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Fermeture annoncée de 17 réacteurs : la transition énergétique pour ne pas avouer le délabrement avancé du parc nucléaire

Source : Observatoire du nucléaire – http://www.observatoire-du-nucleaire.org
Communiqué du 10 juillet 2017

 

L’annonce de fermer « jusqu’à 17 réacteur nucléaires » par le ministre Nicolas Hulot est présentée comme la mise en œuvre de l’objectif fixé par la Loi de transition énergétique de 2015, objectif confirmé par le nouveau Président de la République, à savoir 50% d’électricité nucléaire en France contre environ 75% aujourd’hui.

Or, en réalité, les autorités françaises et EDF ne veulent pas avouer que la baisse importante de la part du nucléaire n’est pas un objectif (M. Macron est tout aussi pronucléaire que son prédécesseur M Hollande) mais la conséquence d’une situation inextricable illustrée par deux données :

– le délabrement avancé du parc nucléaire français
– l’état catastrophique des finances d’EDF

Prolonger la durée de vie des réacteurs nucléaires nécessite de très lourds travaux qui coûtent des sommes gigantesques, de l’ordre de plusieurs centaines de milliards d’euros, bien plus lourdes que celles qu’EDF veut bien admettre.

Dans le même temps, EDF est confrontée à la baisse très importante et structurelle du prix de l’électricité en Europe, du fait d’une diminution continue de la consommation d’électricité depuis 2008 et de l’augmentation massive de la production d’électricité par des sources renouvelables à un tarif de moins en moins cher.

La réalité est donc que le parc nucléaire français n’est plus rentable, qu’EDF est incapable de financer sa rénovation et a fortiori de construire de nouveaux réacteurs comme démontré par les catastrophes industrielles et financières des chantiers EPR de Finlande (Areva) et Flamanville (EDF).

Cette situation illustre d’ailleurs le caractère totalement absurde du projet ruineux de construire deux EPR en Grande-Bretagne, l’Observatoire du nucléaire continue d’ailleurs de prévoir que ces réacteurs ne seront pas mis en chantier ou, au « mieux », pas terminés.

La France doit même se préparer à la fermeture de réacteurs bien plus nombreux que le chiffre de 17 mis sur la table dans un premier temps : la majorité des 58 réacteurs français sont dans un état déplorable et sont susceptibles de devoir être fermés dans les années à venir.

Il ne faut cependant pas oublier que, suite à la catastrophe de Fukushima, le Japon a fermé ses 54 réacteurs et à fonctionné plusieurs années avec 0% d’électricité nucléaire et avec une part très réduite depuis : si 130 millions de japonais peuvent se passer du nucléaire, il est évident que 65 millions de Français peuvent aussi le faire…

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Consensus antinucléaire

Editorial du Courrier du 22 mai 2017

par Philippe Bach

La Stratégie énergétique 2050 a été approuvée par 58,2% des Suisses. Par cette décision, les citoyens renoncent, à moyen terme, à l’énergie nucléaire pour miser sur le renouvelable. D’ici vingt ans, la consommation d’énergie annuelle devra être réduite de 43% par rapport à 2000.

 

Une confortable majorité a accepté ce dimanche la Stratégie énergétique 2050. Une bonne nouvelle pour plusieurs raisons: tout d’abord, parce que la propagande catastrophiste et parfois délirante de l’Union démocratique du centre (UDC) a bu un sacré bouillon. Tant mieux! Surtout si cela participe d’une décrédibilisation du discours populiste sur d’autres dossiers. Ensuite, pour des raisons de sécurité. Le peuple a clairement dit non à la construction de nouvelles centrales nucléaires. La Suisse compte déjà des installations parmi les plus vieilles au monde. Il serait criminel de s’obstiner à les maintenir en activité au-delà du raisonnable. En cela, il conviendra de maintenir une saine pression sur les autorités pour qu’elles se montrent fermes et exigent des exploitants un respect des impératifs de sécurité comme elles ont su le faire à Mühleberg. En tous les cas, une sortie rapide, pour ne pas dire immédiate, du nucléaire reste un objectif légitime. Enfin, saluons le tournant osé par la Suisse vers les énergies renouvelables. Tout reste à faire, bien sûr, mais cette votation marque un virage important. Et permet, sinon d’anticiper, du moins d’intégrer des contraintes environnementales qui, de toute manière, finiront par s’imposer. Ce qui est fait n’est plus à faire. La question climatique devient de plus en plus urgente. Les gaz à effet de serre – notamment le méthane – progressent dans l’atmosphère à un rythme plus rapide que prévu, comme cela a été relevé à la Conférence mondiale sur le climat à Bonn qui s’est ouverte le 8 mai dernier [1]. Le développement des énergies renouvelables s’impose de lui-même. La Suisse a des cartes à jouer dans ce domaine. Ne serait-ce que pour se doter des instruments qui permettraient de rendre l’hydraulique à nouveau rentable. Ceci plutôt que de laisser les barrages suisses partir en faillite en tolérant le dumping du courant nucléaire ou produit à base de charbon. Cela nécessite sans doute de rompre avec certains dogmes. Notamment celui du sacro-saint libéralisme qui veut tout marchandiser. Ce n’est pas un hasard si les référendaires préconisent – à l’instar de l’Union suisse des arts et métiers – l’ouverture totale du marché de l’électricité, alors qu’on a vu dans d’autres domaines comme La Poste à quel point cela peut léser le consommateur. Face à cette politique des lobbies, du fric et de l’intérêt privé, la défense du bien commun sera plus que jamais d’actualité.

 

[1] https://reporterre.net/La-hausse-rapide-du-methane-alarme-lesclimatologues.

 

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La Suisse décide de sortir du nucléaire

Source : Reporterre, le quotidien de l’écologie

https://reporterre.net/La-Suisse-decide-de-sortir-du-nucleaire

22 mai 2017

La Suisse pratique un système de démocratie semi-directe qui fait une large place au référendum d’initiative populaire. Même adoptée par les deux chambres du parlement fédéral, le Conseil national et le Conseil des Etats, une loi peut faire l’objet d’un référendum si au moins 50’000 citoyens le demandent. C’est ce qui est arrivé à la loi portant Stratégie énergétique qui a fait l’objet d’une votation fédérale le 21 mai 2017 lors de laquelle le peuple suisse l’a approuvée. IR

 

Les cinq réacteurs nucléaires suisses ne seront pas remplacés. La population a effet décidé dimanche 21 mai, par voie de référendum, de stopper le développement de cette source d’énergie. Ils ont décidé par 58,2 % des voix de valider la loi sur l’énergie de septembre 2016 interdisant la construction de toute nouvelle centrale.

Selon les résultats définitifs de la chancellerie fédérale, la participation s’est élevée 42,3 %, un chiffre dans la moyenne des deux dernières années dans un pays où les électeurs sont appelés à voter trois à quatre fois par an sur une multitude de sujets.

Ce vote est le résultat d’un long processus engagé après l’accident nucléaire de Fukushima au Japon, provoqué par un gigantesque tsunami en mars 2011. Quelques semaines après cette catastrophe, la Suisse avait décidé de sortir du nucléaire, mais il a fallu attendre toutes ces années pour que la loi, adoptée par le Parlement en septembre 2016, soit entérinée par le peuple.

Seul le premier parti de Suisse, le parti populiste de l’UDC (Union démocratique du centre), combattait la nouvelle loi.

Le premier volet de la stratégie prévue par la loi, que les Suisses ont accepté dimanche et qui entrera en vigueur l’an prochain, vise notamment à réduire la consommation d’énergie. Elle fixe des valeurs indicatives de consommation énergétique moyenne par personne et par année : à savoir, par rapport au niveau de l’an 2000, une réduction de 16 % d’ici à 2020 et de 43 % d’ici à 2035.

Selon l’Office fédéral de l’énergie, la consommation individuelle d’énergie a déjà baissé de 14,5% depuis 2000.

La loi, qui soutient les énergies renouvelables comme le solaire, la géothermie et la biomasse, interdit en revanche la construction de nouvelles centrales nucléaires. Les centrales existantes pourront toutefois rester en service aussi longtemps que leur sûreté sera garantie.

Ce vaste programme avait déjà été accepté par le Parlement l’automne passé, mais l’UDC avait lancé avec succès un référendum contre la nouvelle loi, estimant que la mise en oeuvre du texte entraînerait des coûts élevés, menacerait l’approvisionnement énergétique et défigurerait le paysage avec la multiplication des éoliennes et les panneaux solaires.

 

  • Source : com

 

 

 

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Manifestations à Genève le mercredi 26 avril 2017.

Dix années de lutte pour que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’émancipe de la tutelle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)

 

La Santé est le bien le plus précieux de l’humanité. Nous souhaitons le transmettre aux générations futures. Or les rayonnements ionisants provenant de l’industrie nucléaire civile et militaire continuent d’irradier et de contaminer les populations, surtout les enfants, sur plusieurs générations, engendrant en particulier des dommages génétiques irréversibles.

