Archives de Catégorie: Suisse

Consensus antinucléaire

Editorial du Courrier du 22 mai 2017

par Philippe Bach

La Stratégie énergétique 2050 a été approuvée par 58,2% des Suisses. Par cette décision, les citoyens renoncent, à moyen terme, à l’énergie nucléaire pour miser sur le renouvelable. D’ici vingt ans, la consommation d’énergie annuelle devra être réduite de 43% par rapport à 2000.

 

Une confortable majorité a accepté ce dimanche la Stratégie énergétique 2050. Une bonne nouvelle pour plusieurs raisons: tout d’abord, parce que la propagande catastrophiste et parfois délirante de l’Union démocratique du centre (UDC) a bu un sacré bouillon. Tant mieux! Surtout si cela participe d’une décrédibilisation du discours populiste sur d’autres dossiers. Ensuite, pour des raisons de sécurité. Le peuple a clairement dit non à la construction de nouvelles centrales nucléaires. La Suisse compte déjà des installations parmi les plus vieilles au monde. Il serait criminel de s’obstiner à les maintenir en activité au-delà du raisonnable. En cela, il conviendra de maintenir une saine pression sur les autorités pour qu’elles se montrent fermes et exigent des exploitants un respect des impératifs de sécurité comme elles ont su le faire à Mühleberg. En tous les cas, une sortie rapide, pour ne pas dire immédiate, du nucléaire reste un objectif légitime. Enfin, saluons le tournant osé par la Suisse vers les énergies renouvelables. Tout reste à faire, bien sûr, mais cette votation marque un virage important. Et permet, sinon d’anticiper, du moins d’intégrer des contraintes environnementales qui, de toute manière, finiront par s’imposer. Ce qui est fait n’est plus à faire. La question climatique devient de plus en plus urgente. Les gaz à effet de serre – notamment le méthane – progressent dans l’atmosphère à un rythme plus rapide que prévu, comme cela a été relevé à la Conférence mondiale sur le climat à Bonn qui s’est ouverte le 8 mai dernier [1]. Le développement des énergies renouvelables s’impose de lui-même. La Suisse a des cartes à jouer dans ce domaine. Ne serait-ce que pour se doter des instruments qui permettraient de rendre l’hydraulique à nouveau rentable. Ceci plutôt que de laisser les barrages suisses partir en faillite en tolérant le dumping du courant nucléaire ou produit à base de charbon. Cela nécessite sans doute de rompre avec certains dogmes. Notamment celui du sacro-saint libéralisme qui veut tout marchandiser. Ce n’est pas un hasard si les référendaires préconisent – à l’instar de l’Union suisse des arts et métiers – l’ouverture totale du marché de l’électricité, alors qu’on a vu dans d’autres domaines comme La Poste à quel point cela peut léser le consommateur. Face à cette politique des lobbies, du fric et de l’intérêt privé, la défense du bien commun sera plus que jamais d’actualité.

 

[1] https://reporterre.net/La-hausse-rapide-du-methane-alarme-lesclimatologues.

 

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La Suisse décide de sortir du nucléaire

Source : Reporterre, le quotidien de l’écologie

https://reporterre.net/La-Suisse-decide-de-sortir-du-nucleaire

22 mai 2017

La Suisse pratique un système de démocratie semi-directe qui fait une large place au référendum d’initiative populaire. Même adoptée par les deux chambres du parlement fédéral, le Conseil national et le Conseil des Etats, une loi peut faire l’objet d’un référendum si au moins 50’000 citoyens le demandent. C’est ce qui est arrivé à la loi portant Stratégie énergétique qui a fait l’objet d’une votation fédérale le 21 mai 2017 lors de laquelle le peuple suisse l’a approuvée. IR

 

Les cinq réacteurs nucléaires suisses ne seront pas remplacés. La population a effet décidé dimanche 21 mai, par voie de référendum, de stopper le développement de cette source d’énergie. Ils ont décidé par 58,2 % des voix de valider la loi sur l’énergie de septembre 2016 interdisant la construction de toute nouvelle centrale.

