
crédible ». Cette date de 2025 suppose qu’aucun imprévu ne vienne provoquer un nouveau retard. Cela tiendrait du miracle ! Et le très probable cauchemar de l’assemblage….. un puzzle géant qui a de fortes chances d’être un casse- tête insurmontable. la moindre modification sur un élément de la machine ayant des répercussions en chaîne.

L’ampleur des nouveaux délais et surcoûts a surpris les 7 pays partenaires du projet (Union européenne, Russie, Japon, États-Unis, Chine, Inde, Corée du Sud) mais le Conseil ITER a tout de même validé ce plan le 16 juin 2016.

Des travaux démentiels et des dégâts écologiques considérables…. Les promoteurs d’ITER se sont toujours enorgueillis de leurs records mondiaux en tous genres : un poids total de 400 000 tonnes, 23 000 tonnes pour le tokamak soit 3 tours Eiffel, 100 000 kilomètres de câbles supraconducteurs, 18 bobines de champ toroïdal pesant chacune 310 tonnes, etc. Combien de milliers de tonnes de ressources naturelles précieuses dilapidées ? Combien de tonnes de pétrole consommées? Plus de 200 convois exceptionnels de Berre à Cadarache (104 km) sont prévus pour amener les pièces réalisées par les différents partenaires internationaux. Seuls 15 convois ont parcouru la route à ce jour. Les bâtiments prévus pour accueillir les pièces ne sont pas prêts, ce qui pose de sérieux problèmes, il fait donc louer des lieux de stockage à Fos-sur-mer.

D’importants travaux sont en cours pour renforcer la dalle, construire un portique capable de soulever et manutentionner les charges, agrandir la porte pour faire passer les gros colis. De gigantesques bâtiments s’élèvent à présent sur la plate-forme de 42 hectares qui a remplacé la forêt domaniale .

Pour plus de détails:

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2017/04/11/ITER

%2C-mensonges%2C-niaiseries-%E2%80%A6-et-;asco-in%C3%A9luctable%21-la- situation-au-printemps-2017 Antoine Calandra

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/05/03/ITER-et-la-

fusion, -nucleaire-une-accumulation-de-mensonges-depuis-le-debut par Antoine Calendra

1 commentaire

Classé dans Uncategorized

Linky: après le reportage d’Envoyé spécial, Enedis et l’Etat doivent sortir du déni…

par Stéphane Lhomme

14 juin 2018

http://refus.linky.gazpar.free.fr

 

Près de 700 communes et des centaines de milliers d’habitants refusent les compteurs communicants, chiffres en augmentation continue

– Enedis et ses sous-traitants doivent cesser d’intimider les habitants et d’installer les Linky par la force ou la ruse

– Comme la Belgique ou l’Allemagne, la France doit renoncer à la généralisation des compteurs communicants

Le reportage d’Envoyé spécial diffusé hier jeudi 14 juin sur France2 est venu confirmer ce que nous dénonçons depuis deux ans et demi : le distributeur Enedis (filiale d’EDF) et ses sous-traitants utilisent des méthodes inqualifiables pour imposer les compteurs Linky, par les mensonges, l’intimidation voire la force, à d’innombrables habitants qui n’en veulent pas.

Tous les jours, les sociétés privées mandatées par Enedis prétendent que « si vous refusez le compteur Linky, nous allons vous couper l’électricité« , ou « nous allons appeler la police« , ou « vous devrez payer le compteur » ou encore « vous allez payer des pénalités« , etc. Tout ceci est inventé – il n’existe légalement aucune mesure de rétorsion – mais c’est hélas souvent efficace auprès des gens mal informés ou vulnérables, en particulier les personnes âgées.

Mais il y a pire : lorsque ces allégations ne suffisent pas, il arrive que les installateurs insultent et bousculent les habitants. Les incidents de plus en plus inquiétants se multiplient et, au lieu de mettre le holà, la direction d’Enedis… accuse les habitants. Or, faut-il le rappeler, ce sont bien les installateurs de Linky qui débarquent dans les communes, les quartiers, les immeubles, et qui sont donc les fauteurs de troubles.

Le déni d’Enedis et de l’Etat ne concerne pas seulement les méthodes des installateurs mais aussi les différentes raisons pour lesquelles les habitants refusent les compteurs communicants. Il est à ce sujet totalement inadmissible que les citoyens soient traités de « complotistes » ou d’arriérés terrorisés par le « Progrès ».

En effet, il ne suffit pas qu’un objet soit nouveau pour qu’il soit bénéfiquemême s’il est peint en vert fluo. Et, justement, le Linky pose et cause de nombreux problèmes, dont certains sont très graves, à tel point qu’il s’agit bien là d’une terrible régression par rapport aux compteurs ordinaires.