La « communauté internationale », avec le label de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ne veut pas reconnaître ou minimise ces conséquences sanitaires. Depuis le 26 avril 2007, tous les jours de la semaine, par tous les temps, de 8 à 18 heures, les Vigies d’IndependentWHO – Santé et Nucléaire ont demandé à l’OMS de revenir sur ce mensonge criminel et de dire la vérité sur les effets sanitaires de ces rayonnements, notamment sur les victimes des retombées des essais nucléaires militaires et celles des catastrophes civiles de Tchernobyl et de Fukushima.

Après 10 ans de protestation silencieuse les Vigies d’IndependentWHO – Santé et Nucléaire constatent que le déni officiel reste entier, en dépit des témoignages des victimes et des publications scientifiques indépendantes qui le prouvent. Cependant, de plus en plus de citoyens et une partie du monde scientifique soupçonnent que toute la vérité n’a pas été dite.

Après Fukushima, réplique de Tchernobyl, il est maintenant reconnu officiellement, que d’autres catastrophes sont possibles. Il devient alors important pour les autorités de nous faire croire que l’on peut s’adapter à vivre en milieu contaminé. Par conséquent, les Vigies d’IndependentWHO – Santé et Nucléaire, vu l’urgence, ont décidé de continuer leur combat sous d’autres formes, notamment en transmettant l’expérience et les acquis de ces 10 ans de lutte à celles et ceux qui considèrent que ce combat pour la vérité et la santé est indispensable.

Pour marquer les 10 ans de la Vigie d’IndependentWHO-Santé et Nucléaire, des actions sont programmées le mercredi 26 avril 2017 à Genève, au carrefour des Morillons, face à l’OMS (terminus bus n°8).

12h à 15h30 : Grande Vigie

15h45 : Inauguration de la stèle érigée pour les victimes du nucléaire et discours de personalités : Rémy Pagani (Conseil administratif de la de ville de Genève), Jean Ziegler (sociologue et vice-président du comité consultatif du conseil des droits de l’homme de l’ONU), Annie Thébaud-Mony (sociologue, directrice de recherches honoraire à l’INSERM, porte parole de réseaux citoyens en lutte pour la santé au travail), Roland Desbordes (président de la Criirad), Anne-Cécile Reimann (Présidente de Contratom), Paul Roullaud (Initiateur de la vigie d’IndependentWHO)

17h : Remise à l’OMS du livre de Wladimir Tchertkoff : “The Crime of Chernobyl – the Nuclear Gulag » et messages à l’attention des directions actuelle et futures de l’Organisation Mondiale de la Santé

18h : A partir de la Place des Nations, participation à la manifestation organisée par Contratom, groupe antinucléaire genevois

Retenez cette date et rejoignez nous.

contact@independentwho.org www.independentwho.org

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Elections présidentielles : le programme des candidats face aux atteintes et menaces nucléaires

par
Coordination antinucléaire du sud-est de la France
http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?category/National
le samedi 25 mars 2017, 20:11


Ca s’agite dans le « landerneau » des élections présidentielles puis des législatives qui suivront et chacun y va de son programme-catalogue. Nous faisons ici le point sur les propositions-positions des candidats. Non pour une incitation au vote mais comme reflet du faible niveau de compréhension des atteintes à la vie et dangers de la destruction atomique pas plus que de l’urgente nécessité de la mise à l’arrêt immédiate des installations nucléaires. Aucun n’emporte évidemment notre soutien.
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Ce n’est pas la criée au poissons ou la halle aux viandes mais ça y ressemble :  « Qu’il est beau mon programme, qu’il est beau, avec lui vous allez vous régaler ». Pas certain, là encore, qu’une fois vendue et achetée la bête soit aussi tendre et savoureuse qu’annoncée. Les décennies passées ont tendance à laisser dubitatif sur le bien-fondé du procédé. D’ailleurs l’expérience montre plutôt qu’il s’agit avant tout de savoir à quelle sauce on mangera le plus grand nombre, tant le principe même de déléguer son pouvoir à un être suprême est infantilisant et sent le rance et l’avarié.
Toutefois, dans un souci de clarifier les choses dans ce cadre électoral nous avons collationné pour vous, à partir de leurs déclarations et sites-programmes internet, les positions et perles des 11 sélectionnés au terme du parcours à la chasse aux grands électeurs, seuls habilités à dire quelles idées et projets ont le droit d’être soumis au peuple. Ils appellent cela soit-disant la « démocratie ». Evidemment, coupés des réalités, aucun des candidats à la charge suprême du pays ne prend la pleine mesure de la nocivité du nucléaire tant au niveau sanitaire et de santé publique que de celui des atteintes permanentes à la vie démocratique notamment par le noyautage des institutions. Certains s’en sortent un peu mieux mais peuvent mieux faire.
A chacun-e de sélectionner son favori sans oublier d’en rire à gorge déployée et parfois les lèvres crispées. Ouvrez le ban !
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Philippe POUTOU
«  L’énergie nucléaire, c’est assez dangereux comme ça pour pouvoir s’en sortir le plus rapidement possible et en même temps de dire que techniquement, il y a des solutions de rechange. »
. sortie du nucléaire en dix ans maximum,
. mise en place d’une politique écologiste radicale dans une perspective d’une transition énergétique plus globale.
. mise en place d’un vrai service public de l’électricité, débarrassé de l’énergie nucléaire, cogéré par les salariés et les usagers.
. opposition à ITER,  EPR, projets d’enfouissement de déchets nucléaires.
« les réacteurs ont atteint la limite d’âge. Alors, après on peut jouer. On peut dire : mais non, on va les faire vivre un peu plus longtemps, on va dépasser sachant bien que la maintenance est plus lourde, que les risques d’accidents sont encore plus importants. On peut jouer à ça si on veut. Eh bien nous, on dit qu’il ne faut pas jouer. »
. démantèlement unilatéral de l’arsenal nucléaire.
__

Jean-Luc MELENCHON
« Plus on tarde à prendre la décision de sortir du nucléaire plus ça coûte cher en risques et en argent. C’est trop dangereux… Ceux qui prétendent que c’est une énergie d’avenir ne sont pas seulement suspects du point de vue de la lutte contre le changement climatique. Ce sont aussi des gaspilleurs d’argent public à grande échelle ! Ceux qui vous promettent le nucléaire et les renouvelables mentent. Notez d’ailleurs qu’ils ne disent pas comment ils comptent faire pour financer les deux à la fois. »
. Fermeture d’au moins 18 réacteurs dans le quinquennat en commençant par Fessenheim tout en garantissant l’emploi des salariés et leur formation pour en faire un site pilote du démantèlement.
. Abandon du « grand carénage » chez EDF, (« pour ce prix on finance intégralement le basculement sur les énergies renouvelables »).
. Abandon de l’EPR à Flamanville et du projet EPR en Angleterre, renoncement à tous nouveaux projets de réacteurs, Renoncement aux centres de stockages des déchets à Bure et dans l’Est.
. Arrêt des subventions aux énergies fossiles, Planification d’une transition énergétique vers les énergies renouvelables fondée sur la sobriété et l’efficacité énergétique pour atteindre 100 % de renouvelable à l’horizon 2050, Développement et investissement dans la recherche d’énergies alternatives et non polluantes, notamment les énergies marines renouvelables (EMR)
. Pôle public de l’énergie pour mener une politique nationale cohérente, en renationalisant EDF et Engie.
. désarmement nucléaire universel concerté des arsenaux nucléaire, en ciblant en priorité les pays les plus dotés en capacité de frappe nucléaire.
. action pour l’arrêt des mises en service de tous nouveaux réacteurs à travers le monde, qui sont potentiellement des passerelles vers la fabrication de bombes atomiques.

__

JEAN LASSALLE
« Le nucléaire est aujourd’hui intenable, il faut développer plus que jamais des énergies alternatives et promouvoir la recherche. Le nucléaire a été longtemps présenté comme une alternative, mais après l’accident de Fukushima, et alors que l’ensemble nucléaire français vieillit, nous devons reposer la question. »
. transition énergétique vers les énergies renouvelables, en s’appuyant sur les communes (mais pas d’échéancier ni de modalités pour une sortie du nucléaire planifiée), promouvoir la recherche.
. remise en cause du projet d’enfouissement à Bure. (« Bure est aujourd’hui l’exemple que notre système ne fonctionne pas, l’enfouissement de plusieurs tonnes de déchets radioactifs dans cette région lui fait porter des risques irréversibles qu’aucun territoire français ne mériterait. »)
. replacer les choix énergétiques dans le circuit de la délibération collective.
. pas d’opposition à la modernisation des deux composantes de la dissuasion nucléaire.
__

Benoît Hamon
« Je souhaite qu’on ferme les centrales nucléaires parce que le coût de la maintenance et du rallongement de leur durée de vie est extrêmement cher »
. développement d’un mix énergétique : 50% nucléaire 50% de renouvelable en 2025, passer à 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2050
. stratégie de fermeture de 18 réacteurs dans le quinquennat successivement dès lors qu’ils arrivent en fin de vie..
. maintien de l’EPR de Flamanville
. favorable à des formes d’enfouissement et de traitement dit « réversibles ». Arrêt du projet Cigeo en profondeur et  enfouissement en subsurface des déchets radioactifs réversible.
. pérennisation de la dissuasion nucléaire .
. conservation de l’arsenal de sous-marins nucléaires et modernisation de la force aérienne de dissuasion. (de qui est contraire au TNP /traité de Non-Prolifération signé par la France en 1992 s’engageant « à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire… »
. construction d’un nouveau porte-avions atomique
__