Selon les résultats définitifs de la chancellerie fédérale, la participation s’est élevée 42,3 %, un chiffre dans la moyenne des deux dernières années dans un pays où les électeurs sont appelés à voter trois à quatre fois par an sur une multitude de sujets.

Ce vote est le résultat d’un long processus engagé après l’accident nucléaire de Fukushima au Japon, provoqué par un gigantesque tsunami en mars 2011. Quelques semaines après cette catastrophe, la Suisse avait décidé de sortir du nucléaire, mais il a fallu attendre toutes ces années pour que la loi, adoptée par le Parlement en septembre 2016, soit entérinée par le peuple.

Seul le premier parti de Suisse, le parti populiste de l’UDC (Union démocratique du centre), combattait la nouvelle loi.

Le premier volet de la stratégie prévue par la loi, que les Suisses ont accepté dimanche et qui entrera en vigueur l’an prochain, vise notamment à réduire la consommation d’énergie. Elle fixe des valeurs indicatives de consommation énergétique moyenne par personne et par année : à savoir, par rapport au niveau de l’an 2000, une réduction de 16 % d’ici à 2020 et de 43 % d’ici à 2035.

Selon l’Office fédéral de l’énergie, la consommation individuelle d’énergie a déjà baissé de 14,5% depuis 2000.

La loi, qui soutient les énergies renouvelables comme le solaire, la géothermie et la biomasse, interdit en revanche la construction de nouvelles centrales nucléaires. Les centrales existantes pourront toutefois rester en service aussi longtemps que leur sûreté sera garantie.

Ce vaste programme avait déjà été accepté par le Parlement l’automne passé, mais l’UDC avait lancé avec succès un référendum contre la nouvelle loi, estimant que la mise en oeuvre du texte entraînerait des coûts élevés, menacerait l’approvisionnement énergétique et défigurerait le paysage avec la multiplication des éoliennes et les panneaux solaires.

 

  • Source : com

 

 

 

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Manifestations à Genève le mercredi 26 avril 2017.

Dix années de lutte pour que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’émancipe de la tutelle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)

 

La Santé est le bien le plus précieux de l’humanité. Nous souhaitons le transmettre aux générations futures. Or les rayonnements ionisants provenant de l’industrie nucléaire civile et militaire continuent d’irradier et de contaminer les populations, surtout les enfants, sur plusieurs générations, engendrant en particulier des dommages génétiques irréversibles.

La « communauté internationale », avec le label de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ne veut pas reconnaître ou minimise ces conséquences sanitaires. Depuis le 26 avril 2007, tous les jours de la semaine, par tous les temps, de 8 à 18 heures, les Vigies d’IndependentWHO – Santé et Nucléaire ont demandé à l’OMS de revenir sur ce mensonge criminel et de dire la vérité sur les effets sanitaires de ces rayonnements, notamment sur les victimes des retombées des essais nucléaires militaires et celles des catastrophes civiles de Tchernobyl et de Fukushima.

Après 10 ans de protestation silencieuse les Vigies d’IndependentWHO – Santé et Nucléaire constatent que le déni officiel reste entier, en dépit des témoignages des victimes et des publications scientifiques indépendantes qui le prouvent. Cependant, de plus en plus de citoyens et une partie du monde scientifique soupçonnent que toute la vérité n’a pas été dite.

Après Fukushima, réplique de Tchernobyl, il est maintenant reconnu officiellement, que d’autres catastrophes sont possibles. Il devient alors important pour les autorités de nous faire croire que l’on peut s’adapter à vivre en milieu contaminé. Par conséquent, les Vigies d’IndependentWHO – Santé et Nucléaire, vu l’urgence, ont décidé de continuer leur combat sous d’autres formes, notamment en transmettant l’expérience et les acquis de ces 10 ans de lutte à celles et ceux qui considèrent que ce combat pour la vérité et la santé est indispensable.

Pour marquer les 10 ans de la Vigie d’IndependentWHO-Santé et Nucléaire, des actions sont programmées le mercredi 26 avril 2017 à Genève, au carrefour des Morillons, face à l’OMS (terminus bus n°8).

