Archives mensuelles : juillet 2014

Uranium appauvri: un tueur méconnu

Uranium appauvri: un tueur méconnu
Dernière mise à jour : octobre 2013

Nous reproduisons ci-après un article emprunté au Réseau Sortir du nucléaire (France) http://www.sortirdunucleaire.org/. Il convient toutefois d’y remplacer les termes « légal »et « illégal »par « licite » et « illicite ».

Depuis quelques décennies, plusieurs pays ont recours aux armes à l’uranium appauvri (UA). Très chimiotoxique, ce sont aussi de puissantes armes radiologiques. Malgré les dangers qu’elles représentent, leur utilisation est encore légale. Revenons sur les dangers et les impacts de ces armes terribles.

Uranium appauvri : un tueur méconnu
Les armes à l’uranium appauvri, c’est quoi ?

L’uranium appauvri (isotope U238, abréviation « UA ») est un sous-produit de l’enrichissement de l’uranium et du traitement du combustible usé. Il ne possède pas les propriétés nécessaires pour être utilisé dans un réacteur mais cela ne le rend pas moins dangereux, bien au contraire. Cette substance est très toxique. Par ailleurs, de tous les éléments radioactifs, l’uranium appauvri est celui qui reste radioactif le plus longtemps, avec une demi-vie de 4,47 milliards d’années.

L’uranium appauvri est utilisé dans l’armement pour ses propriétés physiques. Étant un métal lourd, il est d’une efficacité redoutable pour transpercer les parois des chars blindés et des tanks. Il est tellement dur qu’il ne se déforme pas lorsqu’il entre en contact avec sa cible. On peut comparer cette pénétration à celle d’un caillou dans l’eau.

Au contact de sa cible, l’uranium s’enflamme, relâchant en grande quantité de minuscules particules radioactives. Transportées par le vent, ces particules peuvent se retrouver dans l’eau, le sol, les nappes phréatiques… contaminant tout l’environnement.

L’usage de l’uranium appauvri vient une nouvelle fois contrecarrer le mythe d’une frontière imperméable entre le nucléaire militaire et le nucléaire civil. En effet, l’uranium appauvri utilisé pour la fabrication d’obus-flèches provient de la filière civile, et notamment des étapes d’enrichissement et retraitement du combustible. L’armement est un débouché bien utile pour se débarrasser de cette matière encombrante !

L’UA équipe aujourd’hui les chars Leclerc. En France, deux sites militaires accueillent les essais d’obus à l’uranium appauvri : à Bourges (Cher,) les essais se font en plein air, tandis qu’ à Gramat (Lot), les tirs d’obus ont lieu dans des cavités souterraines . La Direction Générale de l’Armement assure qu’il n’y a aucun risque de contamination de l’air et des nappes phréatiques mais le secret défense entourant ces essais ne permet pas d’en être certain.

Où ces armes ont-elles été utilisées et quand ?
Ces armes ont d’ores et déjà fait beaucoup de victimes sur la planète, ayant été utilisées dans de nombreux conflits. En Ex-Yougoslavie (Bosnie, Serbie, Kosovo), pendant le conflit qui a entraîné une intervention des forces de l’OTAN. En Irak, pendant la Guerre du Golfe de 1991 et pendant l’intervention américaine de 2003 justifiée par la prétendue présence d’ « armes de destruction massive ». On soupçonne aussi les États-Unis d’avoir utilisé des armes à l’uranium appauvri en Afghanistan.

De plus, il y a de fortes suspicions d’utilisation d’UA pendant la guerre du Liban par l’armée israélienne. On estime que 140 000 kg d’uranium appauvri auraient été utilisés dans ces conflits avant 2004.

Quels sont les impacts des armes à l’uranium appauvri ?
Les propriétés chimiques et radiologiques de l’uranium appauvri ont des impacts désastreux sur l’environnement et les êtres humains. La contamination à l’uranium appauvri se fait quasi exclusivement de manière interne, car le rayonnement émis par l’UA est de type alpha, et donc très court. Ainsi, il y a trois voies majeures de contamination, par inhalation, ingestion ou lésion cutanée. C’est l’inhalation de particules qui est la plus dangereuse pour les êtres vivants.

