Archives d’Auteur: Ivo Rens

À propos de Ivo Rens

Professeur honoraire de l'Université de Genève

Manifestations à Genève le mercredi 26 avril 2017.

Dix années de lutte pour que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’émancipe de la tutelle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)

 

La Santé est le bien le plus précieux de l’humanité. Nous souhaitons le transmettre aux générations futures. Or les rayonnements ionisants provenant de l’industrie nucléaire civile et militaire continuent d’irradier et de contaminer les populations, surtout les enfants, sur plusieurs générations, engendrant en particulier des dommages génétiques irréversibles.

La « communauté internationale », avec le label de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ne veut pas reconnaître ou minimise ces conséquences sanitaires. Depuis le 26 avril 2007, tous les jours de la semaine, par tous les temps, de 8 à 18 heures, les Vigies d’IndependentWHO – Santé et Nucléaire ont demandé à l’OMS de revenir sur ce mensonge criminel et de dire la vérité sur les effets sanitaires de ces rayonnements, notamment sur les victimes des retombées des essais nucléaires militaires et celles des catastrophes civiles de Tchernobyl et de Fukushima.

Après 10 ans de protestation silencieuse les Vigies d’IndependentWHO – Santé et Nucléaire constatent que le déni officiel reste entier, en dépit des témoignages des victimes et des publications scientifiques indépendantes qui le prouvent. Cependant, de plus en plus de citoyens et une partie du monde scientifique soupçonnent que toute la vérité n’a pas été dite.

Après Fukushima, réplique de Tchernobyl, il est maintenant reconnu officiellement, que d’autres catastrophes sont possibles. Il devient alors important pour les autorités de nous faire croire que l’on peut s’adapter à vivre en milieu contaminé. Par conséquent, les Vigies d’IndependentWHO – Santé et Nucléaire, vu l’urgence, ont décidé de continuer leur combat sous d’autres formes, notamment en transmettant l’expérience et les acquis de ces 10 ans de lutte à celles et ceux qui considèrent que ce combat pour la vérité et la santé est indispensable.

Pour marquer les 10 ans de la Vigie d’IndependentWHO-Santé et Nucléaire, des actions sont programmées le mercredi 26 avril 2017 à Genève, au carrefour des Morillons, face à l’OMS (terminus bus n°8).

12h à 15h30 : Grande Vigie

15h45 : Inauguration de la stèle érigée pour les victimes du nucléaire et discours de personalités : Rémy Pagani (Conseil administratif de la de ville de Genève), Jean Ziegler (sociologue et vice-président du comité consultatif du conseil des droits de l’homme de l’ONU), Annie Thébaud-Mony (sociologue, directrice de recherches honoraire à l’INSERM, porte parole de réseaux citoyens en lutte pour la santé au travail), Roland Desbordes (président de la Criirad), Anne-Cécile Reimann (Présidente de Contratom), Paul Roullaud (Initiateur de la vigie d’IndependentWHO)

17h : Remise à l’OMS du livre de Wladimir Tchertkoff : “The Crime of Chernobyl – the Nuclear Gulag » et messages à l’attention des directions actuelle et futures de l’Organisation Mondiale de la Santé

18h : A partir de la Place des Nations, participation à la manifestation organisée par Contratom, groupe antinucléaire genevois

Retenez cette date et rejoignez nous.

contact@independentwho.org www.independentwho.org

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Elections présidentielles : le programme des candidats face aux atteintes et menaces nucléaires

par
Coordination antinucléaire du sud-est de la France
http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?category/National
le samedi 25 mars 2017, 20:11


Ca s’agite dans le « landerneau » des élections présidentielles puis des législatives qui suivront et chacun y va de son programme-catalogue. Nous faisons ici le point sur les propositions-positions des candidats. Non pour une incitation au vote mais comme reflet du faible niveau de compréhension des atteintes à la vie et dangers de la destruction atomique pas plus que de l’urgente nécessité de la mise à l’arrêt immédiate des installations nucléaires. Aucun n’emporte évidemment notre soutien.
__
Ce n’est pas la criée au poissons ou la halle aux viandes mais ça y ressemble :  « Qu’il est beau mon programme, qu’il est beau, avec lui vous allez vous régaler ». Pas certain, là encore, qu’une fois vendue et achetée la bête soit aussi tendre et savoureuse qu’annoncée. Les décennies passées ont tendance à laisser dubitatif sur le bien-fondé du procédé. D’ailleurs l’expérience montre plutôt qu’il s’agit avant tout de savoir à quelle sauce on mangera le plus grand nombre, tant le principe même de déléguer son pouvoir à un être suprême est infantilisant et sent le rance et l’avarié.
Toutefois, dans un souci de clarifier les choses dans ce cadre électoral nous avons collationné pour vous, à partir de leurs déclarations et sites-programmes internet, les positions et perles des 11 sélectionnés au terme du parcours à la chasse aux grands électeurs, seuls habilités à dire quelles idées et projets ont le droit d’être soumis au peuple. Ils appellent cela soit-disant la « démocratie ». Evidemment, coupés des réalités, aucun des candidats à la charge suprême du pays ne prend la pleine mesure de la nocivité du nucléaire tant au niveau sanitaire et de santé publique que de celui des atteintes permanentes à la vie démocratique notamment par le noyautage des institutions. Certains s’en sortent un peu mieux mais peuvent mieux faire.
A chacun-e de sélectionner son favori sans oublier d’en rire à gorge déployée et parfois les lèvres crispées. Ouvrez le ban !
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Philippe POTOU
«  L’énergie nucléaire, c’est assez dangereux comme ça pour pouvoir s’en sortir le plus rapidement possible et en même temps de dire que techniquement, il y a des solutions de rechange. »
. sortie du nucléaire en dix ans maximum,
. mise en place d’une politique écologiste radicale dans une perspective d’une transition énergétique plus globale.
. mise en place d’un vrai service public de l’électricité, débarrassé de l’énergie nucléaire, cogéré par les salariés et les usagers.
. opposition à ITER,  EPR, projets d’enfouissement de déchets nucléaires.
« les réacteurs ont atteint la limite d’âge. Alors, après on peut jouer. On peut dire : mais non, on va les faire vivre un peu plus longtemps, on va dépasser sachant bien que la maintenance est plus lourde, que les risques d’accidents sont encore plus importants. On peut jouer à ça si on veut. Eh bien nous, on dit qu’il ne faut pas jouer. »
. démantèlement unilatéral de l’arsenal nucléaire.
__

Jean-Luc MELENCHON
« Plus on tarde à prendre la décision de sortir du nucléaire plus ça coûte cher en risques et en argent. C’est trop dangereux… Ceux qui prétendent que c’est une énergie d’avenir ne sont pas seulement suspects du point de vue de la lutte contre le changement climatique. Ce sont aussi des gaspilleurs d’argent public à grande échelle ! Ceux qui vous promettent le nucléaire et les renouvelables mentent. Notez d’ailleurs qu’ils ne disent pas comment ils comptent faire pour financer les deux à la fois. »
. Fermeture d’au moins 18 réacteurs dans le quinquennat en commençant par Fessenheim tout en garantissant l’emploi des salariés et leur formation pour en faire un site pilote du démantèlement.
. Abandon du « grand carénage » chez EDF, (« pour ce prix on finance intégralement le basculement sur les énergies renouvelables »).
. Abandon de l’EPR à Flamanville et du projet EPR en Angleterre, renoncement à tous nouveaux projets de réacteurs, Renoncement aux centres de stockages des déchets à Bure et dans l’Est.
. Arrêt des subventions aux énergies fossiles, Planification d’une transition énergétique vers les énergies renouvelables fondée sur la sobriété et l’efficacité énergétique pour atteindre 100 % de renouvelable à l’horizon 2050, Développement et investissement dans la recherche d’énergies alternatives et non polluantes, notamment les énergies marines renouvelables (EMR)
. Pôle public de l’énergie pour mener une politique nationale cohérente, en renationalisant EDF et Engie.
. désarmement nucléaire universel concerté des arsenaux nucléaire, en ciblant en priorité les pays les plus dotés en capacité de frappe nucléaire.
. action pour l’arrêt des mises en service de tous nouveaux réacteurs à travers le monde, qui sont potentiellement des passerelles vers la fabrication de bombes atomiques.