Nathalie ARTHAUD
« Je ne me prononce ni en faveur de la sortie du nucléaire, ni en faveur du maintien de cette filière. Sortir du nucléaire ? Avant tout, sortir du capitalisme… Plus encore que les dangers du nucléaire, Fukushima a démontré l’irresponsabilité d’une entreprise privée comme Tepco, prête à falsifier des rapports avec la complicité des autorités, pour ne pas amputer ses profits.   »
. cette question doit être tranchée par un débat rationnel sur les avantages et inconvénients techniques et humains du nucléaire et des solutions alternatives.
. le problème de l’armement n’est pas dans son caractère nucléaire mais dans l’irresponsabilité de ceux qui dirigent la société. Les armes de destruction massive, nucléaires ou non, constituent un danger permanent ; comme en constitue la prolifération des armes classiques.
__

François ASSELINEAU
« L’évocation de la question du nucléaire introduit un clivage inutile parmi les Français. L’UPR n’a pris position ni pour le maintien de l’électricité nucléaire en France ni pour sa suppression à terme… il serait illusoire de penser que l’on peut sortir soudainement du nucléaire. »
. poursuite du développement des sources alternatives pour diminuer graduellement le poids du nucléaire. (« il serait illusoire de penser que l’on peut sortir soudainement du nucléaire.)
. référendum sur la politique énergétique
. modernisation des composantes de la dissuasion nucléaire.
__

Emmanuel MACRON
« Arrêter le nucléaire n’est pas un choix d’avenir. On aura besoin de construire de nouvelles centrales nucléaires en France. Nous croyons au nucléaire, Le nucléaire, c’est le rêve prométhéen ! Le nucléaire est une énergie sécurisée, bon marché et décarbonée »
. poursuite de l’EPR à Flamanville et lancement de l’EPR en Angleterre
. poursuite de la construction de CIGÉO (centre de stockage en couche géologique profonde, à Bure), la « loi Macron » comporte un amendement validant l’enfouissement des déchets radioactifs
. maintien du nucléaire à 50 % à l’horizon 2025 (fermeture de Fessenheim)
.  maintien de la dissuasion nucléaire, modernisation des deux composantes (océanique et aéroportée) de la force nucléaire
__

Nicolas DUPONT AIGNAN
 » Je ne peux m’engager à promouvoir le démantèlement de notre industrie nucléaire, celle-ci assurant une indépendance non négligeable de la France et de l’Europe en matière énergétique… Les centrales nucléaires à Thorium permettront l’élimination des déchets nucléaires par transmutation. »
. pas de démantèlement de l’industrie nucléaire,
. développement du nucléaire dit de 4ème génération avec la filière EPR
. abandon de l’objectif de réduction de 50% du nucléaire, poursuite de la recherche pour « un nucléaire propre et sûr »
. plan de développement de la filière Thorium et du premier circuit d’approvisionnement en thorium (minerai radioactif relais à l’uranium finissant) sur 25 à 30 ans d’ici 2050
. maintien de la France dans le projet ITER.
. Fusionner EDF et de GDF et les renationaliser à 100 %.
.  renforcement des dispositifs de sécurité autour des centrales nucléaires (pas la sécurisation des réacteurs mais les forces militaires extérieures).
. maintenir de la dissuasion nucléaire à un haut niveau de performance.
__

François FILLON
« Le nucléaire est une énergie propre »
. prolongation de l’exploitation des centrales à 40 et 60 ans, aucune fermeture de centrale atomique
. Maintien à 75% la part de l’électricité produite par le nucléaire d’ici à 2022.
. Maintien en activité de Fessenheim.
. Renforcement des études sur les réacteurs de 4ème génération.
. Développement d’une gamme de petits et moyens réacteurs nucléaires (SMR).
. développement des véhicules électriques en s’appuyant sur la production électro-nucléaire pour les recharger.
. maintien et modernisation de la force de dissuasion nucléaire
__

Marine LE PEN
«  Garder le nucléaire, c’est le choix de l’indépendance énergétique de la France, d’une énergie qui ne pollue pas l’air, et de centrales qui peuvent parfaitement vivre pour certaines 20 ou 30 ans de plus. »
. maintenir l’énergie nucléaire à moyen terme.
. poursuite de la construction de l’EPR de Flamanville.
. maintien, modernisation et sécurisation de la filière nucléaire française. Investissement dans la recherche sur les dispositifs de sûreté nucléaire et sur le rendement des nouveaux réacteurs destinés à remplacer ceux en fin de vie.
. poursuite du « grand carénage »
. contrôle de l’État sur EDF et véritable mission de service public.
. Refus de la fermeture de la centrale de Fessenheim.
. la dissuasion nucléaire demeure le fondement de la stratégie de défense, la garantie ultime de la sécurité et de l’indépendance nationale.
__

Jacques CHEMINADE
« le nucléaire n’est pas un mal nécessaire, mais un bien indispensable… de formation d’une démocratie ».
. projets de« centrales nucléaires mobiles sur barges » et de centrales atomiques sous-marines », développement de grands centres urbains agencés autour de centrales nucléaires (« nuplexes »).
. Développement accéléré de réacteurs de la génération IV, construction de plusieurs EPR en France, conception et réalisation d’un EPR nouveau modèle en Angleterre
. Intensification de la recherche et travaux sur la fusion nucléaire, moyens accrus pour la fusion par confinement inertiel, mise en fonction commerciale de réacteurs à fusion thermonucléaire contrôlée
. Financement d’une filière de réacteurs nucléaires à sels fondus de thorium
. Développement de sur-réacteurs (utiliser les déchets actuels pour en faire des combustibles).
. Refus de la fermeture de Fessenheim.
. moratoire sur les subventions aux énergies renouvelables
. accélération de la modernisation de l’arme atomique, et priorité aux armes laser (tel le laser Mégajoule) et à « bouffée de particule ».
__
Fermez le ban !
Commentaires
1. Le lundi 27 mars 2017, 20:12 par anne jordan
excellente analyse des positions en présence !
merci , je transfère§

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Vivre dans le jardin nucléaire avec Ethos, un crime contre l’humanité

par

Pierre Péguin, automne 2016

Source : Fukushima 福島第一 a publié le nouvel article : Vivre dans le jardin nucléaire avec Ethos, un crime contre l’humanité

Publié par Pierre Fetet. Sur le blog susmentionné.

Cet article de Pierre Péguin a été publié le 7 novembre 2016 sur le site de la Coordination Antinucléaire Sud-est. Il explique ce qu’est le programme Ethos pour les pays contaminés actuels et futurs.

 

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Cet article de Pierre Péguin a été publié le 7 novembre 2016 sur le site de la Coordination Antinucléaire Sud-est. Il explique ce qu’est le programme Ethos pour les pays contaminés actuels et futurs. 0,56 µSv/h dans une maison pour cette famille de l…

 

Pour reprendre les termes d’une récente tribune libre*, les aménageurs de la vie mutilée (vie dite aussi demi-vie**), prétendent que la contamination, dangereuse en principe, s’avérerait en fait inoffensive dans la vie réelle. C’est un mensonge d’une extrême violence, une insulte aux proches des victimes et aux survivants, dans le but de restreindre les évacuations et les mesures de protection, exposant ainsi les populations touchées aux terribles dégâts sanitaires. C’est un crime.

Il s’agit donc d’endiguer l’horreur des effets de la contamination en la camouflant, en prétendant qu’on peut échapper au danger en s’y confrontant, en gérant sa peur.  Car il s’agit bien en effet de bloquer toute velléité d’hérésies remettant en cause la religion de l’atome, et pour cela d’emplir discrètement les hôpitaux de malades et les cimetières de victimes, plutôt que d’évacuer et de soigner les populations des terres devenues inhabitables. Pas question donc de reconnaître l’inhumanité et la terrible dangerosité de l’atome.

Dans ce qui suit on va voir comment et pourquoi tout est fait pour cacher le crime atomique et ce qu’il en coûte aux populations, avec une grande responsabilité de la nucléocratie française et en particulier de deux de ses principaux représentants Jacques Lochard et  Gilles Hériard-Dubreuil.

 

*Tribune libre collective de : Cécile Asanuma-Brice, Jean-Jacques Delfour, Kolin Kobayashi, Nadine Ribault et Thierry Ribault. http://sciences-critiques.fr/tchernobyl-fukushima-les-amenageurs-de-la-vie-mutilee/

**Michael Ferrier, « Fukushima – Récit d’un désastre » 2012.

 

 

Les enfants sont particulièrement touchés par les catastrophes, un seul traitement disponible : la pectine.

 

En pleine croissance, les enfants sont particulièrement fragiles face à la contamination par les  radioéléments dispersés dans l’environnement que ce soit par les catastrophes atomiques jusqu’à des milliers de km, ou par les multiples incidents qui émaillent le fonctionnement des centres nucléaires. Que faire pour protéger la multitude d’enfants malades ou bien affaiblis vivant dans les territoires contaminés ? Principales victimes, leur situation s’aggrave d’année en année,  en fonction de la teneur de leur corps en Césium137 et Strontium 90.