12h à 15h30 : Grande Vigie

15h45 : Inauguration de la stèle érigée pour les victimes du nucléaire et discours de personalités : Rémy Pagani (Conseil administratif de la de ville de Genève), Jean Ziegler (sociologue et vice-président du comité consultatif du conseil des droits de l’homme de l’ONU), Annie Thébaud-Mony (sociologue, directrice de recherches honoraire à l’INSERM, porte parole de réseaux citoyens en lutte pour la santé au travail), Roland Desbordes (président de la Criirad), Anne-Cécile Reimann (Présidente de Contratom), Paul Roullaud (Initiateur de la vigie d’IndependentWHO)

17h : Remise à l’OMS du livre de Wladimir Tchertkoff : “The Crime of Chernobyl – the Nuclear Gulag » et messages à l’attention des directions actuelle et futures de l’Organisation Mondiale de la Santé

18h : A partir de la Place des Nations, participation à la manifestation organisée par Contratom, groupe antinucléaire genevois

Retenez cette date et rejoignez nous.

contact@independentwho.org www.independentwho.org

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Faire plus que le plein de voix à Genève : Ce que vous pouvez faire aujourd’hui.

OUI à la sortie programmée du nucléaire

Genève, le 17 novembre 2016

Faire plus que le plein de voix à Genève :

Ce que vous pouvez faire aujourd’hui.

 

 

Chers membres et sympathisants de Sortir du nucléaire,

 

Pour que la Suisse sorte du nucléaire, notre rôle à Genève est de compenser la pénurie de voix qui menace au niveau national.

 

A Genève le comité unitaire pour la sortie du nucléaire a réalisé ses propres prises de position et affiches: « Séniors pour la sortie programmée du nucléaire » et « Entrepreneurs pour la sortie programmée du nucléaire ». Nous avons tenu 8 réunions de coordination, organisé une vingtaine de stands et de tractages (Cornavin, Bel-Air, université), participé à la réalisation du tout-ménage (toutes communes sauf Genève ville), adressé une lettre aux élus des 45 communes genevoises, organisé des annonces dans la Tribune avec un appel de personnalités de centre-droite et communes.

 

Ces derniers jours précédant le vote sont décisifs. Parce que les indécis votent en dernier. Parce que des personnes nous approuvent mais ne voteront que si on le leur demande.

 

Nous vous invitons, aujourd’hui même, à lister les personnes qui dans votre entourage font partie des politiquement passifs, dites leur avec vos mots pourquoi ce vote est capital et demandez leur de remplir et renvoyer leur enveloppe de vote ! Vous pouvez utiliser des cartes annexées par exemple.

 

Nous vous demandons aussi de contribuer à financer la dernière semaine de campagne (BV annexé). Tout don sera le bienvenu, pour permettre de financer des annonces supplémentaires. Apparemment nous sommes sur le ballant et la majorité pourra basculer vers le oui ou le non. Merci de nous aider à assurer un maximum de voix positives !

 

Voici les coordonnées bancaires de l’association Sortir du nucléaire qui fait office de compte de campagne : CCP: Initiatives Sortir du Nucléaire 1211 Genève  / 10-19179-8

 

Meilleures salutations, pour le comité unitaire genevois (entièrement composé de bénévoles):

 

 

Sophie Desbiolles – Olivier Amrein – Jérôme Montessuit – Eric Peytremann – Philippe de Rougemont – Mathias Schlegel – Florian Martenot – René Bonard – Max Schneider – Jacqueline Lecoq – Delphine Klopfenstein – Stéphane Baratelli – Thomas Viatte – Philippe Meyer de Stadelhofen – Ivo Rens

 

 

 

PS: Nous envoyons d’office une attestation à partir de 50.- de donation, à joindre à votre déclaration d’impôts annuels pour déduction.