__

JEAN LASSALLE
« Le nucléaire est aujourd’hui intenable, il faut développer plus que jamais des énergies alternatives et promouvoir la recherche. Le nucléaire a été longtemps présenté comme une alternative, mais après l’accident de Fukushima, et alors que l’ensemble nucléaire français vieillit, nous devons reposer la question. »
. transition énergétique vers les énergies renouvelables, en s’appuyant sur les communes (mais pas d’échéancier ni de modalités pour une sortie du nucléaire planifiée), promouvoir la recherche.
. remise en cause du projet d’enfouissement à Bure. (« Bure est aujourd’hui l’exemple que notre système ne fonctionne pas, l’enfouissement de plusieurs tonnes de déchets radioactifs dans cette région lui fait porter des risques irréversibles qu’aucun territoire français ne mériterait. »)
. replacer les choix énergétiques dans le circuit de la délibération collective.
. pas d’opposition à la modernisation des deux composantes de la dissuasion nucléaire.
__

Benoît Hamon
« Je souhaite qu’on ferme les centrales nucléaires parce que le coût de la maintenance et du rallongement de leur durée de vie est extrêmement cher »
. développement d’un mix énergétique : 50% nucléaire 50% de renouvelable en 2025, passer à 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2050
. stratégie de fermeture de 18 réacteurs dans le quinquennat successivement dès lors qu’ils arrivent en fin de vie..
. maintien de l’EPR de Flamanville
. favorable à des formes d’enfouissement et de traitement dit « réversibles ». Arrêt du projet Cigeo en profondeur et  enfouissement en subsurface des déchets radioactifs réversible.
. pérennisation de la dissuasion nucléaire .
. conservation de l’arsenal de sous-marins nucléaires et modernisation de la force aérienne de dissuasion. (de qui est contraire au TNP /traité de Non-Prolifération signé par la France en 1992 s’engageant « à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire… »
. construction d’un nouveau porte-avions atomique
__

Nathalie ARTHAUD
« Je ne me prononce ni en faveur de la sortie du nucléaire, ni en faveur du maintien de cette filière. Sortir du nucléaire ? Avant tout, sortir du capitalisme… Plus encore que les dangers du nucléaire, Fukushima a démontré l’irresponsabilité d’une entreprise privée comme Tepco, prête à falsifier des rapports avec la complicité des autorités, pour ne pas amputer ses profits.   »
. cette question doit être tranchée par un débat rationnel sur les avantages et inconvénients techniques et humains du nucléaire et des solutions alternatives.
. le problème de l’armement n’est pas dans son caractère nucléaire mais dans l’irresponsabilité de ceux qui dirigent la société. Les armes de destruction massive, nucléaires ou non, constituent un danger permanent ; comme en constitue la prolifération des armes classiques.
__

François ASSELINEAU
« L’évocation de la question du nucléaire introduit un clivage inutile parmi les Français. L’UPR n’a pris position ni pour le maintien de l’électricité nucléaire en France ni pour sa suppression à terme… il serait illusoire de penser que l’on peut sortir soudainement du nucléaire. »
. poursuite du développement des sources alternatives pour diminuer graduellement le poids du nucléaire. (« il serait illusoire de penser que l’on peut sortir soudainement du nucléaire.)
. référendum sur la politique énergétique
. modernisation des composantes de la dissuasion nucléaire.
__

Emmanuel MACRON
« Arrêter le nucléaire n’est pas un choix d’avenir. On aura besoin de construire de nouvelles centrales nucléaires en France. Nous croyons au nucléaire, Le nucléaire, c’est le rêve prométhéen ! Le nucléaire est une énergie sécurisée, bon marché et décarbonée »
. poursuite de l’EPR à Flamanville et lancement de l’EPR en Angleterre
. poursuite de la construction de CIGÉO (centre de stockage en couche géologique profonde, à Bure), la « loi Macron » comporte un amendement validant l’enfouissement des déchets radioactifs
. maintien du nucléaire à 50 % à l’horizon 2025 (fermeture de Fessenheim)
.  maintien de la dissuasion nucléaire, modernisation des deux composantes (océanique et aéroportée) de la force nucléaire
__

Nicolas DUPONT AIGNAN
 » Je ne peux m’engager à promouvoir le démantèlement de notre industrie nucléaire, celle-ci assurant une indépendance non négligeable de la France et de l’Europe en matière énergétique… Les centrales nucléaires à Thorium permettront l’élimination des déchets nucléaires par transmutation. »
. pas de démantèlement de l’industrie nucléaire,
. développement du nucléaire dit de 4ème génération avec la filière EPR
. abandon de l’objectif de réduction de 50% du nucléaire, poursuite de la recherche pour « un nucléaire propre et sûr »
. plan de développement de la filière Thorium et du premier circuit d’approvisionnement en thorium (minerai radioactif relais à l’uranium finissant) sur 25 à 30 ans d’ici 2050
. maintien de la France dans le projet ITER.
. Fusionner EDF et de GDF et les renationaliser à 100 %.
.  renforcement des dispositifs de sécurité autour des centrales nucléaires (pas la sécurisation des réacteurs mais les forces militaires extérieures).
. maintenir de la dissuasion nucléaire à un haut niveau de performance.
__

François FILLON
« Le nucléaire est une énergie propre »
. prolongation de l’exploitation des centrales à 40 et 60 ans, aucune fermeture de centrale atomique
. Maintien à 75% la part de l’électricité produite par le nucléaire d’ici à 2022.
. Maintien en activité de Fessenheim.
. Renforcement des études sur les réacteurs de 4ème génération.
. Développement d’une gamme de petits et moyens réacteurs nucléaires (SMR).
. développement des véhicules électriques en s’appuyant sur la production électro-nucléaire pour les recharger.
. maintien et modernisation de la force de dissuasion nucléaire
__

Marine LE PEN
«  Garder le nucléaire, c’est le choix de l’indépendance énergétique de la France, d’une énergie qui ne pollue pas l’air, et de centrales qui peuvent parfaitement vivre pour certaines 20 ou 30 ans de plus. »
. maintenir l’énergie nucléaire à moyen terme.
. poursuite de la construction de l’EPR de Flamanville.
. maintien, modernisation et sécurisation de la filière nucléaire française. Investissement dans la recherche sur les dispositifs de sûreté nucléaire et sur le rendement des nouveaux réacteurs destinés à remplacer ceux en fin de vie.
. poursuite du « grand carénage »
. contrôle de l’État sur EDF et véritable mission de service public.
. Refus de la fermeture de la centrale de Fessenheim.
. la dissuasion nucléaire demeure le fondement de la stratégie de défense, la garantie ultime de la sécurité et de l’indépendance nationale.
__

Jacques CHEMINADE
« le nucléaire n’est pas un mal nécessaire, mais un bien indispensable… de formation d’une démocratie ».
. projets de« centrales nucléaires mobiles sur barges » et de centrales atomiques sous-marines », développement de grands centres urbains agencés autour de centrales nucléaires (« nuplexes »).
. Développement accéléré de réacteurs de la génération IV, construction de plusieurs EPR en France, conception et réalisation d’un EPR nouveau modèle en Angleterre
. Intensification de la recherche et travaux sur la fusion nucléaire, moyens accrus pour la fusion par confinement inertiel, mise en fonction commerciale de réacteurs à fusion thermonucléaire contrôlée
. Financement d’une filière de réacteurs nucléaires à sels fondus de thorium
. Développement de sur-réacteurs (utiliser les déchets actuels pour en faire des combustibles).
. Refus de la fermeture de Fessenheim.
. moratoire sur les subventions aux énergies renouvelables
. accélération de la modernisation de l’arme atomique, et priorité aux armes laser (tel le laser Mégajoule) et à « bouffée de particule ».
__
Fermez le ban !
Commentaires
1. Le lundi 27 mars 2017, 20:12 par anne jordan
excellente analyse des positions en présence !
merci , je transfère§

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MAIN – Mouvement pour l’arrêt immédiat du nucléaire

http://m-ain.org
Voici un message que nous adressent des amis français ce 21 mas 2017.
APAG2

Bonjour,
Tout d’abord merci à toutes celles et ceux qui ont déjà envoyé leur mise en demeure à l’ASN !
Ce message pour ces dernierEs les incite à diffuser l’action sans modération.
Pour celles et ceux qui n’auraient pas encore participé, haut les cœurs, il est encore temps !