C’est le césium qui se loge dans tous les organes (un peu à la façon du potassium) qui est le plus facile à mesurer pour apprécier la nécessité de donner un traitement. Seule la pectine connue pour permettre l’élimination des métaux lourds ,dont ces radioéléments, peut soulager ces jeunes.

L’expérience acquise au Bélarus montre que des cures de trois semaines de pectine de pomme vitaminée permettent de diminuer la charge de césium, donc de diminuer les dommages. Ces cures peuvent être renouvelées tous les trois mois et doivent s’accompagner de mesures de précaution dans le choix et la préparation de la nourriture.

 

Mais le lobby de l’atome a bloqué la généralisation de cures de pectine.

 

Aussi incroyable que cela puisse paraître, la pectine de pomme est un véritable adversaire du lobby atomique. C’est la seule explication de la guerre qu’il lui fait. En effet ceux qui sont chargées de veiller à la protection contre les effets du nucléaire, prétendent que les malades ne sont victimes que de stress et de peurs irraisonnées qui annihilent le système immunitaire. Pour la CIPR* et le CEPN**  reconnaître qu’une cure de pectine, connue pour sa capacité à éliminer le césium et le strontium, est efficace pour améliorer la santé des enfants, c’est reconnaître qu’ils sont bien contaminés. Ainsi au nom de la religion de l’atome on condamne des centaines de milliers de jeunes à une vie amputée.

Il est criminel de la part de nos organismes d’État de proposer à la Biélorussie et au Japon qui ne demandent que ça, l’application du programme Ethos-Core dont le rôle est d’étouffer les effets de la radioactivité, pour sauver l’image de l’industrie atomique et celle du pays, et ce aux dépens des victimes abandonnées à leur sort.

Et, soyons-en sûrs, il en sera de même chez nous en cas de catastrophe, tout sera fait pour en minorer les effets, pour cacher la réalité des risques et des dégâts humains, le but étant de sauver l’industrie nucléaire quel qu’en soit le prix, au nom de l’identité et de la « grandeur » de la France.…

 

Réclamons que la pectine soit fournie aux enfants de la deuxième génération de Tchernobyl, quasiment tous malades, et à ceux de la première génération de Fukushima. En vue de la catastrophe atomique qui nous menace de plus en plus, réclamons également que la pectine soit disponible  pour la distribution en France, comme l’iode pour la thyroïde.

 

C’est par les études réalisées dans le cadre des projets Ethos et Core que la stratégie du lobby de l’atome a été précisée, il faut donc expliquer de quoi il s’agit, pour comprendre ce qui se passe en Biélorussie, au Japon et ce qui est prévu pour nous….

 

Le projet franco-européen Ethos  

 

Le projet ETHOS a été mis en œuvre par une équipe de recherche impliquant quatre organismes scientifiques : le Centre d’étude sur l’Evaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire (CEPN), l’Institut National d’Agronomie de Paris-Grignon (INAPG), l’Université de Technologie de Compiègne (UTC) et le groupe d’étude Mutadis qui en a assuré la coordination. Il a été présenté comme devant améliorer durablement les conditions de vie des habitants affectés par la présence à long terme de contamination radioactive à la suite de l’accident de Tchernobyl.

Il s’agit en fait de plusieurs programmes successifs, toujours financés par l’Europe et la France (qui y a intérêt), Ethos 1 puis 2, Core, Sage (dans la suite on les appellera « projet Ethos » , voire « éthos », pour simplifier). Ils ont été expérimentés sur les populations vivant en territoire contaminé par Tchernobyl,  dans des bourgs situés au sud-est de la Biélorussie, à 200 km environ de Tchernobyl.

Le but officiel a été d’étudier comment aider la population à vivre en territoire contaminé par la radioactivité. Le but réel est de prétendre qu’on peut y vivre, quitte à observer des précautions élémentaires, d’autant que tout est fait pour convaincre qu’il y a peu de contamination, et qu’on peut s’y adapter. Ces campagnes sont soutenues par des « experts » francais  (Gilles Heriad‑Dubreuil, Jacques Lochard) et internationaux, membres des organismes chargés de la sécurité du nucléaire.

Ces intervenants nient la réalité d’une contamination dangereuse. Leur stratégie criminelle va même jusqu’à annoncer que les dommages subis par les habitants ne sont pas dus à la radioactivité, mais à la peur et la phobie du nucléaire qui les rendent fragiles et malades. Donc toute thérapie comme la distribution de pectines, n’a pas lieu d’être… Tout cela arrange bien le gouvernement du pays pressé de se débarrasser de cette sale affaire.

Et il en est de même au Japon où Jacques Lochard y sévit pour favoriser la relance du nucléaire sous la tutelle française qui a besoin de ce précieux client..

Il en sera de même pour nous après la catastrophe, il est prévu d’évacuer le moins possible d’habitants, et de persuader ceux qui restent que c’est sans risques…. Quitte à imposer une norme de dose reçue très importante: En France, la norme actuelle est 1 mSv/an, mais s’il y a un accident, ce sera 20 mSv/an et si on a la malchance d’habiter trop près du désastre, on aura droit à 100 mSv/an.  La contamination des aliments est prévue aussi d’être multipliée dans tous les pays européens de façon à ne pas gêner les échanges et les exportations (business as usual).

L’épidémie de maladies mortelles ou handicapantes qui se développeront plus tard avec douleur ne comptent pas pour nos dirigeants, les dégâts de santé et génétiques étant reportés dans le temps, la criminalité de la démarche sera diluée, d’autant que les habitants seront rendus responsables de effets de la catastrophe dont ils sont pourtant victimes. ….

 

Le projet Ethos ne constitue-t-il pas un crime contre l’humanité, dont les responsables sont la CIPR et le CEPN ?

 

Quelques chiffres pour bien voir les enjeux : (cf communiqué de la Criirad du 3/10/2016). En situation normale, la limite maximale de dose applicable au public est de 1 mSv/an et cette valeur correspond déjà à un niveau de risque élevé : si 66 millions de Français recevaient une dose de 1 mSv, cette exposition provoquerait en effet, à terme probablement plus de 22 000 cancers radio-induits, sans compter toutes les pathologies non cancéreuses, les malformations et maladies génétiques. Si l’on multiplie ces chiffres par 20 ou par 100, les niveaux de risque retenus par les autorités donnent le vertige.

Il souligne également le nombre très élevé de ceux qui seront exposés à des doses inférieures mais qui n’en sont pas moins inacceptables : des nourrissons, des enfants, des ados pourraient recevoir tout à fait légalement des doses de 10 mSv/an, c’est-à-dire des doses qui ne sont envisageables que pour des travailleurs du nucléaire.

Plus les niveaux de références sont élevés et plus s’allègent les dépenses de mesures de  protection des personnes et d’indemnisation des dommages. Le choix des autorités est tout à fait cohérent, rappelons en effet que l’industrie nucléaire est dispensée de l’application du principe pollueur-payeur : pour l’essentiel, les conséquences sanitaires et économiques de la catastrophe seront supportées par ses victimes et par l’État. La décision de fixer des niveaux de référence aussi élevés est le fruit de 20 ans d’efforts du lobby nucléaire, et plus précisément du lobby nucléaire français (CEPN). Plutôt que de proposer des indemnisations permettant de commencer une nouvelle vie dans un environnement sain, on enjoint aux victimes d’être résilientes et de s’adapter à la nouvelle réalité : celle d’un environnement contaminé. C’est évidemment tout bénéfice pour l’industrie nucléaire. Les accidents nucléaires majeurs ne sont plus des catastrophes mais des aléas gérables.

 

Pour se convaincre de la criminalité de l’application du programme ethos, voir ces deux documents : 

 

– Tribune libre collective de : Cécile Asanuma-Brice, Jean-Jacques Delfour, Kolin Kobayashi, Nadine Ribault et Thierry Ribault :

http://sciences-critiques.fr/tchernobyl-fukushima-les-amenageurs-de-la-vie-mutilee/

 

– Et la vidéo (30 mn) « Save Kids Japan » , une  présentation sous titrée en francais d’Ethos Fukushima par la journaliste indépendante japonaise Mari Takenouchi aux prises avec la justice de son pays pour la remise en cause du projet ETHOS, visant à maintenir et faire revenir les habitants de Fukushima dans les zones contaminées.

http://www.youtube.com/watch?v=ccYPtQwPx78

 

Notes :

 

*-La CIPR, Commission internationale de protection radiologique est une ONG qui émet des recommandations concernant les mesures de sécurité à prendre sur les installations sensibles. Elle fonde ses préconisations sur la base des indications fournies par le Comité scientifique des Nations Unies sur les Effets des Radiations Atomiques, l’UNSCAER. Le mandat de l’UNSCEAR est de rendre compte aux États Membres de l’ONU des effets et dangers des radiations dans l’environnement. C’est au sein de cette instance que la doctrine officielle s’élabore à l’abri de toute critique scientifique ou de remise en cause, L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ayant abdiqué de toute compétence dans le domaine de la radioactivité. 

La quasi-totalité des réglementations et normes internationales et des réglementations nationales reposent sur les recommandations destinées surtout à ne pas gêner l’industrie atomique.

*-Le CEPN, Centre d’Étude sur l’évaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire, représente le lobby nucléaire français. Créé en 1976, Le CEPN est un « faux-nez » du CEA où il a son siège (à Fontenay aux Roses près de Paris),c’est une association qui rassemble : EDF, AREVA, CEA, l’IRSN !