Qui plus est, peu à peu, instances officielles et organismes reconnus viennent confirmer les critiques des citoyens. Ainsi, dans son récent rapport, la Cour des comptes a montré que le programme Linky bénéficiait financièrement à Enedis et absolument pas aux usagers. Ainsi la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a été obligée d’intervenir après que Direct énergie ait commencé à s’accaparer illégalement des données privées collectées dans le cadre du programme Linky.

Ainsi Promotelec (dont fait partie Enedis) a avoué que « lorsque le technicien place Linky chez un particulier et règle le disjoncteur de branchement, il n’est pas chargé de vérifier si l’installation électrique du foyer est en mesure de supporter le niveau de puissance défini » et que « des accidents (feu) peuvent se produire le jour où le particulier fait la demande auprès d’Enedis afin d’augmenter la puissance de son compteur« .

Il n’est donc pas étonnant que la presse régionale et locale se fasse continuellement l’écho d’incendies qui se déclenchent après la pose du Linky, parfois le jour même, mais aussi d’innombrables appareils électroménagers détruits, sans oublier les installations qui disjonctent à d’innombrables reprises, les factures qui s’envolent, etc.

A tout cela s’ajoute bien sûr la question des données personnelles et la controverse sanitaire sur les ondes électromagnétiques. L’affaire Directe énergie, déjà évoquée, mais aussi l’affaire Facebook ne doivent laisser aucun doute : malgré les belles promesses et assurances avancées, il est évident que les données captées par les Linky seront tôt ou tard détournées, volées, revendues, etc.

Quant à la question des ondes, c’est une controverse scientifique au même titre que celles anciennes ou récentes sur le tabac, la radioactivité ou les pesticides : les uns disent blanc, les autres noir, l’Organisation mondiale de la santé s’interroge. Mais l’expérience et le bon sens apportent la bonne réponse, qu’il s’agisse des données personnelles ou des ondes : la SEULE façon d’être protégé est… de garder les compteurs ordinaires. Il est d’ailleurs notable que ces derniers sont parfaitement efficaces et légaux, ayant été installés… par EDF et Enedis (auparavant ErDF).

Alors que la fronde anti-Linky se développe de façon exponentielle, que les déconvenues et accidents se multiplient, les autorités françaises se doivent de réagir immédiatement et, par exemple, de suivre le récent exemple de la Belgique (et plus ancien de l’Allemagne) : renoncer à la généralisation des compteurs communicants.

Ce n’est pas seulement une question de finances, de sécurité, de respect de la vie privée : c’est finalement une véritable question de démocratie. Le gouvernement et le Président de la République sont au pied du mur : désormais, ils ne pourront plus dire qu’ils ne savaient pas, ils seront donc clairement responsables et coupables des futurs drames causés par le Linky. Ils doivent donc agir… vite.

 

Stéphane Lhomme

Conseiller municipal de Saint-Macaire (33)

Animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Nouvelle preuve de l’usage permanent d’armes à uranium appauvri

par Pyrophor

En complément à l’article de Pierre Péguin A propos de l’uranium dit “appauvri” que nous avons publié en février 2018, nous croyons utile de renvoyer ci-après à la livraison de mai 2018 de la revue de  l’Association Pyrophor contre les armes à uranium appauvri :

https://depleteduranium.org/2018/05/11/monthly-delivery-of-birth-defects-iraq-one-case-from-yemen-livraison-mensuelle-de-malformations-congenitales-irak-et-un-cas-au-yemen

Précisons toutefois que si les arguments de Pyrophore contre l’utilisation d’armes à uranium appauvri nous paraissent absolument convaincants, il n’en va pas de même de ceux accusant ces armes des conséquences sanitaires attribuées jusqu’ici à l’agent orange, répandu par l’armée américaine pendant la guerre du Vietnam, non plus que ceux attribuant l’accident de Tchernobyl à l’explosion d’un surgénérateur au plutonium utilisant le sodium liquide comme caloporteur et non point à l’explosion d’un réacteur à l’uranium enrichi du type RBMK, comme généralement admis jusqu’ici.

IR

2 Commentaires

Classé dans Uncategorized

ITER et la fusion nucléaire, une accumulation de mensonges depuis le début !

par Antoine Calandra

Coordination antinucléaire sud-est

mai 2018

 

Si politiques et scientifiques n’avaient pas menti sur le coût et les performances du projet de réacteur à fusion nucléaire ITER, ils n’auraient jamais obtenu ces milliards d’argent public pour un objectif aussi ridicule et qui ne sera pas même atteint.