-+-+-+-+-+-

Nous y sommes condamnés ! Rien, désormais, ne peut faire barrage à l’accident majeur*. L’accident majeur ? Pour nous c’est très simple … Pour l’exemple, la centrale du Tricastin : un article paru sur le site de la coordination antinucléaire du sud-est titré : « Centrale atomique du Tricastin : 2017 l’année de tous les dangers » exprime parfaitement ce qui va advenir de nous, simples quidams.
Le scénario est, bien sûr , à reproduire à Paluel, Penly, Nogent, Fessenheim, Gravelines…
Alors, quoi ?
Explosion comme à Fukushima, rejets de polluants hautement radioactifs dans l’atmosphère. La vallée du Rhône a une spécificité hors du commun : « Le Mistral ». En quelques minutes, les contaminants radioactifs cancérigènes seront disséminés, non seulement jusqu’à la mégalopole de Marseille, mais, sur le parcours du vent, jusqu’aux Alpes Maritimes, déjà hautement contaminées par Tchernobyl. La MORT est déjà en chemin. Le nuage mortel va également s’étendre en Languedoc, jusqu’aux confins de l’« Occitanie ». Tous les aliments, l’air et l’eau, seront contaminés.
RIEN, mais RIEN ne peut faire obstacle à cette inévitable horreur.
Rien n’est à attendre des pouvoirs publics, bien sûr inféodés au lobby. Rien n’est non plus à attendre des militants antinucléaires, qui, quand ils ne donnent pas, comme beaucoup, leur aval inconditionnel aux organismes institutionnels (ASN, IRSN, … ), sont totalement immergés dans leur activisme malheureusement inaudible, et ignoré de l’immense majorité de la gent médiatique.
Que faire, donc, à part attendre l’inéluctable, à savoir les enfants à l’école avec un dosimètre, comme au Japon, des agriculteurs bio désormais contraints de mesurer les doses de leurs productions en becquerel, et les innombrables morts, quasi immédiats, à proximité de l’accident, ou plus sournoisement et échelonnées dans le temps, les maladies et décès dans les zones plus éloignées de l’épicentre de l’accident… ?
Eh bien rien, vraiment rien !!!
Sinon, peut-être, un infime espoir d’empêcher cela pour nous, pour nos enfants : MAIN !
Qu’est-ce que MAIN, et pourquoi participer, pour ceux qui ne l’auraient pas encore fait?
•    JE suis un habitant de cette planète !
•    JE refuse la perspective inéluctable de la contamination de notre environnement, que ce soit aujourd’hui, par les rejets de centrales qui tuent nos adultes et nos enfants, ou demain par l’accident majeur qui apportera la désolation et la mort .
•    JE me tourne vers LES SEULS ORGANISMES susceptibles d’arrêter le massacre.
•    JE fais l’effort de m’inscrire, de recevoir mon mot de passe, de me connecter, d’enregistrer mes coordonnées ET d’imprimer et envoyer par la poste ma lettre de mise en demeure à l’Autorité de Sûreté Nucléaire. Autrement dit, MOI, simple citoyen, j’interpelle formellement l’ASN pour qu’elle m’évite l’irrémédiable. Le seul rôle de MAIN est, dans un premier temps, d’organiser l’action en générant le courrier de mise en demeure et, ultérieurement, de générer le courrier de plainte devant le Procureur de la République. Parallèlement à cela MAIN se charge de médiatiser l’action par l’envoi des lettres de mises en demeure à plus de 5000 organismes de presse, et d’en informer les personnalités politiques.
•    Je suis bien conscient que cette action n’a que trèèèès peu de chances d’avoir un effet. Seul le nombre, et donc la détermination, peuvent faire de l’ombre au lobby, et, peut-être, empêcher l’innommable.
•    Pour répondre à des questions souvent posées, les plaintes pour « mise en danger délibérée de la vie d’autrui » auprès du Procureur de la République de votre circonscription juridique, bien que « blindées » par un avocat conseil compétent, seront majoritairement « classées sans suite ». Néanmoins, RIEN n’empêche un Procureur, épris d’indépendance, de « poursuivre ». Nous n’y comptons pas, habitués à la soumission de la justice à l’ordre établi, mais sait-on jamais ?.
•    Seul le nombre, et la médiatisation de ce nombre, peut, peut-être permettre à cette initiative d’avoir un avenir. Si toutefois vous avez de la détermination et ne lisez pas ce message comme une sollicitation comme une autre, vous vous devez de participer car nos enfants, peut-être, quand l’accident majeur sera là, nous accuseront de n’avoir pas … essayé, sachant que l’opération ne vous coûtera que quelques minutes.
•    Les institutions, hostiles à ce type d’action, font tout pour l’empêcher. Typiquement , les mails d’inscription de « mainActeurs » contenant les mots de passe sont classés en « spam », essentiellement par Orange, que MAIN met en demeure de cesser cette discrimination. Si vous ne recevez pas vos identifiants, contactez-nous (main arrobas m ain.org ou gilbert.tallent arrobas wanadoo.fr) pour toute aide technique. Pour ceux qui n’ont rien reçu, et savent y accéder, consultez vos dossiers « indésirables ». Ce mail ne contient aucun lien « cliquable » afin de limiter, autant que faire se peut, le classement en spam.
•    Ne comptant pas sur les militants antinucléaires, pour participer ou relayer cette initiative, nous avons cependant eu l’agréable surprise de voir Independant Who, appeler à participer à l’initiative de MAIN lors de son AG de fin février ! Pour mémoire cette merveilleuse ONG, depuis Tchernobyl, maintient une vigie silencieuse devant le siège de l’OMS, pour protester contre les millions de morts liés au nucléaire. Vous trouverez aussi, sur le site de cette ONG, (pas de lien cliquable dans ce message pour en limiter la discrimination), référence à l’initiative de Chris Busby, qui s’apparente par sa forme à celle de MAIN en interpellant les autorités de sûreté nucléaires européennes, comme la législation le permet. Ce scientifique président du CERI (Comité européen sur les risques de l’irradiation) constitué en 2005, pour réaliser, à la demande des instances européennes, un rapport concernant les conséquences du nucléaire sur la santé et la mortalité.
•    Bien entendu, les mouvements « antinucléaires » français, bien qu’étant amplement sollicités, ignorent superbement l’initiative de Chris Busby comme celle de MAIN.
•    Nous avons eu aussi, bien sûr, les inévitables réactions sur le « retour à la bougie ». Pour ces personnes, il eût sans doute été bon de mettre en demeure l’ASN d’arrêter les installations nucléaires de notre pays … en 2050, comme le préconisent certains scenarii.
Cela n’a pas de sens.
Ou bien il y a danger imminent, et l’ASN DOIT ordonner l’arrêt des installations nucléaires de ce pays, ou bien il n’y a pas de danger (ce que nie l’ASN), et alors, continuons sans rien changer, et attendons l’accident majeur. Les solutions techniques à la mise à l’arrêt immédiat ou « quasi immédiat » des centrales existent bien sûr, n’en déplaise aux contempteurs de la bougie. Il y faut un brin de courage politique, bien sûr, gérer la transition en favorisant la construction, par exemple, de petites centrales à gaz en cogénération près des grands ensembles (rendement 98%). Actuellement chauffés électriquement (ce qui est une aberration technique) pour absorber la surproduction des centrales nucléaires qui fonctionnent « en base » et sont incapables de gérer les pics de demande, ces grands ensembles, qui abritent des personnes souvent démunies devant le prix de l’électricité, pourraient être autonomes en électricité et en chauffage. De multiples solutions intermédiaires existent pour permettre d’attendre le « tout renouvelable » dont l’ADEME estime l’hypothèse tout à fait réaliste. Il y faut de la recherche sur le stockage de l’énergie, et le minimum de courage politique pour éviter d’être le dirigeant qui a permis l’accident majeur et la désolation. Dans cette affaire, il n’y a pas de couleur politique, puisque des pays « capitalistes » abandonnent l’atome, des pays dits « socialistes » y souscrivent. BREF, n’attendons pas la révolution pour tenter d’empêcher la survenue de l’horreur nucléaire.
Il nous faut quand même rappeler que la vie sur cette vieille planète n’a pu jaillir qu’après la disparition des réacteurs nucléaires « naturels », il y a 2 milliards d’années (OKLO au Gabon qui a fonctionné pendant plusieurs millions d’années). Il semble donc probable que la vie n’ait effectivement pu apparaître qu’à la suite de la baisse naturelle de radioactivité intense qui a régné sur notre monde pendant ces millions d’années, lorsque le « combustible » a fini par être « épuisé ». La réactivation de ces contaminants et irradiants terrifiants sont l’apanage de nos sociétés modernes, imbues de leur « domination » de la nature. Il faut rappeler que ce poison mortel qu’est le plutonium (300 000 ans de durée de vie et d’irradiation mortelle), prolifère de nos jours -alors qu’il avait totalement disparu- grâce à nos brillants chantres de l’atome!

