Archives mensuelles : avril 2014

Letter sent by Hellen Caldicott to Thomas Bach, President of the IOC

(The Helen Caldicott Foundation http://akiomatsumura.com)

January 23, 2014

 

Dear Mr Bach:

 

I write to you as a physician and pediatrician who is well-versed in the medical effects of atomic radiation and the radioactive pollutants that have been released into the environment from the crippled Fukushima Daiichi nuclear power plants. (My CV can be found at helencaldicott.com)

I have a deep concern for the health and well-being of the athletes who have trained so hard and so long to be eligible to compete in the 2020 Olympics in Tokyo.

TEPCO has identified over 60 varieties of man-made radioactive pollutants from samples of contaminated water that are collected on a daily basis. Many of these pollutants — for example, radioactive varieties of caesium (Cs-137), strontium (Sr-90), and iodine (I-129) — did not exist in the natural environment before the advent of nuclear fission. Thus the natural background levels of such radioactive pollutants is zero, yet once released into the environment they will remain potentially dangerous for centuries.

This means that the athletes will be subjected to inhaling or ingesting radioactive dust emitting alpha, beta and/or gamma radiation, as well as being exposed to gamma radiation (like X rays) emanating from contamination in the soil and on the streets.

 

My concerns are listed below:

1. Parts of Tokyo itself are radioactively contaminated as a result of the fallout from the Fukushima Daiichi accident almost three years ago. Samples collected randomly from apartments, moss growing on roofs and soil from streets has been tested for various radioactive elements and has found to be very radioactive. References can be provided on request.

3. Much of the food sold in Tokyo is contaminated with radioactive pollutants, having been grown in the Fukushima prefecture at the encouragement of the Japanese government. (it is impossible to taste or smell radioactive elements in food, and monitoring every item to be consumed is not practical.)

4. Many of the fish caught on the east coast of Japan carry some burden of radioactive elements, indeed some are quite severely contaminated. This is an ongoing problem; for almost three years 300 to 400 tons of radioactively contaminated groundwater has been pouring into the Pacific Ocean every day from beneath the damaged reactors.

5. If the athletes eat radioactively contaminated food or drink radioactively contaminated tea or other liquids, some of them are likely years later to develop cancer or leukemia. The incubation time for these diseases is five to eighty years depending on the particular radionuclides and the affected organs.

6. The Japanese government is incinerating radioactive waste and some of the resulting radioactive ashes are being dumped into Tokyo Bay where the athletes are expected to row and exercise.

7. Another major worry is that between now and 2020, additional releases of radioactive pollutants could occur from the Fukushima Daiichi reactors. The buildings of Units 3 and 4 are severely damaged from the original earthquake and subsequent explosions; they could well collapse if they suffer another earthquake greater than 7 on the Richter scale. Should that happen, up to 10 times more radioactive cesium than was released at Chernobyl could be released into the air. Such an event could greatly exacerbate existing contamination problems in Tokyo and pose great dangers to the athletes.

8. At the Fukushima Daiichi site, there are more than 1000 huge hastily built metal tanks holding millions of gallons of extremely radioactive water, with an additional 400 tons being pumped out from the damaged reactors on a daily basis. Some of these tanks were put together by inexperienced workers and they are held together with corroding bolts, rubber sealants, plastic pipes and duct tape. Another large earthquake would likely

rupture many of these tanks thus releasing additional volumes of highly contaminated water into the Pacific Ocean just north of Tokyo.

It is for these reasons that I strongly recommend that you urge the International Olympic Committee to assemble an independent assessment team of biomedical experts, who have

no financial or other relationship with the nuclear power industry or its regulators, to carry out a diligent investigation of all relevant areas to determine the extent of radiogenic health concerns before the ambitious plans for the 2020 Tokyo Olympics are allowed to proceed too far. Furthermore it is imperative that the assessment team understand and report on the perilous current state of the reactors, their surrounding buildings, the subterranean groundwater flow problems, and the multitudinous storage tanks on the surface filled with millions of gallons of contaminated water.

 

Sincerely,

Helen Caldicott MBBS, FRACP

 

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Lettre de Hellen Caldicott au Président du CIO

(Source Blog Fukushima et The Helen Caldicott Foundation http://akiomatsumura.com)

 

23 janvier 2014

Cher Monsieur,

Je me permets de vous écrire en tant que médecin et pédiatre connaissant bien les effets médicaux des radiations atomiques et des polluants radioactifs qui ont été relâchés dans l’environnement par les réacteurs nucléaires de la centrale dévastée de Fukushima Daiichi. (Mon CV se trouve à l’adresse suivante : helencaldicott.com)

Je suis profondément inquiète de la santé et du bien-être des athlètes qui se seront entraînés de façon intensive depuis si longtemps pour avoir le droit de participer aux Jeux olympiques de 2020 à Tokyo.
TEPCO a identifié plus de 60 variétés de polluants radioactifs produits par l’homme dans les échantillons d’eau contaminés qui sont collectés quotidiennement. Beaucoup de ces polluants, notamment les variétés radioactives du césium (Cs-137), du strontium (SR-90, et de l’iode (I-129), n’existaient pas dans notre environnement naturel avant l’invention de la fission nucléaire. Le niveau naturel de pollution de ces substances radioactives est donc nul. Mais une fois émises dans l’environnement, elles resteront potentiellement dangereuses pendant des siècles.