Étant à la fois chimiotoxique et radiotoxique, l’uranium appauvri atteint les reins, les poumons, le squelette, les organes reproducteurs, la thyroïde, les muscles, les ganglions lymphatiques ainsi que le système neurologique. Les types de pathologies observées sont principalement les cancers (dont leucémies) et les malformations congénitales. Les effets ne sont pas les mêmes selon l’intensité et la durée d’exposition, mais aussi selon la nature physique et chimique de l’uranium appauvri, qui peut varier d’un obus à l’autre. En outre, les enfants sont beaucoup plus vulnérables aux effets de l’uranium appauvri. Même une faible dose peut avoir des effets. La Commission Internationale de Protection Radiologique a été obligée d’admettre officiellement que, si le risque augmente en fonction de la dose reçue, il n’existait pas de seuil d’innocuité.

On observe ces pathologies chez les populations victimes de bombardements à l’uranium appauvri, mais aussi chez les vétérans des conflits irakiens, des Balkans ou encore d’Afghanistan.

Une arme qui ne respecte pas le Droit International Humanitaire
Malgré leur incroyable dangerosité, les armes à l’uranium appauvri sont toujours « légales », bien qu’elles ne remplissent aucun des critères du droit international humanitaire, censé définir ce qui est « acceptable » lors d’un conflit. Tout d’abord parce qu’on ne peut pas limiter les effets de l’uranium appauvri au champ de bataille. Avec le vent, les particules radioactives sont dispersées dans l’environnement et ne peuvent être circonscrites à un lieu donné. Cette dispersion peut donc atteindre des cibles dites « illégales » : les civils, voire les pays voisins qui ne sont pas en guerre.

Deuxièmement, l’UA continue d’avoir des effets sur l’environnement et la population même après la fin du conflit. Rappelons qu’il faut 4,47 milliards d’années pour qu’il perde la moitié de sa radioactivité ! Il continue donc d’agir pendant des laps de temps impossibles à se représenter à l’échelle humaine. _ En outre, procéder à un nettoyage des lieux contaminés apparaît complètement irréel au vu de la volatilité des particules, et l’UA continue à tuer, même des centaines d’années après la fin d’un conflit, quand plus aucun belligérant n’est encore en vie…

Au regard des effets de l’UA sur l’être humain, on ne peut qualifier cette arme « d’humainement acceptable ». Elle provoque des cancers, des leucémies, des fausse-couches, des malformations congénitales, des maladies des reins. Mais le plus inhumain ici vient du fait qu’en s’attaquant à l’ADN, l’uranium appauvri met en péril le capital génétique des personnes et détruit donc à petit feu des populations entières. De génération en génération, les effets s’accumulent… Son utilisation constitue un crime contre l’humanité. Enfin, les effets de l’UA sur l’environnement peuvent être considérés comme irréversibles tant ils perdurent dans le temps et sont néfastes. Les eaux, les terres agricoles, l’air et, au final, toute la chaîne alimentaire sont contaminés. Des effets pour l’éternité…

Les armes à l’uranium appauvri devraient donc être considérées comme illégales. Mais pour un arrêt définitif de leur utilisation, il faudrait que les instances internationales se saisissent du problème. Or le chemin à parcourir est encore très long. D’autant plus que cela sous-entendrait que les pays utilisateurs de ces armes doivent procéder à la décontamination des zones où ils ont utilisé l’UA et au dédommagement des victimes. Les sommes à débourser sont tellement colossales que rendre illégale l’utilisation de l’UA serait difficile à assumer financièrement pour les pays utilisateurs… Au détriment de vies humaines.

Les nouvelles révélations sur l’usage de l’uranium appauvri en Irak.
Depuis 1959, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est liée à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) par un accord qui lui interdit de publier des rapports qui concernent la radioactivité, sans l’aval de cette dernière. De ce fait, aucun des rapports « critiques » de l’OMS sur les armes à l’uranium appauvri n’a jamais été publié.
Pour la première fois en 2011, une prestigieuse revue médicale, l’International Journal of Environmental Research and Public Health, publiait des données sur les conséquences de l’usage d’armes chimiques par l’armée américaine en Irak, et plus particulièrement d’armes à l’uranium appauvri. Les chercheurs font le lien entre les assauts de l’armée – dont la terrible opération militaire Phantom Fury de 2004 – à Falloujah et la croissance brutale des cancers, la hausse spectaculaire des fausse-couches, des naissances prématurées, et des malformations congénitales.