•    Nous avons même eu des réactions de « militants » méprisant l’initiative de MAIN sous prétexte que l’action associée, et, elle, purement symbolique et bien sur optionnelle, de « grève de la procréation », n’avaient pas grâce à leurs yeux. Je plains ces ci-devant « militants » et leur fermeture d’esprit. Il faut d’ailleurs préciser que MAIN s’est constitué autour de l’action juridique partagée de procédure contre l’ASN. L’action de « grève de la procréation » a été intégrée au site suite à une rencontre d’antinucléaires été 2016, et qu’on peut rajouter à ce triste constat, que l’auteure du « Manifeste des femmes » n’a pas, à ce jour, signé sa mise en demeure, ni sa déclaration de « grève de la procréation ». Nous sommes de drôles de mammifères …
•    Il n’y a pas de « date limite » ! Certains d’entre vous ont eu peur d’être « hors délai ». Pas du tout : le délai de 3 mois minimum, c’est entre l’envoi de votre mise en demeure et la plainte. Le site gère la rédaction automatique de la plainte et le délai depuis votre mise en demeure.
Alors, mes semblables en humanité, Rendez-vous sur le site m-ain.org. N’attendez pas, le temps en zone non contaminée nous est compté!
Mars 2017, Gilbert Tallent

* Tout le monde sait que :
•    Il n’y a plus d’argent pour assurer la sécurité des Installations Nucléaires,
•    les organismes intervenant au titre de la « sûreté » sont des instruments du lobby.
•    l’origine de l’accident est impossible à prévoir. Tchernobyl, Three Mile Island, Fukushima, … et autres accidents non répertoriés, sont toujours survenus de manière totalement … imprévisible par les scenarii.
•    Un certain nombre de pièces sont exclues des contrôles de sécurité car « elles ne peuvent pas connaître de problèmes »… par exemple les cuves… Ah Ah !
•    Les personnels qui « assurent » la sécurité sont des sous-traitants de sous-traitants de sous-traitants, de moins en moins formés, de moins en moins payés, de plus en plus dangereux, irradiés voire contaminés.
•    Bref, on va y avoir droit bientôt ;-((((

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Fessenheim : « La France est engagée dans une impasse énergétique », selon l’Observatoire du nucléaire

Source : http://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/fessenheim-la-france-est-engagee-dans-une-impasse-energetique-selon-l-observatoire-du-nucleaire_2093763.html
12 mars 2017

Stéphane Lhomme, directeur de l’Observatoire du nucléaire, s’est indigné, dimanche sur France-info, de la promesse non-tenue par François Hollande, quant à la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin).

Entre 700 à 1 000 militants anti-nucléaires ont manifesté, dimanche 12 mars, à Fessenheim, dans le Haut-Rhin, pour réclamer la fermeture de la doyenne des centrales nucléaires françaises.
Stéphane Lhomme, directeur de l’Observatoire du nucléaire, organisme indépendant, a dénoncé, dimanche sur France-info, une promesse de François Hollande qui « ne sera pas tenue ». Il a également déploré la politique énergétique de la France, située « dans une impasse ».

France-info : François Hollande avait inscrit, dans son programme de campagne en 2012, la fermeture de Fessenheim. Où en est-on aujourd’hui ?
Stéphane Lhomme : Pour le moment, on a aucune garantie que la promesse présidentielle sera respectée. Bien au contraire, il est évident maintenant qu’elle ne sera pas tenue. Dans les années à venir, de nombreux réacteurs vont fermer en France. Non pas pour des raisons de courage politique, mais tout simplement parce que les réacteurs français, à commencer par ceux de Fessenheim, sont maintenant dans un état de délabrement avancé. EDF, qui est en situation financière catastrophique, ne va plus du tout avoir les moyens de continuer à les entretenir. La seule question est de savoir si on va les fermer avant une catastrophe ou en situation de catastrophe comme au Japon. Il faut rappeler que les 54 réacteurs du Japon ont été arrêtés suite à la catastrophe de Fukushima.
La fermeture est engagée. Le Conseil d’administration d’EDF a approuvé le protocole d’indemnisation du groupe par l’État, actionnaire majoritaire. Cela ne suffit pas ?
Tout ce qui a été fait actuellement est réversible en 10 minutes par n’importe quel gouvernement qui prendra la suite. Pourtant François Hollande avait des moyens de pression très importants sur EDF. L’énergéticien connaît de très graves problèmes sur deux autres réacteurs. Il ne les a absolument pas utilisés. Tout ça n’est que du bluff. Il n’y a rien derrière.
Quelles sont les inquiétudes sur ce dossier des centrales ?
Les réacteurs français sont truffés de pièces défectueuses. Un certain nombre de réacteurs ont malheureusement été redémarrés cet hiver tout simplement parce qu’il faisait froid. L’Autorité de sûreté nucléaire a baissé pavillon devant EDF. Elle a autorisé la relance de ces réacteurs avec des procédures de fonctionnement abracadabrantesque pour qu’EDF puisse faire fonctionner ses réacteurs en période de froid. Globalement, les réacteurs sont très anciens et dans un état de délabrement avancé pour certains d’entre eux. La France est engagée dans une impasse énergétique. On prolonge la durée de vie des réacteurs en mettant en danger la population. Ces prolongations ne vont pas pouvoir durer éternellement. On arrive au bout d’une impasse. Il y a un mur et malheureusement on continue d’accélérer. Le système nucléaire français ne sait plus s’arrêter.

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Norvège: Une centrale nucléaire a fuité, et pas qu’un peu….

Norvège: Une centrale nucléaire a fuité, et pas qu’un peu….
Publié le 10 Mars 2017 par France Révolution
http://france-revolution-investigative-reporter.over-blog.com/2017/03/norvege-une-centrale-nucleaire-a-fuite-et-pas-qu-un-peu.html

Nils Bøhmer, physicien nucléaire auparavant auprès de l’Autorité norvégienne de protection contre les rayonnements (NRPA) , le 3 mars 2017 : Le 25 octobre a rapporté l’émission d’iode radioactif du réacteur Halden [en Norvège] … L’émission d’iode a commencé Lorsque l’IFE [Institut de technologie de l’énergie] aurait dû s’occuper du combustible endommagé dans la salle du réacteur . Cela a conduit à une libération de substances radioactives via le système de ventilation … Le lendemain, le NRPA a effectué une inspection inopinée de l’IFE. 
La situation n’était pas encore résolue et les radiations libérées étaient toujours en cours … Le système de ventilation a ensuite été fermé pour limiter les rejets dans l’environnement. Ceci, à son tour, a créé des problèmes plus graves … 

L’air pressurisé a maintenu les vannes dans le système de refroidissement du réacteur ouvert, ce qui à son tour a arrêté la circulation de l’eau de refroidissement. Dans les jours qui ont suivi, le NRPA a continué de surveiller la sécurité du réacteur et a reçu un avis de l’IFE selon lequel le réacteur était dans un état très spécial. 

Ce qui signifiait que l’IFE avait découvert des fluctuations de température dans le réacteur indiquant une augmentation du flux de neutrons dans le noyau, et avec cela le danger de formation d’hydrogène. Bellona voudrait noter que la formation d’hydrogène dans le noyau du réacteur a conduit à une série d’explosions à la centrale nucléaire de Fukushima … 

L’IFE a donc dû demander au NRPA la permission d’ouvrir les vannes à nouveau, même si cela signifiait libérer le rayonnement au public … Il semble que [l’IFE] n’a pas compris la gravité de la situation … [Nous, à Bellona, sommes] préoccupés par le fait que le coeur du réacteur peut devenir instable en fermant les bouches d’aération. La formation d’hydrogène dans le coeur du réacteur est très grave , comme Fukushima a montré … 