 

Les membres de ces structures sont tous issus du même moule, cooptés ou nommés hors de tout processus démocratique, ils sont interchangeables. Ainsi Jacques Lochard est directeur du CEPN et vice président de la CIPR.…

 

Lire :

 

« La comédie atomique » d’Yves Lenoir, sur la compromission de ces organismes dont le rôle n’est pas de protéger les populations comme on pourrait le penser, mais de protéger l’industrie de l’atome et leurs servants. 2016, La Découverte,

 

« Le nucléaire en Asie. Fukushima, et après ? » de Mathieu Gaulène,  journaliste indépendant, spécialiste du Japon, où il réside depuis cinq ans, auteur de nombreux articles sur Fukushima et ses suites, la politique énergétique du Japon et l’opposition au nucléaire.  2016 aux éditions Piquier

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Enfant portant un dosimètre dans la préfecture de Fukushima (Photo Alain de Halleux)

http://img.over-blog-kiwi.com/0/54/77/39/20161120/ob_8e8a72_dosimetre.JPG

Enfant portant un dosimètre dans la préfecture de Fukushima (Photo Alain de Halleux)

_______________

 

Annexes :

 

1) Le jardin nucléaire d’ethos

– Complément d’info sur la pectine – cas de la Biélorussie

– La Chélation, ou comment la pectine détoxifie l’organisme

– L’association Enfants Tchernobyl Belarus (ETB)

– Effets pervers et but réel d’Ethos

– Belrad

– La France a dans ses rangs les champions de la gestion criminelle post-catastrophe (Jacques Lochard, Gilles Hériard-Dubreuil, François Rollinger)

– Le village nucléaire mondial

– Le CODIRPA : vers la gestion par l’État de la vie durablement contaminée après un accident nucléaire en France (démarche PAREX, CODIRPA)

 

2) Quelques contre-informations et témoignages

– Tchernobyl : conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement

– Nombre total de victimes liées à Tchernobyl

– Les victimes du nucléaire

– Vivre en zone contaminée

– Témoignage de Bella Belbeoch

– Le Dr Michel Fernex dénonce mensonges et silences qui mettent en danger les populations.

– Conférence récente de Nakajima Takashi, habitant à Sōma, ville du département de Fukushima.

 

Pour lire l’ensemble de ces annexes, cliquer sur ce lien.

 

Publié par Pierre Fetet

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Pourquoi Fessenheim peut et doit être fermée maintenant

Source : http://www.sortirdunucleaire.org/Pourquoi-Fessenheim-peut-et-doit#top

Octobre 2016

 

  1. Une centrale à fermer d’urgence
  2. Pourquoi gaspiller des millions d’euros dans les travaux ?
  3. Sur le plan énergétique, la fermeture immédiate est possible
  4. Des alternatives existent pour la production d’énergie et la reconversion des travailleurs.
  5. Fermer maintenant Fessenheim pour ouvrir la voie à la sortie du nucléaire en France

 

Une centrale à fermer d’urgence

Située à 15 km de Mulhouse, 20 km de Freiburg im Breisgau (Allemagne) et 40 km de Bâle (Suisse), la centrale nucléaire de Fessenheim représente une menace pour toute une grande région européenne. En 2011, 167 communes alsaciennes, allemandes et suisses (dont 74 communes françaises, représentant un tiers de la population alsacienne) ont voté une motion pour son arrêt immédiat [1].

 

Les défauts de sûreté de Fessenheim, dénoncées depuis des années par les habitants de cette région transfrontalière, sont légion. Située en zone sismique, en contrebas du grand canal d’Alsace, la centrale est particulièrement vulnérable. Rien ne protège ses piscines de combustibles contre la chute d’un avion de ligne, alors même qu’un aéroport européen est situé à 30 km de là. Enfin, son radier – socle de béton sur lequel repose la centrale – est particulièrement mince : 1,5 m d’épaisseur, alors que celui des autres centrales françaises est deux fois plus épais. En cas d’accident, ce socle pourrait être percé par le cœur en fusion, qui contaminerait alors rapidement la nappe phréatique [2].

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À ces défauts s’ajoutent les risques liés au vieillissement de la doyenne des centrales françaises. De nombreux éléments (cuve, tuyauteries et câblages, mais aussi enceinte de béton…) deviennent plus fragiles, et une partie d’entre eux ne sont pas remplaçables. L’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire lui-même met en garde contre des risques de rupture des cuves passé 35 ans de fonctionnement. Or en 2016 la centrale aura alors atteint… 39 ans !

Toutefois, le facteur humain et le mode de gestion de la centrale s’avèrent plus préoccupants encore que les problèmes techniques. Le 5 septembre 2012, un incident a blessé deux travailleurs. Il ne s’agit « que » du 23ème épisode d’une série d’incidents survenus depuis mars dernier, apportant la preuve d’une sûreté dégradée et de criants problèmes de maintenance. Conséquence d’un arbitrage en faveur de l’économie au détriment de la sûreté, ou effet de la dégradation des conditions de travail des travailleurs chargés de la maintenance ? Dans tous les cas, inutile d’attendre qu’un problème grave s’ajoute à la liste des incidents.

 

Pourquoi gaspiller des millions dans les travaux ?

L’Autorité de Sûreté Nucléaire a prescrit en juin dernier des travaux pour l’amélioration de la sûreté de Fessenheim, d’un montant dont les estimations vont de 20 millions… à 200 millions d’euros. Elle a notamment déclaré que si les travaux n’étaient pas réalisés d’ici un an, la centrale devrait être fermée. Toutefois, la faisabilité dans le temps imparti de certaines opérations – dont l’épaississement du fameux radier – est très discutée. Dans tous les cas, ces travaux ne pourront pallier qu’à la marge les nombreux défauts de sûreté de Fessenheim.

Au-delà de la question de la faisabilité, pourquoi entreprendre des travaux aussi coûteux – qui nécessiteront d’ailleurs la mise à l’arrêt de la centrale pendant de longs mois – alors que la fermeture est prévue quatre ans après ? Un tel gaspillage laisse perplexe, et pourrait servir de prétexte à EDF pour justifier la poursuite du fonctionnement de Fessenheim au-delà de 2016, en cas de revirement politique. En effet, un arrêt de quelques mois n’empêcherait pas un redémarrage à la mi-2017. Le choix de 2016 indique donc que la fermeture de la centrale ne peut nullement être tenue pour acquise.

Dans tous les cas, il serait clairement plus économique, plus cohérent et plus sûr d’opter pour une fermeture immédiate.

 

Sur le plan énergétique, la fermeture immédiate est possible

En effet, Fessenheim pourrait être fermée dès aujourd’hui sans générer aucune pénurie d’électricité. Reliée à l’ensemble du réseau électrique français, l’Alsace n’est pas une île et ne souffrirait pas de blackout. La contribution de Fessenheim à la production nationale d’électricité n’a atteint que 1,3 % en 2011. Ses réacteurs étant fréquemment à l’arrêt, une fermeture définitive ne ferait guère de différence avec la situation actuelle.

Par ailleurs, depuis la fermeture en juin dernier de l’usine d’enrichissement d’uranium Eurodif (Drôme), qui consommait l’équivalent de la production de trois réacteurs nucléaires, cette quantité d’électricité arrive en surplus sur le réseau électrique. Un arrêt immédiat de Fessenheim constituerait donc une opération blanche… qui n’interdirait pas un plus grand volontarisme !

Rappelons en effet qu’au printemps 2011, l’Allemagne a fermé définitivement huit réacteurs nucléaires, ce qui ne l’a pas empêché de traverser l’hiver 2012 sans blackout, sans impact sur ses émissions de gaz à effet de serre, et en continuant à exporter de l’électricité [3] ! La France ferait bien de s’en inspirer.

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Des alternatives existent, pour la production d’énergie et la reconversion des travailleurs !

Plusieurs syndicats ont récemment lancé une vaste opération de communication pour critiquer la fermeture de la centrale. Les directeurs de toutes les centrales nucléaires de France ont également écrit une lettre très médiatisée aux salariés de Fessenheim pour s’inquiéter de leur sort. Réelle préoccupation… ou alibi ? Pour le syndicat Sud Énergie, cette compassion soudaine « a de quoi agacer alors que ces mêmes directeurs ont pendant des années toléré, voire encouragé les mesures drastiques visant à ne pas embaucher et, à réduire les coûts de maintenance de façon irresponsable » [4].

Rappelons que les 770 salariés d’EDF présents sur le site bénéficient d’une garantie d’emploi, et n’ont en principe pas de souci à se faire – à la différence des 7000 employés du secteur photovoltaïque qui ont perdu leur emploi dans l’indifférence générale en 2011, du fait du manque de soutien gouvernemental aux énergies renouvelables [5].

Quant aux nombreux prestataires qui travaillent sur le site (dont 600 à 1500 « travailleurs nomades » qui ne viennent que pour les maintenances), dans des conditions difficiles et dégradées qu’ils dénoncent régulièrement [6], ils seraient sûrement satisfaits de pouvoir se reconvertir dans des activités moins pénibles et moins dangereuses si une telle occasion leur était offerte.