 

Depuis octobre 2017 Steven B. Krivit a publé sur le site New Energy Times plusieurs articles pour révéler comment les responsables du projet ITER utilisent un langage fallacieux, c’est à dire mentent sur les performances attendues de ce réacteur nucléaire en affirmant qu’il pourra générer une puissance de 500 Mégawatts durant 6 minutes avec 50 Mw injectés, soit libérer dix fois plus d’énergie qu’il n’en consomme.

 

Les 50 MW injectés ne correspondent pas à l’énergie électrique utilisée, mais seulement à la puissance de chaleur injectée dans le plasma. Car pour injecter 50 MW dans la chambre à vide du tokamak, la machine a besoin de 150 MW de puissance électrique de façon permanente pour son fonctionnement et jusqu’à 500 MW par intervalles, soit un minimum de 300 MW de puissance électrique.

 

Ce qui signifie que dans le meilleur des cas ITER pourrait libérer non pas dix fois plus d’énergie qu’il n’en consomme, mais seulement 1,6 fois ! Ce résultat dérisoire ne sera même pas être obtenu.

 

Les partisans de la fusion nucléaire ont depuis le début confondu de leur plein gré les valeurs de gain de puissance du plasma (Q-fusion) et de gain de puissance du réacteur (Q-engineering). Ils savaient très bien qu’il était impossible de multiplier par dix l’énergie injectée.

 

Les performances du tokamak européen JET (Joint European Torus) sont tout aussi bidons et mensongères. En 1997 son « record mondial dans le domaine de la fusion», ou il avait généré une puissance de 16 Mw pour 24 Mw injectés durant une seconde, c’est-à-dire restitué sous forme d’énergie pendant une seconde environ 70 % de la puissance qui lui avait été apportée, a nécessité en fait une puissance totale d’entrée de 700 MW, soit une perte nette de 684 MW !

 

Suite aux publications de New Energy Times, l’organisation ITER a corrigé une petite partie des déclarations fausses de son site web.

 

Ceci n’a pas empêché M. Bernard Bigot, directeur général d’ITER, de mentir à nouveau le 6 mars 2018 devant le Congrès américain sur les performances du réacteur JET et sur les résultats attendus du réacteur ITER, parlant toujours de multiplier par 10 la puissance injecté e. Suite au discours de M. Bigot, les Etats-Unis qui avaient réduit de moitié leur participation à ITER en 2017 (50 millions de dollars) ont à la dernière minute doublé leur contribution pour 2018, soit 122 millions de dollars.

 

Dès le début du projet ITER, avec l’association Médiane, nous avions montré du doigt la puissance électrique colossale requise pour le fonctionnement de ce futur réacteur. En effet, dans le dossier du débat public ITER en 2006 nous lisions : « pendant une expérience, la consommation électrique variera entre 120MW et 620MW » et « chaque année la consommation d’ITER sera de l’ordre de 600 GWh », ce qui représente la consommation électrique annuelle d’une ville de 100 000 habitants !

 

Si politiques et scientifiques n’avaient pas menti dans la présentation du projet ITER, ils n’auraient jamais obtenu tous ces milliards pour un objectif si ridicule.

 

De même, ils savaient très bien que le coût initial de 5 milliards d’euros annoncé pour la construction était largement sous-estimé, mais s’ils avaient annoncé le double, le projet serait resté dans les cartons. A ce jour, le coût de la construction a été multiplié par 4, soit 20 milliards d’euros, et les travaux ne sont qu’à mi parcours.

 

Initialement, les coûts du réacteur nucléaire ITER s’élevaient à 5 milliards d’euros pour la construction et à 5 milliards d’euros pour la maintenance et la recherche pour les 35 années d’existence.
Rappelons que ces 20 milliards d’euros ne correspondent pas au coût réel du réacteur. Ses composants sont « donnés en nature » par les pays partenaires, ce qui rajoute encore des milliards d’euros à la facture.

 

Mensonges et tromperies vont plus loin encore : L’après ITER a déjà commencé !

 

Ces funestes technocrates se concentrent déjà sur DEMO, le prototype pré-industriel qui mettra à profit « les connaissances et le savoir-faire accumulé par l’exploration des plasmas de haute température dans le tokamak ITER … L’exploitation de ou des DEMO devrait commencer au début des années 2030; la commercialisation d’électricité issue de la fusion étant prévue à l’horizon 2040» est écrit sur le site de l’organisation ITER.

 

Mais oui, bien sûr ! Leur ignominie est sans limites.