Voici la liste de mes sujets d’inquiétude:

1. Certaines parties de Tokyo sont contaminées par la radioactivité provenant des retombées de l’accident de Fukushima Daiichi d’il y a presque trois ans. Des échantillons récoltés au hasard dans les appartements, dans la mousse des toits et le sol des rues, ont été testés pour divers éléments radioactifs et se sont avérés hautement radioactifs. Les références peuvent être fournies sur demande.

2. Cela signifie que les athlètes seront obligés d’inhaler ou d’ingérer de la poussière radioactive qui émet des rayons alpha, bêta et/ou gamma (comme les rayons X) émanant de la contamination du sol et des rues.

3. Une grande partie de la nourriture vendue à Tokyo est contaminée par des polluants radioactifs, car, à l’instigation du gouvernement japonais, elle provient de la préfecture de Fukushima. (On ne peut pas goûter ni sentir les éléments radioactifs dans ce qu’on mange et la surveillance de chaque denrée à consommer n’est pas envisageable.

4. Une bonne partie des poissons pêchés sur la côte est du Japon sont chargés d’éléments radioactifs. De fait, certains sont assez lourdement contaminés. Le problème est permanent, car pendant près de trois ans, entre 300 et 400 tonnes d’eau radioactive se sont écoulées chaque jour du dessous les réacteurs endommagés dans l’océan pacifique.

5. Si les athlètes mangent des aliments contaminés par la radioactivité et boivent du thé ou d’autres boissons contaminées, certains d’entre eux ont toutes les chances de développer, quelques années plus tard, un cancer ou une leucémie. La période d’incubation de ces maladies varie entre cinq et quatre-vingts ans, selon les radionucléides en jeu et selon les organes affectés.

6. Le gouvernement japonais incinère des déchets radioactifs et une partie des cendres radioactives ainsi obtenues sont déversées dans la Baie de Tokyo, là où les athlètes sont appelés à faire de l’aviron et à s’entraîner.

7. Un autre grand sujet d’inquiétude est le fait que, d’ici 2020, les réacteurs de Fukushima Daiichi pourraient générer de nouvelles émissions de polluants radioactifs. Les bâtiments des unités 3 et 4 sont sévèrement endommagés depuis le séisme initial et les explosions qui ont suivi ; ils pourraient fort bien s’effondrer s’ils devaient subir un autre séisme d’une magnitude supérieure à 7 sur l’échelle de Richter. Si cela devait arriver, des quantités de césium allant jusqu’à dix fois celles de Tchernobyl pourraient être relâchées dans les airs. Un tel événement pourrait grandement aggraver la contamination existante de Tokyo et constituer un grave danger pour les athlètes.

8. Le site de Fukushima Daiichi contient plus de 1000 cuves géantes en métal qui ont été construites à la hâte et contiennent des millions de gallons d’eau extrêmement radioactive, auxquels s’ajoutent 400 tonnes sont pompées chaque jour dans les réacteurs endommagés. Certaines de ces cuves ont été montées par des ouvriers inexpérimentés et tiennent à grand renfort de boulons rouillés, de joints en caoutchouc, de tuyaux en plastique et de ruban adhésif. En cas de nouveau séisme, plusieurs de ces cuves se rompraient vraisemblablement, rejetant des volumes supplémentaires d’eau fortement contaminée dans le Pacifique juste au nord de Tokyo. C’est donc pour ces raisons que je vous demande instamment que vous exhortiez le Comité International Olympique à mettre en place une équipe d’experts en biomédecine pour procéder à une évaluation indépendante ; ces experts qui n’auraient aucun lien financier ou autre avec l’industrie nucléaire ou les organismes chargés de la réglementer mèneraient une enquête diligente partout où cela est nécessaire pour déterminer l’ampleur des effets sanitaires radioinduits, avant que les plans ambitieux envisagés pour les Jeux de Tokyo de 2020 ne soient trop avancés. 
Il est en outre impératif que l’équipe d’évaluation fasse rapport aussi sur le périlleux état existant des réacteurs et des bâtiments environnants, les problèmes de fuites d’eaux souterraines et les multiples cuves de stockage remplies de millions de gallons d’eau contaminée installées en surface sur le site.

Veuillez agréer, cher Monsieur, l’assurance de ma haute considération.

 

Helen Caldicott MBBS, FRACP

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