Rapports des médias après la fuite initiale:
L’indépendance : une fuite radioactive a été signalée dans un réacteur nucléaire norvégien … Le personnel de l’installation a été évacué immédiatement après l’incident … « Nous allons étudier comment cela pourrait se produire et pourquoi nous n’avons été avertis que le lendemain », a déclaré l’agence dans un communiqué. Son chef de la sécurité, Per Strand, a ajouté: « Nous avons besoin de recueillir plus d’informations … Mais nous ne sommes pas heureux avec la situation, que nous n’avons pas été avertis immédiatement » …
Le Local (Norvège): Ceux qui étaient dans la salle du réacteur pendant l’incident ont été évacués quand une alarme a retenti . Les travailleurs ont depuis été de retour dans la salle dans une tentative d’identifier la cause et l’étendue de la décharge radioactive … » Notre objectif maintenant est que l’IFE obtient la fuite a cessé , » dit Per Strand NRPA directeur …
NBC News : Le réacteur nucléaire de Norvège coule de l’iode radioactif: Des responsables … « Bien sûr, c’est une situation malheureuse, mais il y a un faible risque environnemental », a déclaré Per Strand, directeur général adjoint de la NRPA … « Ce n’est pas le genre de fuite que nous voulons. »
Voix de l’Amérique: « Les responsables de l’usine ont dit qu’une panne technique pendant la manutention du combustible a mené à la libération de l’iode-131 et -132 radioactifs à la salle de réacteur. Ils ont dit que le personnel a été immédiatement évacué » …
Voir aussi: Les officiels avertissent que le nuage radioactif mystérieux se propage – Les autorités « déconcertées » sur la libération … « pourraient indiquer la fuite de la centrale nucléaire » – Les particules « très radioactives » 

Visionnez une émission diffusée sur la radioactivité de Halden ici 

Source Enenews 

Autre source Bellona.org (en anglais) 

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En France Redémarrage des réacteurs nucléaires défectueux : le Conseil d’Etat est lui aussi soumis au lobby nucléaire

Observatoire du nucléaire
observatoire.du.nucleaire@listes.rezocitoyen.org
6 mars 2017

 L’ASN * se plie aux exigences d’EDF ** et accorde le redémarrage de réacteurs non conformes
 Le Conseil d’Etat *** valide les bricolages concoctés par EDF et l’ASN

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DERNIÈRE MINUTE : Saisi en urgence par l’Observatoire du nucléaire, le Conseil d’Etat a finalement autorisé EDF à exploiter les réacteurs dotés de générateurs de vapeur défectueux.
L’Observatoire du nucléaire déplore que personne dans ce pays, pas même le Conseil d’Etat, ne prenne ses responsabilités pour empêcher EDF d’exploiter des réacteurs nucléaires dans des conditions anormales et l’ASN d’accorder des dérogations insensées.
Pour mémoire, la plainte en justice déposée par l’Observatoire du nucléaire, dans l’affaire des pièces défectueuses et des certificats falsifiés, vise aussi l’ASN, coupable de n’avoir rien vu ou, pire, rien dit pendant des années.
Les réacteurs nucléaires sont dangereux même lorsqu’ils sont exploités correctement, il est donc insensé, sous prétexte qu’il fait froid, de les exploiter dans des conditions relevant d’un étrange bricolage. La catastrophe nucléaire, ça n’arrive pas qu’aux autres…)

Rappel communiqué du 22 décembre 2016
L’Observatoire du nucléaire alerte les citoyens sur la situation ubuesque et irresponsable qui prévaut actuellement concernant le fonctionnement des réacteurs nucléaires français.
Pour mémoire, depuis avril 2015, les révélations se multiplient concernant des pièces mal fabriquées par Areva au Creusot et par le japonais Japan Casting & Forging Corp (JCFC).
Outre la question cruciale de la cuve du réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche), il est apparu que de nombreux réacteurs actuellement en service sont dotés de générateurs de vapeur non conformes, susceptibles de rompre et de causer une catastrophe nucléaire.
Une douzaine de réacteurs sont actuellement arrêtés pour vérifications or, sous la pression d’EDF qui est obligée d’importer de grandes quantités d’électricité, l’ASN autorise de façon irresponsable la remise en marche de ces réacteurs.
C’est ainsi le cas du réacteur Dampierre 3, relancé hier mercredi, et des réacteurs Tricastin 3 et Gravelines 2 dont la remise en service est annoncée pour demain vendredi. ****
Or l’ASN ne publie pas ses autorisations, ce qui a pour effet d’empêcher qu’elles soient contestées en justice : de toute évidence, l’ASN protège les intérêts industriels avant la sûreté des citoyens, et bafoue les droits de ces derniers en les empêchant d’exercer les recours qu’ils ont pourtant le droit de lancer.
L’Observatoire du nucléaire, qui veut contester en justice les autorisations de relance des réacteurs, dénonce le jeu de l’ASN et exige la publication des autorisations dès qu’elles sont signées, afin que les recours légitimes puissent être mis en oeuvre.
———————————————————————————————
* Autorité de surveillance nucléaire.
** Electricité de France.
*** En France, la plus haute juridiction administrative.
****Dans les démonstrations de sûreté, la rupture de la cuve ou d’un générateur de vapeur est dite « exclue », ce qui signifie… qu’il ne faut surtout pas qu’elle se produise : il n’y a alors aucune parade possible et c’est la perspective d’une catastrophe qui peut être de la gravité de celles de Tchernobyl et Fukushima.

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Explosion à la centrale nucléaire de Flamanville

Questions sur les centrales nucléaires fonctionnant

avec des générateurs de vapeur défectueux

Source : Observatoire du nucléaire

http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article324

9 février 2017

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L’explosion qui s’est produite ce matin à la centrale nucléaire de Flamanville a entraîné l’arrêt immédiat en urgence d’un réacteur. Cet évènement illustre de façon cruciale la situation insensée qui prévaut actuellement dans de nombreuses centrales françaises.

En effet, il a été montré ces derniers mois que la majorité des réacteurs d’EDF fonctionnaient avec des pièces défectueuses, parfois couvertes par des certificats de « sûreté » falsifiés. En particulier, 18 réacteurs sont dotés de générateurs de vapeur présentant de zones de grande de fragilité du fait d’une concentration anormale de carbone dans les parois en acier.

De façon insensée, sous prétexte qu’il faisait froid et qu’il fallait produire plus d’électricité, l’Autorité de sûreté nucléaire a autorisé EDF à remettre en service ces réacteurs défectueux en échange de quelques engagements peu contraignants.

Il s’agit de « mesures compensatoires », en particulier de faire monter et descendre en température les réacteurs de façon beaucoup plus lente que d’ordinaire, à savoir 14° par heure au lieu de 28°. Ces mesures sont accompagnées de « dispositions complémentaires » supposées éviter les situations au cours desquelles les générateurs de vapeur seraient amenés à rompre

Or, l’évènement de ce matin à Flamanville montre que ces pauvres « bricolages » peuvent être balayés en une seconde lors d’un évènement accidentel qui entraine l’arrêt immédiat du réacteur et peut, de fait, causer la rupture du générateur de vapeur.

Pour mémoire, la rupture d’un générateur de vapeur est dite « exclue » dans les démonstrations de sûreté, ce qui signifie… qu’il ne faut surtout pas qu’elle se produise : il n’y a alors aucune parade possible et c’est la perspective d’une catastrophe qui peut être de la gravité de celles de Tchernobyl et Fukushima.

Le 18 janvier dernier, saisi en urgence par l’Observatoire du nucléaire, le Conseil d’Etat s’est montré tout aussi défaillant et irresponsable que l’Autorité de sûreté nucléaire et a autorisé EDF à exploiter ses réacteurs dans ces conditions qui prêteraient à rire si ce n’était pas notre vie qui était en jeu.

Aujourd’hui encore, les Autorités se gargarisent de ce que l’incident n’aurait entrainé « aucun risque radiologique » (ce qui reste à prouver) et n’ont aucunement l’intention de tirer les enseignements de cet évènement qui résonne comme un véritable avertissement…

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Désastre nucléaire en France

Réflexions concernant la votation sur l’initiative populaire fédérale «Sortir du nucléaire»
par
Ernst Pauli
Ingénieur diplômé
Source : Horizon et Débats
C.P. 729, CH-8044 Zurich
28 novembre 2016
http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/HD_27_2016.pdf