 

Nous sommes déjà en mesure de produire une énergie respectueuse de l’environnement et pour le bienfait de l’humanité. Avec tous ces milliards et de saines motivations politiques, nous aurions pu avancer concrètement dans cette voie. Mais cela n’a jamais été l’objectif du projet ITER malgré les messages de propagande fallacieux.

 

Les promoteurs d’ITER se sont toujours enorgueillis de leurs records mondiaux en tous genres : un poids total de 400 000 tonnes, 23 000 tonnes pour le tokamak soit trois tours Eiffel, 100 000 kilomètres de câbles supraconducteurs, 18 bobines de champ toroïdal pesant chacune 310 tonnes, etc…

 

Combien de milliers de tonnes de ressources naturelles précieuses dilapidées ?

 

Combien de milliers de litres de pétrole partis en fumées?

 

Pour changer des mensonges et des tromperies, il serait intéressant que l’organisation ITER indique sur son site à combien s’élève l’impact environnemental de ce projet nucléaire ? Et pour quel retour ?
Il y a certainement là aussi un record mondial.

 

En dilapidant tous ces milliards, le lobby nucléaire aura tout de même atteint un objectif : bloquer toute avancée vers un autre modèle énergétique et de ce fait tenter d’imposer la poursuite de l’industrie nucléaire pour les années futures.

 

ITER est une illustration magistrale de la folie de ce monde. Ce gaspillage e rayant de milliards d’euros d’argent public doit cesser au plus vite !
Le nucléaire, fusion comme fission, est une énergie sale et sera toujours une menace de mort pour l’humanité ; certainement pas une source de bienfait.

 

L’organisation ITER devrait être poursuivi en justice pour mensonges sur le coût et les performances de ce réacteur nucléaire.

Je reviendrai prochainement sur les avancées du réacteur ITER à Cadarache. Vous pouvez voir en attendant : http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2017/04/11/ITER%2C-mensonges%2C-niaiseries-%E2%80%A6-et- asco-in%C3%A9luctable%21-la-situation-au-printemps-2017

 

Références :

http://news.newenergytimes.net/

https://www.iter.org/fr/sci/iterandbeyond

 

 

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

RUTHENIUM 106 : UN INCROYABLE FIASCO La CRIIRAD met en cause les rapports officiels.

CRIIRAD

Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité
29 cours Manuel de Falla 26000 Valence
(. 33 (0)4 75 41 82 50 / contact@criirad.org

Communiqué du 27 mars 2018

Source : http://www.criirad.org/accident-et-pollutions/2018-03_ru-106_critique_cp.pdf

Des experts internationaux qui se discréditent,
un taux sidérant d’anomalies dans le rapport de l’IRSN, il y a de plus en plus de zones d’ombre dans le dossier du ruthénium 106.

À Moscou, la commission “scientifique » internationale a évacue, sans preuve, et en contradiction avec le peu de données disponibles, la question clef des conséquences sanitaires du rejet. En France, cette question a également disparu, sans explication, du rapport de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN).

Lire 1. Les experts officiels passent l’impact sanitaire par pertes et profits

Alors que près de 6 mois se sont écoulés, il est toujours impossible d’accéder à un fichier exhaustif et fiable des niveaux de ruthénium 106 mesurés dans l’air en septembre et octobre 2017 !

En novembre 2017, la CRIIRAD interpellait l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) sur les innombrables erreurs et lacunes de son listing ; en janvier 2018, elle relevait des modifications inexpliquées dans les rapports successifs de l’agence fédérale russe Rosguidromet.

Dernière étape en date, la découverte d’un taux record d’anomalies dans le rapport publié le 6 février 2018 par l’IRSN : des erreurs multiples sur les résultats, les dates, les localisations… mais plus grave, des raisonnements biaisés et toute une série d’incohérences, voire de contradictions, entre les différentes pages du rapport !

Lire 2. Une accumulation sidérante d’anomalies

Comment interpréter ces constats ? Traduisent-ils des défaillances graves dans le système d’assurance qualité des organismes officiels ou la volonté délibérée de maintenir le public, et les scientifiques indépendants, dans le brouillard en gardant secrètes les véritables bases de données ? Les deux hypothèses sont également graves.

Les populations européennes sont soumises au risque nucléaire sans y avoir consenti. La moindre des choses est qu’elles aient un accès plein et entier aux mesures effectuées sur l’air qu’elles respirent, sur le sol où elles vivent, sur les aliments qu’elles consomment. Ce droit est théoriquement garanti par le droit européen et franç̧ais. L’ampleur des dysfonctionnements constatés dans la gestion du dossier Ru-106 montre l’importance des écarts entre la théorie et la pratique.