Les armes utilisées dans ces combats contiennent des substances chimiques comme le phosphore, le napalm, et l’uranium appauvri. C’est sur ce dernier que se concentrent plus particulièrement les études.

Le bilan humain de ces assauts ne peut être définitif, et ne le sera jamais, l’uranium appauvri provoquant des modifications génétiques irréversibles et qui s’accumulent dans le temps. Les Irakiens vont continuer de subir les détériorations de leur patrimoine génétique au fil du temps…

Mais de nouveaux chiffres sur les effets de l’uranium appauvri sur la population irakienne ont récemment été dévoilés. Des médecins de l’hôpital de Falloujah ont observé une croissance très inquiétante du nombre de bébés naissant avec des malformations congénitales : celles-ci y concerneraient 144 naissances sur 1000, soit 14,4%. Ce taux est normalement inférieur à 2%, explique le docteur Alaani, qui étudie ce phénomène depuis de nombreuses années à Falloujah. Afin d’alerter la communauté internationale sur ces crimes, et de demander à l’Organisation Mondiale de la Santé de révéler ces nouvelles informations, elle a lancé une pétition :

« Je suis le Docteur Samira ALAANI, je suis pédiatre à l’Hôpital Général de Falloujah. Dans les années qui ont suivi les attaques des forces américaines sur notre ville, mes collègues et moi avons remarqué une augmentation horrifiante du nombre de bébés nés avec des malformations congénitales graves : spina bifida, anomalies cardiaques et des malformations auxquelles je ne peux même pas donner de nom. Beaucoup ne survivent pas. Pour ceux qui survivent, nous leur procurons des soins tant bien que mal avec le peu de ressources dont nous disposons.

Je travaille comme pédiatre à Falloujah depuis 1997, et c’est depuis 2006 que j’ai remarqué ce problème, nous avons alors commencé à enregistrer ces cas. Nous nous sommes rendus compte que sur 1000 naissances, 144 bébés présentaient des malformations. Nous sommes convaincus que, même aujourd’hui, ces cas sont liés à la contamination provenant des conflits dans notre ville il y a plus de dix ans maintenant. Ce phénomène n’est pas unique à Falloujah : les hôpitaux dans tout le Gouvernorat d’alAnbar ainsi que d’autres régions d’Irak constatent une hausse similaire. Tous les jours je vois les ravages que cette peur inculque aux futures mères et à leurs familles. La première question que l’on me pose lorsqu’un enfant naît n’est pas « Est-ce une fille ou un garçon ? » mais « Mon bébé est-il en bonne santé ? » Lorsque j’ai entendu que le Ministère de la Santé Irakien et l’Organisation Mondiale de la Santé (l’OMS) allaient faire des recherches, cela m’a donné une lueur d’espoir. Je savais que cela ne ferait que confirmer ce que nous savions déjà : que le nombre de malformations congénitales avait augmenté, mais je pensais aussi que cela pousserait l’Irak et la communauté internationale à agir.

La recherche est maintenant terminée et on nous avait promis que le rapport serait publié début 2013 ; mais nous voici six mois plus tard et l’OMS vient d’annoncer de nouveaux délais. Nous sommes inquiets que cela soit du à un problème d’ordre politique et non pas scientifique. Nous avons déjà attendu des années que la vérité éclate et mes patientes ne peuvent plus continuer comme cela. L’OMS a une autre option. Que les données soient publiées dans une revue à libre accès pour un examen indépendant par des pairs. Ce procédé serait rapide, rigoureux et transparent.

Mes patientes ont besoin de savoir la vérité, elles ont besoin de savoir pourquoi elles ont fait une fausse couche, elles ont besoin de savoir pourquoi leurs bébés sont si malades et par-dessus tout, elles ont besoin de savoir que l’on est en train de faire quelque chose pour y remédier. Le Ministère de la Santé Irakien et l’OMS se doivent de publier ces données et de nous fournir des réponses.