Il n’est pas facile d’en trouver trace dans nos médias, bien que le sujet pourrait faire la une des journaux: 21 des 58 réacteurs nucléaires français sont actuellement à l’arrêt.1 Un tiers des centrales nucléaires françaises ne produisent pas d’électricité. Normalement, les centrales nucléaires sont déconnectées du réseau une fois par année pour l’entretien, le remplacement des barreaux de combustibles et d’éventuelles modifications. Evidemment, on répartit la période de maintenance tout au long de l’année de sorte à ce qu’une capa- cité suffisante pour la production d’électricité soit à tout moment disponible. Cependant, les arrêts actuels n’avaient pas été prévus, mais ont été décrétés, comme mesure préventive pour protéger la population, par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), l’organisation de contrôle correspondant en Suisse à l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).2
Certaines installations ont été mise hors service directement par décret, d’autres en période de maintenance sont soumises à des contrôles supplémentaires prolongeant ainsi la phase d’ entretien pour plusieurs mois. Depuis 18 ans, les centrales nucléaires françaises n’ont plus produit aussi peu d’électricité qu’actuellement; et c’est particulièrement en hiver que la demande de courant augmente le plus.
La pénurie est vaincue par l’exploitation des centrales électriques à combustibles fossiles en France, et avant tout par les importations de courant provenant de l’Allemagne. L’Allemagne possède une grande capacité de centrales électriques en réserve et peut fournir suffisamment d’électricité. Les lumières en France ne s’éteindront donc pas malgré la quantité critique de fermetures de centrales électriques. Cependant, depuis septembre, les indices des prix moyens mensuels d’ électricité à J+1 à la bourse européenne d’électricité (EPEX SPOT SE) de Paris ont augmenté d’un facteur d’environ 21⁄2 pour atteindre 7,5 centimes d’euros par kWh.
L’ASN réagit aux failles de sécurité
Dans la nouvelle centrale électrique française de Flamanville, on a trouvé des anomalies dans l’acier utilisé dans des parties déjà installées de la cuve du réacteur. La teneur en carbone est plus élevée que spécifiée et peut donc mener à une friabilité des composants sous pression et sous température. La résistance à la rupture des matériaux n’est pas atteinte. Des fuites et la libération de radioactivité pendant l’opération du réacteur ne peuvent pas être exclues. Au cours de ces premiers examens et conclusions à Flamanville, se sont avérés d’autres indices d’irrégularités et de manipulations lors de la certification des aciers pour les cuves de réacteur et les générateurs de vapeur installés actuellement dans les centrales nucléaires françaises. Le 25 octobre 2016, une audition parlementaire a eu lieu sur la base de ces résultats, lors de laquelle les irrégularités dans de nombreux réacteurs français ont été présentées.3 Les analyses ont encore été élargies avec le résultat mentionné ci-dessus. Actuellement, on examine les documents de production et de contrôle de la qualité de 9000 composants construits dans la société métallurgique française Le Creusot et dans d’autres sociétés similaires.4 Les premiers résultats montrent des écarts dans les spécifications prescrites d’aciers utilisés mais également des documents de contrôle de qualité manipulés. Il faut supposer que dans les années 1960 des composants des centrales nucléaires suisses ont été construits dans des circonstances similaires et que la qualité de ces composants n’est éventuellement pas garantie.
L’ ASN a tiré des conséquences claires de ces conclusions. Chapeau bas devant les fonctionnaires et ingénieurs qui ont tiré, douloureusement, des conclusions claires des connaissances acquises jusqu’à présent. Ils ont mis à l’arrêt un nombre considérable de centrales nucléaires peu fiables et ont ordonné des investigations exhaustives.
Quelle en est
la signification pour la Suisse?
Une semaine avant le vote sur l’initiative populaire fédérale «Sortir du nucléaire», une grande clameur devrait s’élever des médias suisses suite à de tels événements. Après avoir déjà trouvé des défauts surprenants à Beznau 1, provenant, selon Axpo, de la production de la cuve du réacteur construit dans les années 1960, d’autres centrales nucléaires pourraient également être affectées. Cependant, il règne un étonnant silence. Aucune information sur ce sujet ne se trouve dans les médias traditionnels, et même lors de recherches actives sur Internet par une personne connaissant bien le domaine de l’énergie nucléaire, les informations ne se découvrent que par hasard. Dans le cadre de la votation sur l’initiative «Sortir du nucléaire», les citoyens devraient être informés au sujet de la sécurité des centrales nucléaires suisses et de la situation des centrales nucléaires françaises. Pensons seulement à la centrale de Fessenheim, située près de la frontière suisse! La nouvelle situation française souligne que les rapports de sécurité sou- vent cités concernant les centrales nucléaires sont une fois de plus que du camouflage. Après 30, 40 ans ou plus, on découvre soudain des défauts de matériel et de qualité ainsi que des manipulations. L’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) – selon ses propres dires toujours en étroit contact avec les collègues des autres pays – se tient plutôt très réservée concernant la situation en France.
Les problèmes de Beznau 1 sont connus et ont abouti à l’arrêt du réacteur depuis mars 2015. Cependant, ils apparaissent maintenant encore sous un autre jour. Mühleberg, avec son enveloppe de refroidissement réparée provisoirement a été mis à l’arrêt par les opérateurs eux-mêmes. Que reste-t-il encore de normal dans une telle situation? Si les centrales nucléaires suisses continuent à être exploitées, peut-être en tout encore 60 ans au-delà de la sortie «programmée» de l’énergie nucléaire, on risque bien d’être confronté à de mauvaises surprises, telles celles survenues actuellement en France.
Les arguments avancés lors des discussions sur la votation ne sont pas corrects
Dans le débat public sur la sortie du nucléaire et même dans les documents de vote, l’argumentation réside dans l’impossibilité de mettre les centrales nucléaires à l’arrêt, car sinon les exploitants pourraient adresser à la Confédération des demandes de dommages et intérêts de plusieurs milliards. Puis, on explique que le remplacement de l’énergie nucléaire par du «courant sale» produit au charbon aggraverait le bilan de CO2. Les aspects de la pollution par les rayonnements radioactifs, les énormes dégâts survenant lors de l’extraction de l’uranium et le problème non résolu du stockage définitif ne sont jamais traités. Les gros risques de l’énergie nucléaire – les documents manquants ou les rapports de sécurité établis avec des données manipulées – sont dissimulés en toute connaissance de cause. Il reste un goût amer face au débat politique sur la sortie du nucléaire. L’Etat et ses autorités doivent s’acquitter de leur tâche de prévention auprès du citoyen, face aux risques de
l’énergie nucléaire, aux omissions et manipulations connues et face au danger potentiel et la menace en résultant pour la population. Ces réalités pèsent plus lourdement dans la balance que toutes les autres considérations.
On nous dit ne pas pouvoir remplacer le courant produit dans les centrales nucléaires suisses assez rapidement par les énergies renouvelables. Pour combler le manque, tel qu’il est décrit dans la Stratégie énergétique 2050, il faudrait davantage de temps que celui imposé par la «sortie programmée». Cependant, de nombreux, parfois grands projets hydroélectriques en Suisse sont actuelle- ment bloqués pour des raisons économiques. Les nombreuses initiatives photovoltaïques prévues par des particuliers attendent d’ obtenir les subventions. Il n’existe pas encore de dynamique pour combler le plus rapidement possible ce manque dans la production, mais elle devrait être initiée par des directives poli- tiques. La seule voie pour éviter un désastre nucléaire comme actuellement en France sont la rapide mise hors service définitive des centrales nucléaires et un développement accéléré des énergies renouvelables propres. (Traduction Horizons et débats)
1 Internationale Ärzte für die Verhinderung des Atomkrieges – Ärzte in sozialer Verantwortung e.V. (IPPNW). Fehlerhafte Stahlbauteile stürzen französische Atomindustrie in die Krise. 14/11/16, http://www.ippnw.de
2 Buchsbaum, Lee. France’s Nuclear Storm: Many Power Plants Down Due to Quality Concerns. 1/11/16, http://www.powermag.com
3 Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Hearing of the Parliamentary Of ce for the Evaluation of Scien- ti c and Technological Choices on the anoma-
lies and irregularities detected on nuclear pressure equipment. 3/11/16, http://www.french-nuclear-safety.fr
4 De Beaupuy, François. Areva Said to Extend Probe of Le Creusot Forge Irregularities. 3/10/16, http://www.bloomberg.com

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Faire plus que le plein de voix à Genève : Ce que vous pouvez faire aujourd’hui.

OUI à la sortie programmée du nucléaire

Genève, le 17 novembre 2016

Faire plus que le plein de voix à Genève :

Ce que vous pouvez faire aujourd’hui.

 

 

Chers membres et sympathisants de Sortir du nucléaire,

 

Pour que la Suisse sorte du nucléaire, notre rôle à Genève est de compenser la pénurie de voix qui menace au niveau national.

 

A Genève le comité unitaire pour la sortie du nucléaire a réalisé ses propres prises de position et affiches: « Séniors pour la sortie programmée du nucléaire » et « Entrepreneurs pour la sortie programmée du nucléaire ». Nous avons tenu 8 réunions de coordination, organisé une vingtaine de stands et de tractages (Cornavin, Bel-Air, université), participé à la réalisation du tout-ménage (toutes communes sauf Genève ville), adressé une lettre aux élus des 45 communes genevoises, organisé des annonces dans la Tribune avec un appel de personnalités de centre-droite et communes.