La prochaine contamination sera peut-être majeure pour les pays européens. Il est plus que temps de rectifier le tir. La CRIIRAD attend des explications et des garanties.

La CRIIRAD présente aujourd’hui le résultat de son analyse critique des conclusions de la commission internationale et du rapport de l’IRSN. Sur la base de ses constats et conclusions, elle interpellera ensuite : 1/ la commission scientifique internationale, 2/ les autorités françaises, 3/ les instances européennes. Tous les documents seront mis en ligne sur son site Internet.

Pour le présent dossier, la CRIIRAD a procédé à l’analyse critique des documents suivants :

Documents AIEA

Documents non publics de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, réservés à l’usage exclusif des autorités, basés sur les résultats d’analyse transmis à l’AIEA jusqu’au 13/10/2017 – 19h.
o AIEA : status of measurements of Ru-106 in Europe (4 pages)
o AIEA : status of Ru-106 measurements / technical attachment (11 pages de tableaux de résultats)

Valence, le 27 mars 2018

Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité
29 cours Manuel de Falla / 26000 Valence
(. 33 (0)4 75 41 82 50 / contact@criirad.org

Page1/2

Documents ROSGUIDROMET

Publications de l’agence fédérale russe d’hydrométéorologie et de surveillance de l’environnement (documents en russe) :
o Rapport mensuel de septembre 2017
o Rapport mensuel d’octobre 2017

o Bulletin d’alerte du 6 au 13 octobre 2017 : version initiale et version corrigée Rapport spécial Ru-106 de décembre 2017

Documents IRSN

o Note d’information du 9 novembre 2017 : Détection de ruthénium 106 en France et en Europe : Résultat des investigations de l’IRSN ;

o Note d’information du 6 février 2018 : Mise à jour de la note du 9 novembre 2017 ;
o Rapport de janvier 2018, publié le 6 février 2018: «Report on the IRSN’s investigations following the widespread detection of Ruthenium 106 in Europe early October 2017 ». Rapport rédigé en anglais et présenté

le 31 janvier, à Moscou, dans le cadre de la première réunion de commission scientifique internationale.

Conclusions des commissions

o Conclusions de la commission d’enquête interministérielle (publiées le 8/12/2017 ;
o Conclusions de la première réunion de la Commission scientifique internationale (publiées le 1/02/2018)

Page2/2

 

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Nucléaire : la direction de l’UFC-Que Choisir se déconsidère encore (comme sur le Linky)

Stéphane Lhomme

Directeur de l’Observatoire du nucléaire

Source : http://www.observatoire-du-nucleaire.org

5 avril 2018

 

Après s’être déconsidérée et avoir été désavouée par la justice dans le dossier des compteurs Linky (*), la direction de l’UFC-QueChoisir tente un nouveau coup d’esbroufe en portant contre EDF et le parc nucléaire des attaques stupides à la place des vraies critiques qui méritent d’être portées.

 

Le summum du ridicule est atteint par la direction de l’UFC-QueChoisir lorsqu’elle termine son communiqué (**) en demandant « un fonctionnement du parc nucléaire qui soit à la fois bénéfique aux consommateurs et qui n’hypothèque pas les objectifs environnementaux de long terme. »

 

Les dirigeants de l’UFC-QueChoisir semblent donc ignorer que, lorsqu’ils fonctionnent, les réacteurs nucléaires produisent des déchets radioactifs qui vont rester dangereux pendant des milliers d’années et que, de fait, le seul mode de fonctionnement « qui n’hypothèque pas les objectifs environnementaux de long terme » est… l’arrêt pur et simple du parc nucléaire.

 

Par ailleurs, la direction de l’UFC-QueChoisir croit déceler une « manipulation » d’EDF dans le faible taux de fonctionnement des centrales françaises, ignorant donc que le parc nucléaire est dans un état de délabrement avancé qui, outre la démultiplication du risque de catastrophe, entraine de nombreux arrêts fortuits de réacteurs, arrêts dont se passerait bien EDF !

 

D’autre part, habituée à amputer le citoyen de sa pleine dignité en le rabaissant au rang de simple consommateur, la direction de l’UFC-QueChoisir croit pouvoir réduire la problématique de l’électricité à la seule question de son coût de production immédiat.

 

Or, du fait des problématiques inextricables des déchets radioactifs et du démantèlement des installations, une part importante du coût de la production nucléaire est léguée aux futurs citoyens (… et consommateurs !).