Comité unitaire pour la sortie programmée du nucléaire.

c/o Sortir du nucléaire * Case postale 9 * 1211 Genève 7 * 076 693 62 93

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Votation sur le NUCLEAIRE : Synthèse pour indécis

par

Paul Bonny

Crans-près-Céligny

 

 

En approchant des votations vitales pour l’avenir de notre pays, de nombreux avis ont pu s’exprimer sur le sujet du nucléaire. J’ai été frappé par l’usage fréquent des chiffres – CHF et KWh – dans les argumentations. Vous n’en trouverez pas ci-dessous, à part les 350’000 morts au Japon, sous les bombes dont l’efficacité donnera naissance à l’énergie nucléaire. A l’origine du nucléaire, il y a la radioactivité naturelle qu’on trouve dans l’environnement. Le génie humain s’est empressé de créer une radioactivité artificielle qui est redoutable. Invisible, inodore, elle a tué celle qui l’a découverte : Marie Curie. Ainsi que sa fille. L’OMS confirme la nocivité des rayonnements qui provoquent en outre des mutations chez l’homme et ses descendants (Rapport OMS 1957). Cette mise en garde de vingt généticiens de renommée mondiale provoque alors une vive réaction des promoteurs de « L’atome pour la Paix » : L’OMS sera désormais soumise à la censure de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique). Un accord signé en 1959 obligera ces deux organes de l’ONU ­– aux buts diamétralement opposés « à agir en coopération étroite ». Cet accord est toujours en vigueur et empêche l’OMS de remplir sa mission.

 

Les bombes atomiques expérimentales larguées sur Hiroshima et Nagasaki (350’000 morts) ont donné l’idée à des physiciens de domestiquer cette nouvelle énergie baptisée « Atome pour la Paix ». Désormais le nucléaire se forge une image trompeuse : pacifique, inépuisable, propre, bon marché, sans danger. On a fait passer des guillotines pour des couteaux suisses ! Et ça a marché ! En 1969, à Lucens (VD) la première centrale suisse frise l’explosion suite à une conduite obstruée. C’est le sauve-qui-peut et désormais on achètera nos centrales à l’étranger. Episode peu glorieux soigneusement camouflé (Secret défense – La Suisse prévoyait de fabriquer sa bombe atomique, avec les déchets). L’accident est néanmoins classé en 4e position sur 7 des accidents mondiaux. « Il est criminel de développer une technologie qu’on ne maîtrise pas, surtout quand elle engage les générations futures » Théodore Monod.

 

Un congrès d’experts de l’EPFL réunis les 26 et 27 juin 1990 a reconnu que la technologie nucléaire ne peut et ne doit pas être considérée comme maîtrisée. Après les catastrophes de Tchernobyl et Fukushima (loin d’être maîtrisées) des progrès ont été réalisés, surtout dans la façon de gérer une catastrophe dont la probabilité augmente avec l’âge des centrales. En France, les consignes sont de s’enfermer chez soi et de s’y calfeutrer, les évacuations s’étant révélées impraticables. Les gens seront donc contaminés et devront attendre d’éventuelles consignes d’évacuation. La fameuse pastille d’iode distribuée n’est efficace que si on l’absorbe 48 h avant l’arrivée du nuage radioactif. C’est le temps qu’il faut pour saturer votre tyroïde en iode non radioactif, ce qui l’empêchera de fixer l’iode radioactif. Donc seuls ceux qui habitent à plus de deux mille km du sinistre pourront laisser au nuage le temps d’arriver, et seront protégés.

 

Au Japon, comme en Ukraine et au Belarus après Tchernobyl, la stratégie des autorités est identique : il faut faire accepter la contamination aux victimes. Tous les moyens sont bons grâce à l’intervention d’experts en processus psychologiques pour parvenir « à ajuster l’homme à un monde dans lequel l’énergie nucléaire est largement utilisée ».

J’ignore si les habitants de notre pays ont réellement pris conscience de l’importance du scrutin du 27 novembre. Peuvent-ils s’imaginer cloîtrés dans leur logis, dans l’attente d’un exode massif vers l’inconnu ? Il suffit d’une erreur humaine, d’une vanne bloquée, d’un attentat … J’ignore si les membres du gouvernement de ce pays sont réellement conscients des responsabilités écrasantes qu’ils prennent en nous incitant à faire confiance à une technologie peu fiable qui a déjà démontré l’ampleur des désastres dont elle est capable ?