En effet, la fermeture de la centrale pourrait donner une impulsion pour un développement accéléré d’activités reposant sur les alternatives énergétiques, bien plus créatrices d’emplois. Isolation des bâtiments, éco-construction, développement des énergies renouvelables… les pistes sont multiples, d’autant plus que l’Alsace bénéficie d’importants atouts, notamment grâce à une ressource en bois importante.

L’Alsace peut s’inspirer de son voisin allemand, pionnier des alternatives énergétiques : les énergies renouvelables y représentent déjà 380 000 emplois, répartis sur tout le territoire. Elle dispose même d’un exemple motivant tout près de Fessenheim. Dans la région toute proche de la Forêt Noire, une poignée de citoyens déterminés ont ainsi mis sur pied la coopérative EWS Schönau, qui distribue maintenant dans toute l’Allemagne du courant exclusivement produit par les énergies renouvelables [7].

 

Fermer maintenant Fessenheim pour ouvrir la voie à la sortie du nucléaire en France

Fermer Fessenheim immédiatement, c’est donc à la fois possible et urgent… mais aussi nécessaire pour enclencher un indispensable changement de politique énergétique dont nous sommes malheureusement loin de prendre le chemin ! Le double discours n’est plus possible : la France ne peut pas prétendre soutenir les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique tout en continuant à gaspiller des millions d’euros pour maintenir en fonctionnement un parc vieillissant et dangereux. Et comment François Hollande peut-il prétendre « réduire la part du nucléaire » en repoussant à la fin de son mandat la fermeture de la plus ancienne centrale – et en mettant en route le réacteur EPR de Flamanville ?

Par ailleurs, la médiatisation autour de Fessenheim ne doit pas faire oublier l’urgence de la fermeture des autres centrales, en commençant par les plus anciennes. Une vingtaine de réacteurs a déjà dépassé les trente ans, et pour ne citer qu’eux, Le Bugey et Tricastin sont à peine plus récents, et tout aussi dangereux. Mobilisons-nous donc de plus belle, pour obtenir une fermeture immédiate de Fessenheim qui ne reste pas un acte isolé, mais ouvre la voie à une sortie du nucléaire en France !

 

Notes :

  1. http://stopfessen.celeonet.fr/content/view/218/31/
2. Pour plus d’informations sur les risques liés à la centrale, lire ci-dessous le journal « Dernières Nouvelles de Fessenheim »
3. http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20120320trib000689374/l-allemagne-sort-du-nucleaire-sans-polluer-davantage.html
4. Fermeture annoncée de la centrale de Fessenheim : Communiqué SUD Energie du 24 septembre 2012
5. http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20120119trib000679149/la-filiere-photovoltaique-francaise-a-supprime-7.000-emplois-en-2011.html
6. Voir le site http://www.ma-zone-controlee.com/ , qui compile des témoignages de sous-traitants du nucléaire.
7. http://www.ews-schoenau.de/

 

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Genève veut forcer Paris à débrancher

par Christine Wuillemin
La Liberté/ Le Courrier
Mardi 8 mars 2016
LI-08-03-FJ-03

 

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Suisse Pour qui travaille l’IFSN ?

Editorial du numéro 102, mars 2015, du journal suisse Sortir du nucléaire par Marc Oran, député au Grand Conseil vaudois, membre du comité de « Sortir du nucléaire » et vice-président de l’Appel de Genève II

Est-il normal que l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), autorité fédérale de surveillance indépendante de la Confédération pour la sécurité des installations nucléaires en Suisse, puisse fermer les yeux sur les fissures de la centrale de Mühleberg, renoncer à prendre des mesures urgentes pour la protection de l’enveloppe du cœur de la centrale ? Est-il normal que Beznau I, le plus vieux réacteur du monde encore en fonction et qui vient de fêter ses 45 ans, soit autorisé à fonctionner encore durant 15 ans, voire davantage ?

M. Hans Wanner, directeur de l’IFSN, a-t-il entendu parler de Tchernobyl et de Fukushima ou alors, enfermé dans ses bureaux de Brugg (AG), est-il si confiant qu’il ne réalise pas les risques qu’il fait prendre à la Suisse, à l’Europe ?

Les personnes qui constituent des piquets silencieux et pacifiques devant les locaux de l’IFSN depuis la catastrophe de Fukushima du lundi au jeudi de 17h à 18h, soit depuis quelque 770 jours sont-elles de dangereux terroristes ? M. Wanner a-t-il le droit de faire appel aux forces de l’ordre pour les faire évacuer et de faire payer des amendes pouvant aller jusqu’à CHF 2’000.- aux vigies se trouvant sur le trottoir, soit sur le domaine public ? Je crois rêver ! Cela me rappelle un vieux règlement de police de la Ville de Lausanne (qui a heureusement été annulé depuis) interdisant aux automobilistes à la recherche de places de parc à la place Centrale de faire « des allées et venues inutiles » passibles d’amendes. Dans les années 70, c’était le lieu de travail des péripatéticiennes lausannoises !

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Atomarer Ausstieg: Die erste Priorität bei der Senkung des Stromverbrauchs setzen

Jean-Philippe Scalbert, Dipl.Ing Eidgenössische Technische Hochschule Zürich

Atomausstieg, ja aber wann?

Ein grosser Teil der Schweizer Bevölkerung fühlt sich von einer unmittelbaren Gefahr bedroht, weil er einschätzt, dass ein atomarer Unfall auch in der Schweiz und nicht nur in Ukraine oder in Japan sich bereits morgen ereignen kann. Der anderer Teil der Bevölkerung empfindet diese Angst nicht, weil er den Schweizern (und französischen?) Verantwortlichen vertraut, den atomarer Unfall mit hundertprozentiger Sicherheit vermeiden zu können. Der Konflikt um die Atomkraftwerke ist eigentlich ein Glaubenskrieg.

Gegenwärtig setzen die Atombefürworter ihre « Religion » durch, und muten ihren Gegnern ein latentes Unsicherheitsgefühl zu.

Jedoch hat das Volk beschlossen, dass er dieser Unsicherheit los werden will, und für den atomaren Ausstieg im Jahre 2012 gestimmt.

Aber die Atombefürworter haben die Lage wieder im Griff :Der „Fukushima-Effekt“ lässt bereits nach, und rund um die Debatte über die Energetische Strategie 2050 scheinen die Regierung und die Bundeskammern eher bemüht zu sein, die Lebensdauer der AKW’s zu verlängern, die erneuerbare Stromproduktion und sogar stromfressende Produkte wie die Elektrowärmepumpe oder das aufladbare Elektroauto zu fördern, als sich auf das wirklich Wesentliche zu konzentrieren: den Stromverbrauch zu senken.

 

Die Bevölkerung ist stromsüchtig: Sie befindet sich in der Lage eines Rauchers, der weiss, dass er sich selber schadet, ohne jedoch die Kraft zu finden, gegen seine eigene Sucht zu kämpfen. Wenn sich neue, elektrisch angetriebene Produkte in unserem Alltag durchsetzen, wird die heutige und zukünftige Atomstrom-Abhängigkeit so stark sein, dass es nie möglich sein wird, rechtzeitig auf die AKW’s zu verzichten. Das Schweizer Volk befindet sich in der Lage eines Rauchers, der Angst vor einem Lungenkrebs hat, aber trotzdem nicht fähig ist, aufzuhören zu rauchen.

 

Es gilt nun, eine effiziente Strategie zur raschen Senkung des Verbrauchs zu definieren. Diese Strategie muss dann auf eine transparente und glaubwürdige Art erläutert werden, bis Volk und Politik bereit sind, sich mit den nötigen finanziellen und personellen Ressourcen zu dotieren.

 

Der Interessenkonflikt zwischen Nuklearausstieg und CO2

Es ist unbestritten, dass gewisse Strategien zum Nuklearausstieg (wie Gaskraftwerke oder Blockheizkraftwerke), eine Erhöhung der CO2-Emissionen verursachen. Umgekehrt haben gewisse Strategien zur Reduktion der CO2 – Emissionen (z.B. Heizungswärmepumpen, aufladbare Elektromobile) den Atomausstieg zu verzögern. Wie soll man mit diesem Interessenkonflikt umgehen?

 

Einerseits befinden sich die Schweizer Atomkraftwerke in unserem Land, andererseits kann sich der atomare Unfall theoretisch morgen ereignen. Der nukleare Ausstieg ist deshalb ein souveräner Entscheid, der uns von einer vielleicht unmittelbaren Katastrophe schützen soll. Hingegen ist die Emission von CO2 global und entwickelt sich langsam. Zudem hängt sie nicht nur von uns ab. Selbst drastische Bemühungen werden nicht verhindern, dass andere Staaten ihren Anteil an die globalen CO2-Emissionen nicht verändern. Somit werden unsere lokale CO2 Reduktion sehr wenig zur Vermeidung vom Treibhauseffekt beitragen.

Diese Abwägung zeigt, dass der atomare Ausstieg prioritär behandelt werden muss. Die Bemühungen um die Reduktion der CO2 – Emissionen, dürfen jedoch nicht nachlassen. Sicher ist, dass alle Lösungen, die erlauben, den Interessenkonflikt zwischen atomarem Ausstieg und CO2-Emissionen umzugehen oder zu vermeiden, dringlich und mit den nötigen Mitteln realisiert werden müssen !