 

Ces derniers jours précédant le vote sont décisifs. Parce que les indécis votent en dernier. Parce que des personnes nous approuvent mais ne voteront que si on le leur demande.

 

Nous vous invitons, aujourd’hui même, à lister les personnes qui dans votre entourage font partie des politiquement passifs, dites leur avec vos mots pourquoi ce vote est capital et demandez leur de remplir et renvoyer leur enveloppe de vote ! Vous pouvez utiliser des cartes annexées par exemple.

 

Nous vous demandons aussi de contribuer à financer la dernière semaine de campagne (BV annexé). Tout don sera le bienvenu, pour permettre de financer des annonces supplémentaires. Apparemment nous sommes sur le ballant et la majorité pourra basculer vers le oui ou le non. Merci de nous aider à assurer un maximum de voix positives !

 

Voici les coordonnées bancaires de l’association Sortir du nucléaire qui fait office de compte de campagne : CCP: Initiatives Sortir du Nucléaire 1211 Genève  / 10-19179-8

 

Meilleures salutations, pour le comité unitaire genevois (entièrement composé de bénévoles):

 

 

Sophie Desbiolles – Olivier Amrein – Jérôme Montessuit – Eric Peytremann – Philippe de Rougemont – Mathias Schlegel – Florian Martenot – René Bonard – Max Schneider – Jacqueline Lecoq – Delphine Klopfenstein – Stéphane Baratelli – Thomas Viatte – Philippe Meyer de Stadelhofen – Ivo Rens

 

 

 

PS: Nous envoyons d’office une attestation à partir de 50.- de donation, à joindre à votre déclaration d’impôts annuels pour déduction.

Comité unitaire pour la sortie programmée du nucléaire.

c/o Sortir du nucléaire * Case postale 9 * 1211 Genève 7 * 076 693 62 93

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Vivre dans le jardin nucléaire avec Ethos, un crime contre l’humanité

par

Pierre Péguin, automne 2016

Source : Fukushima 福島第一 a publié le nouvel article : Vivre dans le jardin nucléaire avec Ethos, un crime contre l’humanité

Publié par Pierre Fetet. Sur le blog susmentionné.

Cet article de Pierre Péguin a été publié le 7 novembre 2016 sur le site de la Coordination Antinucléaire Sud-est. Il explique ce qu’est le programme Ethos pour les pays contaminés actuels et futurs.

 

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Cet article de Pierre Péguin a été publié le 7 novembre 2016 sur le site de la Coordination Antinucléaire Sud-est. Il explique ce qu’est le programme Ethos pour les pays contaminés actuels et futurs. 0,56 µSv/h dans une maison pour cette famille de l…

 

Pour reprendre les termes d’une récente tribune libre*, les aménageurs de la vie mutilée (vie dite aussi demi-vie**), prétendent que la contamination, dangereuse en principe, s’avérerait en fait inoffensive dans la vie réelle. C’est un mensonge d’une extrême violence, une insulte aux proches des victimes et aux survivants, dans le but de restreindre les évacuations et les mesures de protection, exposant ainsi les populations touchées aux terribles dégâts sanitaires. C’est un crime.

Il s’agit donc d’endiguer l’horreur des effets de la contamination en la camouflant, en prétendant qu’on peut échapper au danger en s’y confrontant, en gérant sa peur.  Car il s’agit bien en effet de bloquer toute velléité d’hérésies remettant en cause la religion de l’atome, et pour cela d’emplir discrètement les hôpitaux de malades et les cimetières de victimes, plutôt que d’évacuer et de soigner les populations des terres devenues inhabitables. Pas question donc de reconnaître l’inhumanité et la terrible dangerosité de l’atome.

Dans ce qui suit on va voir comment et pourquoi tout est fait pour cacher le crime atomique et ce qu’il en coûte aux populations, avec une grande responsabilité de la nucléocratie française et en particulier de deux de ses principaux représentants Jacques Lochard et  Gilles Hériard-Dubreuil.

 

*Tribune libre collective de : Cécile Asanuma-Brice, Jean-Jacques Delfour, Kolin Kobayashi, Nadine Ribault et Thierry Ribault. http://sciences-critiques.fr/tchernobyl-fukushima-les-amenageurs-de-la-vie-mutilee/

**Michael Ferrier, « Fukushima – Récit d’un désastre » 2012.

 

 

Les enfants sont particulièrement touchés par les catastrophes, un seul traitement disponible : la pectine.

 

En pleine croissance, les enfants sont particulièrement fragiles face à la contamination par les  radioéléments dispersés dans l’environnement que ce soit par les catastrophes atomiques jusqu’à des milliers de km, ou par les multiples incidents qui émaillent le fonctionnement des centres nucléaires. Que faire pour protéger la multitude d’enfants malades ou bien affaiblis vivant dans les territoires contaminés ? Principales victimes, leur situation s’aggrave d’année en année,  en fonction de la teneur de leur corps en Césium137 et Strontium 90.

C’est le césium qui se loge dans tous les organes (un peu à la façon du potassium) qui est le plus facile à mesurer pour apprécier la nécessité de donner un traitement. Seule la pectine connue pour permettre l’élimination des métaux lourds ,dont ces radioéléments, peut soulager ces jeunes.

L’expérience acquise au Bélarus montre que des cures de trois semaines de pectine de pomme vitaminée permettent de diminuer la charge de césium, donc de diminuer les dommages. Ces cures peuvent être renouvelées tous les trois mois et doivent s’accompagner de mesures de précaution dans le choix et la préparation de la nourriture.

 

Mais le lobby de l’atome a bloqué la généralisation de cures de pectine.

 

Aussi incroyable que cela puisse paraître, la pectine de pomme est un véritable adversaire du lobby atomique. C’est la seule explication de la guerre qu’il lui fait. En effet ceux qui sont chargées de veiller à la protection contre les effets du nucléaire, prétendent que les malades ne sont victimes que de stress et de peurs irraisonnées qui annihilent le système immunitaire. Pour la CIPR* et le CEPN**  reconnaître qu’une cure de pectine, connue pour sa capacité à éliminer le césium et le strontium, est efficace pour améliorer la santé des enfants, c’est reconnaître qu’ils sont bien contaminés. Ainsi au nom de la religion de l’atome on condamne des centaines de milliers de jeunes à une vie amputée.

Il est criminel de la part de nos organismes d’État de proposer à la Biélorussie et au Japon qui ne demandent que ça, l’application du programme Ethos-Core dont le rôle est d’étouffer les effets de la radioactivité, pour sauver l’image de l’industrie atomique et celle du pays, et ce aux dépens des victimes abandonnées à leur sort.

Et, soyons-en sûrs, il en sera de même chez nous en cas de catastrophe, tout sera fait pour en minorer les effets, pour cacher la réalité des risques et des dégâts humains, le but étant de sauver l’industrie nucléaire quel qu’en soit le prix, au nom de l’identité et de la « grandeur » de la France.…

 

Réclamons que la pectine soit fournie aux enfants de la deuxième génération de Tchernobyl, quasiment tous malades, et à ceux de la première génération de Fukushima. En vue de la catastrophe atomique qui nous menace de plus en plus, réclamons également que la pectine soit disponible  pour la distribution en France, comme l’iode pour la thyroïde.

 

C’est par les études réalisées dans le cadre des projets Ethos et Core que la stratégie du lobby de l’atome a été précisée, il faut donc expliquer de quoi il s’agit, pour comprendre ce qui se passe en Biélorussie, au Japon et ce qui est prévu pour nous….

 

Le projet franco-européen Ethos  

 

Le projet ETHOS a été mis en œuvre par une équipe de recherche impliquant quatre organismes scientifiques : le Centre d’étude sur l’Evaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire (CEPN), l’Institut National d’Agronomie de Paris-Grignon (INAPG), l’Université de Technologie de Compiègne (UTC) et le groupe d’étude Mutadis qui en a assuré la coordination. Il a été présenté comme devant améliorer durablement les conditions de vie des habitants affectés par la présence à long terme de contamination radioactive à la suite de l’accident de Tchernobyl.