Je vous demande de signer cette pétition et de prouver que le reste du monde n’a pas oublié le peuple d’Irak ».

Signez la pétition sur change.org

Poster un commentaire

Classé dans en français, Problématiques énergétiques

WIPP : catastrophe nucléaire à 655 mètres sous terre

 

 

 

Coordination Stop Nucléaire                        Le 29 juin 2014.

 

Courriel : stop.nucleaire@yahoo.fr

 

WIPP : catastrophe nucléaire à 655 mètres sous terre

 

La Coordination Stop-Nucléaire met régulièrement à jour les informations sur l’accident nucléaire en cours dans le centre de stockage WIPP aux Etats-Unis.

Voir l’article http://www.coordination-stopnucleaire.org/spip.php?article41

 

Nous jugeons important de faire connaître ces informations au plus grand nombre de personnes, étant donné qu’elles ne seront – comme d’habitude – pas formulées ainsi par les médias de masse :

  • Le DOE (Department Of Energy, le grand frère aux USA du CEA en France) a fait construire un centre de stockage en profondeur nommé WIPP (Waste Isolation Pilot Plant) au Nouveau Mexique. La décision a été prise dans les années 70, la construction s’est déroulée dans les années 80, le remplissage a débuté dans les années 90. Il s’agit d’un réseau de galeries creusées à 655 mètres sous terre dans une couche géologique de sel. Ces galeries devaient accueillir les déchets radioactifs de nombreux laboratoires militaires et universitaires. En 2014, une première partie du site a été quasiment remplie de déchets. Si ça marchait, « on » devait creuser dans une autre direction et continuer à remplir. Puis un jour, « on » devait boucher les entrées et mettre un graffiti original pour prévenir les éventuels hommes/femmes du futur ou des extra-terrestres du danger qu’ils courraient s’ils voulaient creuser là. L’autre projet d’enfouissement profond américain « Yucca Mountain » a été arrêté sous Barak Obama en 2008.
  • Le 14 février 2014, les employés travaillant dans le WIPP ont évacué leur usine suite à un relevé de radioactivité extraordinaire en provenance des galeries. Selon les officiels, aucun employé n’était en bas quand c’est arrivé. C’était pas grave mais tout le monde a déguerpi. Des dépôts de Plutonium sont retrouvés à des kilomètres autour du site. Roger Nelson, porte-parole du DOE le 16 février, s’exprime ainsi : « Mais je crois correct de dire que nous n’avons jamais vu un niveau aussi élevé que celui que nous sommes en train d’observer. »
  • Un ou plusieurs fûts ont explosé spontanément et ont créé le nuage radioactif qui est sorti à l’extérieur. Ces fûts proviennent du LANL (Los Alamos National Laboratory) et sont remplis d’objets contaminés aux « transuraniens » (Plutonium, Americium…). Même si on ne connaît pas encore la cause exacte de l’explosion du 14 février, d’autres fûts du même type, de la même provenance menacent d’exploser : 369 au fond du WIPP, 57 à Los Alamos, et plus de 100 au Waste Control Specialist (usine privée d’entreposage en surface).
  • L’objectif prioritaire du DOE est de boucher le plus vite possible l’entrée des salles qui contiennent les fûts qui explosent pour que les ouvriers puissent continuer de creuser des galeries ailleurs et d’y installer des déchets. Le DOE travaille d’autre part à mettre en place des systèmes de filtration pour retenir les particules alpha afin qu’elles ne s’échappent plus des galeries contaminées : la filtration n’avait pas été prévue à la conception.
  • Le WIPP est maintenant arrêté. Les programmes de transports des déchets des laboratoires vers le WIPP sont arrêtés, pour des années. C’est un coup dur pour le nucléaire US.
  • En France, le lobby nucléaire cherche à faire creuser le même genre de poubelle nucléaire avec son projet CIGÉO à Bure…

 

 

 

 

1 commentaire

Classé dans Catastrophes, en français

RESEÑA HISTÓRICA

No les hagamos competencia a Tchernobyl y Fukushima !