 

Le mouvement consumériste a certainement joué un rôle utile au siècle dernier mais, de nos jours, des organisations comme UFC-QueChoisir sont elles-mêmes devenues de véritables entreprises rémunérant grassement des cadres qui se préoccupent finalement bien plus de défendre la concurrence et l’idéologie néo-libérale que l’intérêt du citoyen.

 

(*) Rappel : http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article346

 

(**) https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-concurrence-sclerosee-sur-la-production-d-electricite-un-surcout-de-2-4-milliards-d-euros-pour-les-consommateurs-n53613

1 commentaire

Classé dans Uncategorized

Journée nationale anti-Linky
 en France samedi 5 mai 2018

Observatoire du nucléaire
Communiqué du 27 mars 2018

http://refus.linky.gazpar.free.fr
Journée nationale anti-Linky 
en France samedi 5 mai 2018

– Dénonciation des incendies, surfacturations, incidents divers, espionnage de la vie privée, et des exactions commises sur la population par les installateurs de Linky
– Reconnaissance par l’ANSES de la réalité des souffrances causées par les ondes électromagnétiques
– L’affaire Facebook montre que les belles promesses concernant les données personnelles ne valent rien, or Linky et Gazpar sont des compteurs espions

Une journée nationale d’actions contre les compteurs communicants (Linky, gazpar, etc) aura lieu le samedi 5 mai 2018. Dans toute la France, des initiatives auront lieu pour le refus des compteurs communicants : chaines humaines, rassemblements devant les préfectures, devant les agences Enedis, etc
Le nombre de communes (plus de 550 à ce jour) et de particuliers qui refusent les compteurs communicants est en augmentation continuelle malgré les pressions et menaces opérées respectivement par les Préfets et par Enedis, mais aussi malgré la campagne de dénigrement qui tente de faire passer pour des « complotistes », des rétrogrades ou des ignorants les innombrables citoyens qui refusent ces compteurs.
Or le rejet de ces compteurs, abusivement présentés comme « intelligents », est au contraire parfaitement rationnel et étayé, et malheureusement conforté par une actualité parfois dramatique :

Mise en danger des citoyens par les incendies de compteurs Linky
Les incendies de compteurs Linky se multiplient et ont assurément déjà causés plusieurs morts malgré les dénégations d’Enedis, et il est inévitable que d’autres drames se produisent. Au bout de combien de morts les autorités françaises réagiront-elles ?

Données personnelles : grave mise en cause des libertés par les Linky et cie
Non seulement il est avéré que le Linky est « l’indic idéal », véritable Big Brother installé à domicile, mais l’actualité (affaire Facebook) montre bien, si cela était encore nécessaire, que les belles assurances avancées par Enedis, Grdf et la CNIL concernant nos données personnelles ne valent rien. Le programme Linky est avant tout, voire uniquement, un programme de Big data comme le reconnait le propre président d’Enedis.

Mensonges et exactions des installateurs à l’encontre de la population
Les sociétés privées mandatées par Enedis pour tenter d’imposer par tous les moyens à la population les compteurs communicants s’autorisent des comportements totalement inadmissibles : exactions, menaces, intimidations et mensonges, comme : « Si vous refusez le Linky, on va vous couper l’électricité », « vous allez être poursuivi en justice », « vous devrez payer le compteur », « vous devrez payer une somme mensuelle » : il s’agit de mensonges car, à ce jour, il n’existe aucune mesure de rétorsion légale à l’encontre des gens qui gardent leur compteur ordinaire

Surfacturations et obligation de prendre un abonnement plus cher
Alors que la communication pro-Linky fait miroiter à la population de prétendues économies d’énergie qui seraient à la fois vertueuses pour l’environnement et pour le pouvoir d’achat, c’est en réalité le contraire qui se produit : de nombreux habitants dotés d’un Linky voient leurs factures démultipliées et beaucoup d’autres, dont les installations disjonctent continuellement, sont obligés de prendre un abonnement plus cher.

Dysfonctionnements et dégâts divers
Outre les incendies déjà évoqués, les compteurs communicants causent le dysfonctionnement de nombreux appareils qui sont parfois détruits ou dont le contenu (congélateurs) est bon à jeter, et ce sont les usagers victimes qui paient la note !

Ondes électromagnétiques : le pire est à venir avec l’ERL
1__#$!@%!#__inconnu
L’ANSES vient enfin de reconnaître la réalité des souffrances des personnes EHS (électro hyper sensibles), tout en avouant son incapacité à les expliquer. La moindre des choses, au moins dans l’attente de progrès dans les études, est de ne pas augmenter l’exposition aux ondes électromagnétiques.
Or, non seulement le fonctionnement du Linky en CPL (courant porteur en ligne) est controversé, mais le pire est prévu avec l’installation dans le Linky d’un émetteur Wi-Fi (plus exactement zigbee, un protocole équivalent au wi-fi), l’ERL (émetteur radio Linky), qui va inonder d’ondes électromagnétiques le logement de l’usager.