 

Eine Alternative zur atomaren Stromproduktion suchen, ja aber…

Wenn das Wetter kalt und bedeckt ist, produzieren die Photovoltaik – und Windanlagen kaum Strom. Ausgerechnet in dieser klimatischen Situation, braucht es aber grosse Stromleistungen, um die elektrischen Heizungen – insbesondere auch die Wärmepumpen – sowie die Beleuchtungen zu versorgen. Die Öffentliche Meinung ist dessen nicht bewusst und schenkt der erneuerbaren aber klimaabhängigen Stromproduktion als Alternative zum Atomstrom zu viel Vertrauen.

Die Speicherung der Solar- und Windenergie ist eine unabdingbare Bedingung, um sicherzustellen, dass diese klimaabhängigen Techniken wirklich zum Atomausstieg beitragen. Die Stromspeicherung muss mit den nötigen Mitteln Gegenstand eines nationalen Forschungsprojekts werden und vom Bund – nicht nur von einzelnen Initiativen mit begrenzten Mitteln – getragen werden.

Kurzfristig braucht es eine intensive Medienarbeit, um die Möglichkeiten der Solar- und Windenergie zu relativieren und die Dringlichkeit der Umsetzung von Stromsparmassnahmen zu betonen, wenn man den Atomausstieg wirklich erreichen will. Jede nicht verbrauchte Kilowattstunde ist ein vermindertes Risiko, entflieht dem Interessenkonflikt mit der Klimaerwärmung und macht den Atomstrom überflüssiger.

 

Stromsparmassnahmen : Viele Reden aber wenige Taten

Sogar der Bund ist zweideutig: Vor 30 Jahren wurde das Bundesprogramm „RAVEL“ zur Förderung von Stromsparmassnahmen in allen Verbrauchssektoren lanciert. Trotz einem Nachfolgeprogramm ist RAVEL mehr oder weniger in die Schublade verschwunden. Die Regierung und das Parlament scheinen sich nun eher auf die Probleme der Stromproduktion zu konzentrieren und delegieren diejenigen des Stromkonsums an die Kantone, welche mit ungleichen und ungenügenden Mitteln ihre Aufgabe wahrnehmen.

Die Widerstandsstromheizung zum Beispiel ist auf Kantonsebene nur mit einer gewissen Zurückhaltung in Frage gestellt. Aber niemand setzt den Finger auf grosse Stromverbraucher wie die bereits sehr verbreitete Elektrowärmepumpe oder das kommende Elektroauto des Typs „Plug In“.

Die Sanierung von grossen Industriebetrieben mit sehr hohem Stromverbrauch, zum Beispiel bei der Zementindustrie, wird im Einvernehmen mit den Behörden aus wirtschaftlichen Gründen aufgeschoben.

Die Einkaufzentren und Warenhäuser werden selten Gegenstand von Kritiken im Bezug auf ihren Stromverbrauch. Jedoch werden sie mit aufwendigen und farbigen und von weitem sichtbaren Leuchtreklamen ausgerüstet, die auch während der Nacht durchgehend leuchten. Im Sommer bei hohen Aussentemperaturen braucht es eine Jacke um die übertriebene Klimatisierung im Laden – nicht nur bei den Frischprodukten – zu ertragen.

Die meisten Staatlichen Institutionen bekennen sich offiziell zu einem sparsamen Umgang mit der Elektrizität, investieren aber wenig in Massnahmen zur Stromverbrauchsreduktion der öffentlichen Gebäude, der öffentlichen Verkehrsmittel und der technischen Betriebe. Kantonale Statistiken zeigen es, wenn sie überhaupt existieren.

 

Die Finanzierung der Stromsparmassnahmen

Man stellt fest, wie schwer das Verbot von elektrischen Widerstandsheizungen auf kantonaler Ebene durchzusetzen ist. Alles, was die individuelle Freiheit und den freien Verkauf von nützlichen aber „stromfressenden“ Produkten einschränkt, weist eine schlechte Akzeptanz auf.

Der Staat kann aber in bestimmten Fällen seine Verantwortung wahrnehmen und sehr dirigistisch werden: er kann in eigener Kompetenz sehr hohe Summen aus Steuergeldern für Finanzierungen einsetzen, die unter Umständen das Volk in einer entsprechenden Abstimmung vielleicht nicht akzeptiert hätte.

Im atomaren Bereich ist es der Fall, zum Beispiel für die Verteilung von Jodtabletten, die Forschung über die Lebensdauerverlängerung und den Zurückbau der AKW’s und für die Suche nach Lösungen für die langfristige Entsorgung von radioaktiven Abfällen. In finanziellen und monetären Bereichen greift der Staat zur Steuerkasse, sei es für die Rettung der „too big to fail“ Banken oder für die Erhaltung der Frankenparität. Im Gesundheitsbereich ist der Staat auch nicht mehr so liberal: Grosse Summen sind der Krankassenprämienhilfe oder der Verteilung von Impfstoffen gewidmet. Alle diese „Geldgeschenke“ werden in einem fast generellen Konsens verteilt!

Schlussendlich wird im Bereich der Stromversorgung die erneuerbare Produktion von Elektrizität mit einer kostendeckenden Vergütung honoriert.

Sollte nicht der Bund ähnliche Geldsummen für die Finanzierung von flächendeckenden Stromsparmassnahmen verwenden können? Die Senkung des Stromverbrauchs ist eine Voraussetzung und der schnellste Weg zum Atomausstieg. Und dieser wurde beschlossen, um die Gesamtbevölkerung vor einem atomaren Unfall zu schützen. Bevölkerungsschutz ist eine Bundesaufgabe und darf deshalb nicht den Kantonen herabdelegiert werden.

 

Einige konkrete Massnahmen

 

Widerstandselektroheizungen und Elektrowärmepumpen sollen durch Holzpelletsheizungen ersetzt werden.

Darüber zu schweigen, dass die Elektrowärmepumpe eine elektrische Heizung ist: Eine halbe Lüge oder eine halbe Wahrheit?

Machen wir eine kleine Berechnung: Ein Haushalt mit 2 Personen verbraucht jährlich etwa 3- bis 4000 kWh für Beleuchtung, elektrische Geräte und Haustechnik (ohne Beheizung). Für ein kleines, nach den heutigen Normen gebautes Haus mit einer beheizten Fläche von 150 m2, braucht es 10- bis 12’000 kWh an jährlicher Heizenergie. Wenn das Haus mit einer Elektrowärmepumpe mit einem Wirkungsgrad von 300% beheizt wird, braucht es für ihren Antrieb immer noch 3000 kWh. Demzufolge wird der Stromverbrauch dieses Haushaltes verdoppelt! Sollte die Elektrowärmepumpe mit Solarenergie angetrieben werden, bleibt der übrige Stromverbrauch unberührt. Die hier eingesetzte Sonnenenergie hat somit nichts zum Atomausstieg beigetragen. Die Elektrizitätsproduktion – ob erneuerbar oder nicht – muss für die Aufgaben „reserviert“ werden, für welche keine Alternative zum Strom besteht.

Dies bedeutet, dass die Elektrowärmepumpen nicht mehr zu Heizwecken verwendet werden sollten. Ihre Installation in neuen Heizanlagen und ihr Ersatz, nach dem Erreichen ihrer Lebensdauer muss Gegenstand eines Moratoriums werden.

Für ihren Ersatz steht eine gute Lösung zu Verfügung. Die Holzpelletsheizung ist klimaneutral und technisch ausgereift. Die Pelletskessel der letzten Generation weisen dank einer sehr vollständigen Verbrennung minimale Staubwerte auf.

 

 

 

RAVEL Programm wiederaufnehmen und Stromsparmassnahmen subventionieren

Besitzer von bestehenden Wohnhäusern sollen beispielsweise folgende Massnahmen realisieren und dafür entsprechende Subventionen beantragen können:

  • Ersatz sämtlicher Glüh- und Halogenlampen durch LED oder Sparlampen
  • Ersatz der Heizungs-Umwälzpumpen durch kleinere, korrekt dimensionierte Pumpen
  • Vorgezogener Ersatz aller Haushaltsgeräte älterer Generation durch sparsame und geprüfte Geräte

 

Im Bereich der Warenhäuser, zusätzlich:

  • Im Sommer Raumtemperaturen in Einkaufszentren und Supermärkten ausserhalb des Frischproduktbereichs erhöhen. Aussentemperatur nie um mehr als 6°C unterschreiten.
  • Luftmengen und Betriebszeiten der Ventilationsanlagen überdenken und genauer an die effektiven Bedürfnisse anpassen
  • Leuchtreklamen kleiner dimensionieren, mit LED oder Sparlampen ausrüsten und nachts abstellen.

 

Solche Massnahmen können auch flächendenkend in sämtlichen öffentlichen Gebäuden realisiert werden.

Das technische Sparpotential soll zudem in den öffentlichen Technischen- und Verkehrsbetrieben, in der Industrie und im gewerblichen Bereich aufgrund von spezifischen zielgerichteten Studien ausgeschöpft werden.