Il s’agit en fait de plusieurs programmes successifs, toujours financés par l’Europe et la France (qui y a intérêt), Ethos 1 puis 2, Core, Sage (dans la suite on les appellera « projet Ethos » , voire « éthos », pour simplifier). Ils ont été expérimentés sur les populations vivant en territoire contaminé par Tchernobyl,  dans des bourgs situés au sud-est de la Biélorussie, à 200 km environ de Tchernobyl.

Le but officiel a été d’étudier comment aider la population à vivre en territoire contaminé par la radioactivité. Le but réel est de prétendre qu’on peut y vivre, quitte à observer des précautions élémentaires, d’autant que tout est fait pour convaincre qu’il y a peu de contamination, et qu’on peut s’y adapter. Ces campagnes sont soutenues par des « experts » francais  (Gilles Heriad‑Dubreuil, Jacques Lochard) et internationaux, membres des organismes chargés de la sécurité du nucléaire.

Ces intervenants nient la réalité d’une contamination dangereuse. Leur stratégie criminelle va même jusqu’à annoncer que les dommages subis par les habitants ne sont pas dus à la radioactivité, mais à la peur et la phobie du nucléaire qui les rendent fragiles et malades. Donc toute thérapie comme la distribution de pectines, n’a pas lieu d’être… Tout cela arrange bien le gouvernement du pays pressé de se débarrasser de cette sale affaire.

Et il en est de même au Japon où Jacques Lochard y sévit pour favoriser la relance du nucléaire sous la tutelle française qui a besoin de ce précieux client..

Il en sera de même pour nous après la catastrophe, il est prévu d’évacuer le moins possible d’habitants, et de persuader ceux qui restent que c’est sans risques…. Quitte à imposer une norme de dose reçue très importante: En France, la norme actuelle est 1 mSv/an, mais s’il y a un accident, ce sera 20 mSv/an et si on a la malchance d’habiter trop près du désastre, on aura droit à 100 mSv/an.  La contamination des aliments est prévue aussi d’être multipliée dans tous les pays européens de façon à ne pas gêner les échanges et les exportations (business as usual).

L’épidémie de maladies mortelles ou handicapantes qui se développeront plus tard avec douleur ne comptent pas pour nos dirigeants, les dégâts de santé et génétiques étant reportés dans le temps, la criminalité de la démarche sera diluée, d’autant que les habitants seront rendus responsables de effets de la catastrophe dont ils sont pourtant victimes. ….

 

Le projet Ethos ne constitue-t-il pas un crime contre l’humanité, dont les responsables sont la CIPR et le CEPN ?

 

Quelques chiffres pour bien voir les enjeux : (cf communiqué de la Criirad du 3/10/2016). En situation normale, la limite maximale de dose applicable au public est de 1 mSv/an et cette valeur correspond déjà à un niveau de risque élevé : si 66 millions de Français recevaient une dose de 1 mSv, cette exposition provoquerait en effet, à terme probablement plus de 22 000 cancers radio-induits, sans compter toutes les pathologies non cancéreuses, les malformations et maladies génétiques. Si l’on multiplie ces chiffres par 20 ou par 100, les niveaux de risque retenus par les autorités donnent le vertige.

Il souligne également le nombre très élevé de ceux qui seront exposés à des doses inférieures mais qui n’en sont pas moins inacceptables : des nourrissons, des enfants, des ados pourraient recevoir tout à fait légalement des doses de 10 mSv/an, c’est-à-dire des doses qui ne sont envisageables que pour des travailleurs du nucléaire.

Plus les niveaux de références sont élevés et plus s’allègent les dépenses de mesures de  protection des personnes et d’indemnisation des dommages. Le choix des autorités est tout à fait cohérent, rappelons en effet que l’industrie nucléaire est dispensée de l’application du principe pollueur-payeur : pour l’essentiel, les conséquences sanitaires et économiques de la catastrophe seront supportées par ses victimes et par l’État. La décision de fixer des niveaux de référence aussi élevés est le fruit de 20 ans d’efforts du lobby nucléaire, et plus précisément du lobby nucléaire français (CEPN). Plutôt que de proposer des indemnisations permettant de commencer une nouvelle vie dans un environnement sain, on enjoint aux victimes d’être résilientes et de s’adapter à la nouvelle réalité : celle d’un environnement contaminé. C’est évidemment tout bénéfice pour l’industrie nucléaire. Les accidents nucléaires majeurs ne sont plus des catastrophes mais des aléas gérables.

 

Pour se convaincre de la criminalité de l’application du programme ethos, voir ces deux documents : 

 

– Tribune libre collective de : Cécile Asanuma-Brice, Jean-Jacques Delfour, Kolin Kobayashi, Nadine Ribault et Thierry Ribault :

http://sciences-critiques.fr/tchernobyl-fukushima-les-amenageurs-de-la-vie-mutilee/

 

– Et la vidéo (30 mn) « Save Kids Japan » , une  présentation sous titrée en francais d’Ethos Fukushima par la journaliste indépendante japonaise Mari Takenouchi aux prises avec la justice de son pays pour la remise en cause du projet ETHOS, visant à maintenir et faire revenir les habitants de Fukushima dans les zones contaminées.

http://www.youtube.com/watch?v=ccYPtQwPx78

 

Notes :

 

*-La CIPR, Commission internationale de protection radiologique est une ONG qui émet des recommandations concernant les mesures de sécurité à prendre sur les installations sensibles. Elle fonde ses préconisations sur la base des indications fournies par le Comité scientifique des Nations Unies sur les Effets des Radiations Atomiques, l’UNSCAER. Le mandat de l’UNSCEAR est de rendre compte aux États Membres de l’ONU des effets et dangers des radiations dans l’environnement. C’est au sein de cette instance que la doctrine officielle s’élabore à l’abri de toute critique scientifique ou de remise en cause, L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ayant abdiqué de toute compétence dans le domaine de la radioactivité. 

La quasi-totalité des réglementations et normes internationales et des réglementations nationales reposent sur les recommandations destinées surtout à ne pas gêner l’industrie atomique.

*-Le CEPN, Centre d’Étude sur l’évaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire, représente le lobby nucléaire français. Créé en 1976, Le CEPN est un « faux-nez » du CEA où il a son siège (à Fontenay aux Roses près de Paris),c’est une association qui rassemble : EDF, AREVA, CEA, l’IRSN !

 

Les membres de ces structures sont tous issus du même moule, cooptés ou nommés hors de tout processus démocratique, ils sont interchangeables. Ainsi Jacques Lochard est directeur du CEPN et vice président de la CIPR.…

 

Lire :

 

« La comédie atomique » d’Yves Lenoir, sur la compromission de ces organismes dont le rôle n’est pas de protéger les populations comme on pourrait le penser, mais de protéger l’industrie de l’atome et leurs servants. 2016, La Découverte,

 

« Le nucléaire en Asie. Fukushima, et après ? » de Mathieu Gaulène,  journaliste indépendant, spécialiste du Japon, où il réside depuis cinq ans, auteur de nombreux articles sur Fukushima et ses suites, la politique énergétique du Japon et l’opposition au nucléaire.  2016 aux éditions Piquier

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Enfant portant un dosimètre dans la préfecture de Fukushima (Photo Alain de Halleux)

http://img.over-blog-kiwi.com/0/54/77/39/20161120/ob_8e8a72_dosimetre.JPG

Enfant portant un dosimètre dans la préfecture de Fukushima (Photo Alain de Halleux)

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Annexes :

 

1) Le jardin nucléaire d’ethos

– Complément d’info sur la pectine – cas de la Biélorussie

– La Chélation, ou comment la pectine détoxifie l’organisme

– L’association Enfants Tchernobyl Belarus (ETB)

– Effets pervers et but réel d’Ethos

– Belrad

– La France a dans ses rangs les champions de la gestion criminelle post-catastrophe (Jacques Lochard, Gilles Hériard-Dubreuil, François Rollinger)

– Le village nucléaire mondial

– Le CODIRPA : vers la gestion par l’État de la vie durablement contaminée après un accident nucléaire en France (démarche PAREX, CODIRPA)

 

2) Quelques contre-informations et témoignages

– Tchernobyl : conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement

– Nombre total de victimes liées à Tchernobyl

– Les victimes du nucléaire

– Vivre en zone contaminée

– Témoignage de Bella Belbeoch

– Le Dr Michel Fernex dénonce mensonges et silences qui mettent en danger les populations.

– Conférence récente de Nakajima Takashi, habitant à Sōma, ville du département de Fukushima.

 

Pour lire l’ensemble de ces annexes, cliquer sur ce lien.

 

Publié par Pierre Fetet

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