Attention aux revendications d’ « amélioration » du programme Linky
Par naïveté ou au contraire pour tenter de diviser ou déconsidérer le mouvement d’opposition aux compteurs communicants, certaines voix s’élèvent pour demander l’ « amélioration » du programme Linky par un meilleur accès des usagers aux données sur leur consommation. Or, il faut savoir que :
– ce n’est pas en consultant de jolies courbes de consommation que l’on fait des économies mais par des actions efficaces en termes de comportement ou de travaux ;
– la prétendue « amélioration » dont il est question est la mise en service chez l’usager d’un « écran déporté » qui permettrait de consulter l’évolution de la consommation. Or c’est précisément avec l’ERL que ce système peut être mis en service ;
– de fait, qu’il s’agisse de certains parlementaires, du prétendu « médiateur de l’énergie », ou par exemple de la direction de l’UFC-QueChoisir (cf ci-dessous), les demandes d’ « amélioration » du Linky sont en réalité, sans jamais le dire, des demandes d’installation des ERL et donc d’exposition massive de la population aux ondes électromagnétiques !

Trahison des usagers par la direction de l’UFC-QueChoisir
2__#$!@%!#__inconnu
Il a été montré que la direction de l’organisation UFC-QueChoisir, qui ne conteste que le mode de financement du programme Linky, est en réalité en affaire avec l’industriel Enedis et qu’elle trahit les usagers en leur faisant croire qu’ils ne peuvent refuser le compteur Linky.
Qui plus est, comme expliqué ci-dessus, la direction de l’organisation UFC-QueChoisir demande la mise en service des ERL… tout en prétendant que le Linky ne pose aucun problème d’ondes électromagnétiques : quel cynisme !

Conclusion
Considérant que les « vertus » annoncées des compteurs communicants sont en réalité inexistantes, alors qu’au contraire les problèmes générés sont hélas bien réels, nombreux et parfois dramatiques, la seule solution de bon sens est de stopper immédiatement les programmes Linky et Gazpar et de réhabiliter les compteurs ordinaires qui ont rendu de fiers services depuis des décennies, installés par le (vrai) service public, pour la population et pour l’intérêt général et non pour le business des sociétés privées comme c’est le cas avec Linky, Gazpar et cie. C’est cette revendication qui sera portée le samedi 5 mai 2018 partout en France.

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Communes et particuliers, nous
pouvons refuser les compteurs
Linky, Gazpar, et « eau » !

Observatoire du nucléaire
Jeudi 8 mars 2018

Linky : la pétition trompeuse lancée
par la direction d’UFC-Que Choisir

Alerte : la direction d’UFC-QC veut la transformation
des compteurs électriques en puissants émetteurs wi-fi (*)!

A travers sa nouvelle pétition, la direction de l’UFC-QC demande
l’installation dans les compteurs de l’Emetteur Radio Linky
qui va inonder les logements d’ondes électro-magnétiques

Prise la main dans le sac à faire le jeu du compteur Linky, la direction de l’UFC-QueChoisir a cru pouvoir me faire taire en lançant à mon encontre pas moins de 4 procédures en justice. Mais, dès son premier jugement, le Tribunal de Paris m’a donné entièrement raison et a indiqué que j’étais parfaitement fondé à dénoncer la collusion de la direction de l’UFC-QC avec celle d’Enedis.

Il se trouve que nombreux adhérents de l’UFC-QC ont vivement protesté, voire carrément démissionné du fait du soutien objectif de cette organisation au programme Linky et du fait des procédures lancées à mon encontre (au lieu de combattre Enedis !)

C’est pour cela que la direction de l’UFC-QC tente depuis quelques semaines de brouiller les pistes et de redorer son image par des publications dont on peut vraiment dire qu’elles sont sournoises.

Par exemple, le « dossier noir » publié récemment par Que Choisir compile la plupart des critiques portées depuis longtemps par les collectif anti-Linky (surfacturations, dysfonctionnements divers, etc) mais :

– en continuant à nier deux des principaux problèmes : la captation des données sur la vie privée et la question sanitaire (ondes) ;
– en continuant à prétendre contre toute évidence (les exemples sont en effet légion !) que ni une commune ni un particulier ne peut refuser le compteur Linky ;

Mais un coup de théâtre s’est alors produit début février 2018 : la Cour des comptes a porté de très vives critiques contre le programme Linky, montrant en particulier que les usagers n’allaient rien y gagner et que, au contraire, c’était le distributeur Enedis qui allait s’en mettre plein les poches sur notre dos.