Firmen y hagan firmar nuestra petición en pro de una parada inmediata de lo nuclear !

 

Origen y objeto del llamamiento de Ginebra II

 

En 1978 un grupo de personas, procedentes de la Universidad de Ginebra, deseosas de encontrar una solución de recambio al surregenerador de Super-Phénix de Creys-Malville (Francia) y a la sociedad del plutonio, lanzaron un llamamiento a los miembros de las autoridades políticas de Europa, así como al Parlamento europeo. Este era el Llamamiento de Ginebra.

35 años más tarde, algunos amigos sensibilizados por los crecientes problemas que plantea lo nuclear y preocupados frente a la « desinformación » crónica relativa al Japón siniestrado y contaminado, se preguntaron si los nucleócratas conservaban la esperanza de que el mundo se olvide rápidamente de lo que llaman « este incidente » para poder vender sus proyectos de nuevas centrales en el mundo entero ?

 

Fué entonces cuando unos militantes del Llamamiento de Ginebra, tras varias consultas redactaron un texto destinado à  despesrtar las conciencias . Este fué el LLAMAMIENTO DE GINEBRA II.

 

Tenía dicho texto que ser ampliamente difundido por cada destinatario acerca de personas que hubiesen elegidas así como en las redes informáticas, con miras a provocar tomas de conciencia o gestiones, publicaciones, acciones para incitar nuestras autoridades à tomar sus responsabilidades frente al peligro que representa ahora esta energía éminentemente hostil a la vida.

 

Desgraciadamente, no tenemos la estructura ni los medios de gestionar tal operación a escala del planeta, síno solamente el deseo de contribuir, con los modestos medios que tenemos, al abandono lo más rápidamente posible de una energía que ha demostrado los riesgos insensatos que crea, y a accelerar el pasaje a las energías renovables y sin peligro.

 

Para firmar Ud tambien este Llamamiento, sírvase ir a la página « Sostenimiento ». Y para cualquier información dirigese a : appel2geneve@gmail.com.

 

 

Poster un commentaire

Classé dans APAG2, en Español

LLAMAMIENTO DE GINEBRA II A LAS AUTORIDADES PÓLITICAS

Acábese AHORA con la energía nuclear !

 

Las catástrofes nucleares de Tchernobyl y Fukushima se han producido a 25 años de intervalo. Sin embargo, nos habían sido asegurado que tales accidentes eran casi imposibles ! Nuestros responsables políticos lo han creido y nosotros tambien. Pero en realidad es imposible calcular la probabilidad de semejante accidente. A pesar de esto se ha evaluado a una vez en cien mil años. La sinistre verdad es que ha ocurrido dos veces en veinticinco años.

Hoy en día, existen en el mundo un poco menos de 400 reactores nucleares en estado de funcionamiento. La próxima catástrofe se producirá pues en cualquier sitio, en cualquier momento. Y el estado actual de estas centrales que estan envejeciendo no puede más que acredentar la probabilidad de una nueva catastrofe.

 

El  inventario de la radioactividad provocada por estas instalaciones es aterrorizante : puede exterminar a cada habitante de nuestro planeta hasta varios millare de veces ! Bastaría que una miníma fracción de esta cantidad de materia se escape en la naturaleza para provocar una catástrofe. No nos olvidemos de que todo lo que puede ocurrir acaba por ocurrir…Tchernobyl y Fukushima son dos pruebas de ello.

 

El sólo y único medio de eliminar este riesgo es interrumpir la actividad de dichas centrales y depositar los residuos que han producido, extraer el combustible irradiado,  acondicionarlos en sitios apropiados en contenedores adecuados, y transformar dichos sitios en mausoleos. Todos estos mausoleos seran testimonios que recordaran a las generaciones futuras las consecuencias de los riesgos tecnólogicos que no se pueden dominar.

En vez de intentar hacernos olvidar de las catástrofes que se han producido ya, deberían los Estados, las instituciones internacionales y los poderes ecómomicos decidir abandonar lo nuclear para entrar en la transición hacia lo todo renovable, pues en cuanto se acabaría de obstaculizar su desarrollo, esta solución se revelaría perfectamente capaz de asumir el relevo .