 

Soll das oben genannte Stromsparpotential flächendeckend ausgeschöpft werden, ist es unerlässlich und dringlich, über die Dimension des gesamten Vorhabens nachzudenken: Die beträchtlichen personellen und finanziellen Ressourcen müssen erfasst und bereitgestellt werden, keine kleine Aufgabe!

Für die finanzielle Mittel: warum nicht das System der kostendeckenden Einspeisevergütung um die Stromsparmassnahmen erweitern? Eine gesparte Kilowattstunde kann im Prinzip einer produzierten Kilowattstunde gleichgestellt werden. Es wäre denkbar und zielgerichtet, zum Beispiel den vorgezogenen Kühlschrankersatz, oder den Ersatz von sämtlichen Glüh- und Halogenlampen durch LED’s, oder den Ersatz einer Elektrowärmepumpe durch einen Holzpelletskessel, auf die gleiche Art und Weise wie heute dreifach verglaste Fenster oder Aussenfassadenisolationen, zu subventionieren.

 

Den Anmarsch des Elektromobils stoppen

Solange die Speicherung der klimaabhängigen, erneuerbaren Stromproduktionen nicht befriedigend realisierbar ist, wird das Elektroauto ein Mehrfaches der für die Beleuchtung und die Haushaltgeräte verwendeten Strommengen beanspruchen. In unserem obigen Berechnungsbeispiel würde ein Elektroauto mit einem realistischen Verbrauch von 6000 kWh/a den ursprünglichen Stromverbrauch des Haushaltes verdreifachen! Sollte sich das Elektroauto schnell ausbreiten, ist eine globale Senkung des Strombedarfs und somit der atomare Ausstieg unerreichbar.

Das Elektroauto darf wie die Elektropumpe nur mit Solarstrom angetrieben werden, und zwar erst nachdem die Senkung des Stromverbrauchs bereits zum atomaren Ausstieg geführt hat.

 

Klimatisierungstechnik überdenken

Die Klimatisierung ist sehr stromintensiv. Mit einer knapp dimensionierten, bedarfsabhängigen Auslegung der Luftmengen und der Temperaturschwellen kann ein beträchtliches Potential an Stromeinsparungen in den öffentlichen Bauten, im Gewerbe und in der Industrie ausgeschöpft werden.

In vielen Fällen kann die zugeführte Luft in Wärmeaustausch-systeme (Erdluftregister und ähnliche Systeme) , die ohne Wärmepumpe, das heisst praktisch ohne Stromeinsatz, einen thermischen Austausch zwischen Erdreich und Luft bewirken, im Winter vorgewärmt und im Sommer gekühlt werden.

 

Gebäudeautomation fördern

Die computergestützte Gebäudeautomation liegt im Trend, setzt sich aber aus Kostengründen nur langsam durch. Sie trägt zur sparsamen Regulierung der Heizung, des Lichtes, der Klimatisierung und des Sonnenschutzes bei, weil sie sich am besten dem reellen Bedarf anpasst und somit jeden überflüssigen Energieeinsatz verhindert. Dieser Branche fehlt es heute an Unterstützung und an personellen Ressourcen und sollte gefördert werden.

 

Kurzfristige Strategie

 

Die Realisierung der Stromsparmassnahmen ist ein Wirtschaftsmotor

Einerseits bedeutet der atomare Ausstieg die Aufgabe von Aktivitäten, das heisst von Arbeitsplätzen in bestimmten Bereichen (Kraftwerkbau, Wärmepumpen- und Elektromobilhandel). Andererseits sollten die technischen Stromsparmassnahmen ein beträchtliches Arbeitsvolumen schaffen und somit eine Vielzahl von Branchen mobilisieren und Arbeitsplätze erzeugen können.

 

Die einzusetzenden Berufsgattungen fördern

Leider hält sich unsere Jugend oft von den Karrieren in technischen Berufen fern. Den grossen Herausforderungen im Bereich der Gebäudetechnik scheint es an Attraktivität zu mangeln.

Auf dieser Ebene muss bei einem jungen Zielpublikum eine pädagogische Medienarbeit geleistet werden, die ein Bild des atomaren Ausstiegs vermittelt, das sich nicht damit begnügt, zu denunzieren und zu protestieren, sondern die Dimension eines in die Zukunft gerichteten und sinnvollen Berufs vermittelt.

 

Grossflächige nationale Sensibilisierungskampagnen

Die Aufgabe, Strom einzusparen, um die Angst vor einem atomaren Unfall zu überwinden, ist eine Volksaufgabe! Mit grossflächigen Kampagnen wie denjenigen gegen AIDS, könnte eine solche Botschaft vermittelt werden. Nur mit solchen Mitteln können die öffentliche Meinung und die Politik verstehen, wo die Logik liegt. Will man sich wirklich von dieser „Zauberlehrlingstechnologie“ entfernen, darf man nicht mehr mit gut schweizerischen Kompromissen und halben Wahrheiten, sondern muss mit beeindruckenden und überzeugenden Argumenten kommunizieren.

In diesen Medienkampagnen muss man auch Klarheit über die reellen Kosten der Atomkraftwerke schaffen, das heisst, die Kosten für ihren Rückbau und für die definitive Entsorgung der radioaktiven Abfälle berücksichtigen, und die bisherigen halben Wahrheiten deutlich und laut ergänzen. Dabei muss man auch zeigen, dass die technischen Stromsparmassnahmen nicht teurer werden als die unsinnige Lebensdauerverlängerung der bestehenden AKW’s.

Der atomare Ausstieg ist oft mit dem Bild eines alternativen, sogar marginalen Lebensstils in Verbindung gesetzt worden. Zudem wenden sich die antiatomaren Botschaften meistens an bereits überzeugte Bevölkerungsschichten. Sie mangeln an Glaubwürdigkeit bei der Mehrheit der Bevölkerung, die befürchtet, dass der atomare Ausstieg einen Verzicht auf den vielfältigen Komfort bedeutet, welchen die Elektrizität bietet. Die Botschaft des atomaren Ausstiegs muss über diesen Punkt beruhigend wirken.

 

Eine gewichtige politische Bewegung schaffen

Sensibilisierungskampagnen sind die Vorstufe einer überparteilichen politischen Bewegung, ohne welche nichts realisiert werden kann. Die bevorstehenden Entscheidungen sind so schwerwiegend, dass man zuerst eine Schockwirkung befürchten muss, die aber mit konstruktiven und glaubwürdigen Vorschlägen sofort gedämpft werden kann. So kann eine in die Zukunft gerichtete, dynamische Bewegung entstehen.

Folgende Phasen sind in Betracht zu ziehen:

  • Zuerst einen soliden und aus anerkannten Persönlichkeiten bestehenden Kern schaffen
  • Multiplikatoren ausbilden, die den Willen für eine rasche politische Aktion ausbreiten
  • Soziale Netzwerke nutzen
  • Sich mit anderen antiatomaren Bewegungen verbinden (Observatoire du nucléaire, Greenpeace, WWF usw…)
  • Eine Medienkampagne mit klaren und glaubwürdigen Slogans starten.

 

Die nötigen Gesetze und Verordnungen erlassen

Ohne staatlichen Eingriff (Interventionismus) wird es nicht möglich sein, den vorgezogenen Ausstieg zu erwirken. Zum Beispiel müssen:

  • Nicht nur elektrische Widerstandsheizungen verboten, sondern auch ein Moratorium über Elektrowärmepumpen und andere Produkte, die ihre Aufgabe mit anderen Energieformen als Strom erfüllen können, erlassen werden.
  • Die Einführung der Elektroautos gesetzlich beschränkt werden.

Diese Art von Massnahmen ist diskriminierend und in Widerspruch mit dem freien Markt. Ohne politischen Konsens können demzufolge die oben genannten Verbote nicht erlassen werden. Eine Utopie?

 

Kurzfristige Finanzierung der Stromsparmassnahmen

Wenn der Gesetzgeber die Betreiber von Anlagen zwingt, diese kurzfristig und vor dem Erreichen ihrer Lebensdauer zu ersetzen, muss er einen grossen Teil der Investitionen subventionieren. Er muss zudem die von den gesetzlichen Einschränkungen betroffenen Wirtschaftszweige unterstützen. Er muss für die Finanzierung von gezielten Studien über mögliche Stromsparmassnahmen in Industrie und Gewerbe sorgen. Und er muss über die Finanzierung der Realisierung der Massnahmen verhandeln. Er muss demzufolge sehr rasch mit den nötigen Kompetenzen und personellen Ressourcen versehen werden.

Diese Forderung kann wiederum vielleicht utopisch scheinen. Aber das ist der einzige Weg, um den Ausstiegsprozess zu beschleunigen.

 

Schlussfolgerung

 

Der atomare Ausstieg kann nicht mit schwach greifenden Stromsparmassnahmen und schönen Reden erreicht und schon gar nicht beschleunigt werden. Nur die Gefahren der veralteten AKW’s zu denunzieren, genügt noch weniger. Die obigen Überlegungen und Vorschläge scheinen vielleicht auf den ersten Blick masslos. Aber gegen den extremen Druck, den die Atomlobby ausübt, um die Nukleartechnologie zu fördern und sowohl Fukushima als auch die Probleme der Entsorgung der radioaktiven Abfälle in Vergessenheit zu bringen, genügt ein helvetischer Kompromiss sicherlich nicht!

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