Loin de faire amende honorable et de rejoindre enfin le front du refus des compteurs communicants, la direction de l’UFC-QC a vu dans cette information une excellente opportunité de redorer son image… tout en continuant à soutenir le programme Linky de son complice Enedis !

C’est ainsi qu’elle a lancé le 8 mars 2018 une pétition nationale demandant en particulier aux autorités « de revoir les conditions de financement du compteur, et notamment les conditions de rémunération d’Enedis » : nul besoin d’être expert en communication pour comprendre qu’il n’y a là aucune remise en cause du programme d’installation du compteur Linky, bien au contraire (**).

Mais il y a encore bien pire. En effet, la pétition demande aussi (c’est même son premier objet) « l’accès libre et simple à l’information sur votre consommation, pour en faire un véritable outil de maîtrise de la consommation énergétique ». Rien de scandaleux… a priori.

Notons déjà que la direction de l’UFC-QC se joint à nouveau aux mensonges d’Enedis en laissant croire que c’est en consultant de jolies courbes de consommation que l’on peut faire des économies d’énergie, ce qui est faux.

Mais il suffit de lire le contenu de la pétition pour comprendre de quoi il en retourne : « Les informations disponibles via les compteurs sont très maigres et peu accessibles. L’affichage déporté, permettant une information en temps réel plus complète et lisible, est limité aux seuls ménages précaires. En l’état, les compteurs Linky ne sauraient donc garantir une meilleure maîtrise de la consommation énergétique par les ménages ».

En clair, l’UFC-QC demande le déploiement généralisé de l’affichage déporté, à savoir l’installation dans votre logement, en plus du Linky, d’un écran qui vous permettrait de voir en direct votre consommation. A nouveau, il n’a jamais été prouvé qu’un tel outil permette de réduire sa consommation mais, ce que l’UFC-QC et son complice Enedis se gardent bien de mettre en lumière, c’est la façon dont cet affichage déporté doit fonctionner.

Voici donc la vérité : pour faire fonctionner le fameux affichage déporté, le compteur Linky doit être doté d’un super émetteur wi-fi, l’ERL (Émetteur Radio Linky), qui va inonder votre logement d’ondes électromagnétiques pour être en contact avec divers objets connectés (dont le fameux boitier déporté).

La direction de l’UFC-QC bat assurément tous les records de mauvaise foi lorsqu’elle prétend qu’il n’y a pas le moindre risque sanitaire avec le programme Linky sous prétexte que les informations doivent circuler dans les fils électriques du logement par la technologie du CPL (***) et non par wi-fi, alors que, dans le même temps, elle milite activement pour que les compteurs électriques du pays soient transformés en super émetteurs wi-fi !

Nous sommes désolés de constater que de nombreux citoyens sont trompés par la duplicité de la direction de l’UFC-QueChoisir et signent cette pétition sans savoir quelles sont les conséquences réelles des revendications qui sont si sournoisement présentées.

Le refus des compteurs communicants d’électricité (Linky), de gaz (Gazpar) et d’eau se démultiplie partout en France, que ce soit par les communes, les collectifs, les associations ou les particuliers eux-mêmes, désireux d’échapper à ces compteurs prétendus « intelligents » mais qui surfacturent, font dysfonctionner les appareils électroménagers, causent des incendies, espionnent et émettent diverses ondes électromagnétiques dangereuses pour la santé.

Il faut donc démultiplier cette résistance contre ces programmes qui ne servent que les intérêts des entreprises commerciales, de l’industriel Enedis… et des ses complices comme la direction de l’UFC-Que Choisir.

Stéphane Lhomme
Conseiller municipal de Saint-Macaire (33)
Animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr

(*) Plus exactement les protocoles KNX ou Zigbee, équivalents au wi-fi

(**) L’UFC-QC propose même, pour les gens qui se sont vus imposer le Linky, une lettre-type non pas pour exiger la réinstallation du compteur ordinaire mais pour se faire littéralement acheter par Enedis !

(***) Bien noter que l’utilisation du CPL est elle aussi très controversée sur le plan sanitaire d’autant que, comme pour la téléphonie mobile, cette technologie est évolutive (CPLG1, CPLG3, etc). Avec l’ERL, ce sera la double peine : CPL+wi-fi !

2 Commentaires

Classé dans Uncategorized