 

Aún alegando el pretexto de una dudosa necesidad de electricidad, no se tiene que tomar ningún otro riesgo más -el de que ocurra un ccidente nuclear mortífero que tendrá por consecuencia que inmensos territoritorios se vuelvan inhabitables durante siglos . No nos olvidemos de que, en un no muy lejano pasado ya, se ha decidido construir centrales nucleares y que luego se planteó el problema de cómo se iba a vender la corriente que así se producía. Lo que ha llevado las compañias productores de electricidad a promover varias aberraciones energéticas tales como, entre otras, la calefacción eléctrica, el desarollo desencadenado del alumbrado público.

 

La energía nuclear no es renovable, por consiguiente es ineluctable su abandono. Cualquier atraso en hacerlo sólo aumenta el riesgo de una próxima catástrofe. Como lo constatamos, después de aquella de Fukushima, Japón a interrumpido casi todos sus reactores. Es posible entonces ! Y es la única actitud responsable. Es nuestro único medio de limitar los problemas insolubles que legarrmos a las futuras generaciones.

 

 

Ginebra, a 24 de mayo de 2013

 

(Cualquier lector de este llamamiento lo puede firmar rellenando el formulario de la página   « Sostenimiento »)

 

Lista de los Primeros signatarios

 

Pierre Lehmann, phísico nuclear, Paul Bonny, ciudanano ginebrino, Ivo Rens, Prof. honorario de la Universidad de Ginebra, Yves Lenoir, phísico , Rémy Pagani, Alcalde de Ginebra, Michèle Rivasi, fundadora de la CRIIRAD, diputada europea de Europe-Les Verts, Wladimir Tchertkoff, vice-pres. de la asociación Enfants de Tchernobyl-Bélarus, Prof. Alexey V.Yablokov, Academia de sciencias de Rusia , Anne-Cécile Reimann, Prés. ContrAtom, Ginebra, Luc Recordon, diputado del Parlamento suizo, Wataru Iwata, ciudadano japones, Prof. emérito Michel Fernex, Facultad de Medicina, Universidad de Basilea (Suiza), Roger Nordmann, diputado del Parlamento suizo , Liliane Maury Pasquier, diputada del Parlamento suizo, Bruno Barillot, laureado de Nuclear Free Future Award 2010, Polinesia francesa Philippe Lebreton, Prof. honorario, Universidad de Lyon 1, Victor Ruffy, ex- présidente del Parlamento suizo , Jean-Robert Yersin, diputado del Grand Conseil ( Parlamento del cantón deVaud, Suiza), Robert J. Parsons, periodista, Isabelle Chevalley, diputada del Parlamento suizo, Luc Breton, ex- périto responsable de radioprotección, Instituto Suizo de Investigación Experimental sobre Cancer, Epalinges (Suiza), Yves Renaud, diplomado del CNAM de Paris, Jürg Buri, director de la Fundación Suiza de Energía, Zurich, Suiza, Frédéric Radeff, ciudadano de Ginebra, François Lefort, Prof. HES, Diputado del Grand Conseil (Parlamento del cantón de Ginebra), Walter Wildi, Prof. geología. Universidad de Ginebra, Joel Jakubec, Ministro de la Iglesia protestante de Ginebra, Danielle Martinet, ciudadana de Ginebra, Ciril Mizrahi, ex-miembro de la Asamblea constituyente de Ginebra, Manuel Tornare, Diputado del Parlamento suizo, ex- Alcalde de Ginebra, Salima Moyard, Diputada del Grand Conseil (Parlamento del cantón de Ginebra), Marc Oran, Diputado del Grand Conseil (Parlamento del cantón de Vaud), Guillaume Mathelier, Alcalde de Ambilly , Francia, Edouard Dommen, especialista de Etica, Micheline Calmy-Rey, ex- Presidenta de la Confédéración suiza, Renaud Gautier, Diputado del Grand Conseil (Parlamento de Ginebra), Pierre Mercier, Prof. Honorario de la Universidad de Lausanne.

Poster un commentaire

Classé dans Actions et Politiques, APAG2, en Español