Albert Jacquard (illustre généticien français) nous a pourtant prévenu: « On est en train d’organiser le suicide à long terme de l’humanité. Face à un tel danger, si nouveau, si pervers, seul un effort intellectuel permettra de se prémunir ».

 

 

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Impasse de l’atome

par

Philippe Bach

Editorial du Courrier

Genève, 17 novembre 2016

 

Deux sondages, trois avis? Les projections relatives à l’initiative des Verts et des milieux antinucléaires pour une sortie de l’énergie atomique dans un délai rapproché (treize ans) sont nimbées d’un certain flou artistique. L’étude de l’institut GFS réalisée pour la SSR mesure une baisse du soutien populaire (de 57% à 48%), tandis que le sondage Tamedia table sur une stabilité du «oui» à 57%.

Il nous faudra attendre le 27 novembre pour être définitivement fixés. Dans tous les cas, comme il s’agit d’une initiative populaire, il faudra atteindre la double majorité du peuple et des cantons. Une gageure. Et pourtant, ce vote est une chance qu’il serait bien opportun de saisir. Pour des raisons de risque technologique majeur, de filière en bout de course et de durabilité.

Le risque – que le lobby de l’atome minimise constamment – croît avec le vieillissement des centrales. Celles de la Suisse sont parmi les plus anciennes du monde. Ce n’est pas de gaieté de cœur que les exploitants de Mühleberg se sont résolus à annoncer la fermeture de leur installation à l’horizon 2019. Les frais de re- mise à niveau n’en valaient plus la chandelle.

En cas d’avarie majeure d’une de ces centrales, c’est bien de la in de la Suisse que nous connaissons qu’il est question. Il suit de lire La Supplication, le magnifique ouvrage sur la catastrophe de Tchernobyl du Prix Nobel de littérature Svetlana Aleksievitch, pour avoir des frissons dans le dos à l’idée d’une telle perspective.

Deuxième raison: l’énergie atomique est onéreuse. Son coût est maintenu artificiellement bas par deux moyens. Une partie des coûts de développement a été pris en charge par l’Etat. Et, surtout, les exploitants n’ont pas à assumer le risque qu’il font porter sur la collectivité. Sils devaient s’acquit- ter d’une assurance RC en bonne et due forme, cela ferait longtemps que ces installations seraient fer- mées. Et l’on ne parle même pas du casse-tête que constitue la gestion des déchets radioactifs pour lesquels aucune solution n’a été trouvée, alors que cela fait des décennies que l’on cherche.

Enfin, troisièmement, cette filière est une scorie du passé, une impasse technologique. L’avenir est au solaire, à l’éolien, à la géothermie. En tentant d’exploiter ces centrales jusqu’au dernier kilowatt, coûte que coûte, le lobby de l’atome bloque, pour de basses raisons de gros sous, la transformation inéluctable de l’appareil industriel suisse. Une manière de s’accrocher au passé plutôt que de parier sur l’avenir. I

 

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Les Suisses pour une sortie du nucléaire, dit un nouveau sondage

Source : Agence télégraphique suisse

(ats / 04.11.2016 08h00)

 

 

A trois semaines de la votation, l’initiative des Verts « Sortir du nucléaire » tient le cap : 56% des Suisses diraient « oui », selon un deuxième sondage Tamedia. La part de votes favorables a légèrement augmenté.

 

 

Il y a deux semaines, ils étaient 55% à se dire convaincus par le texte des écologistes, qui demande une sortie programmée du nucléaire. Parmi les Suisses qui soutiennent l’initiative, 50% accepteraient clairement le texte, tandis que 6% mettraient « plutôt un oui » dans l’urne, révèle vendredi le sondage effectué par Tamedia.

 

 

La crainte d’une défaillance reste l’argument le plus cité en faveur d’un abandon du nucléaire (43%). Pour 25% des sondés, il faut limiter la durée de vie des centrales , sinon elles resteront actives pendant encore des décennies.

 

 

La question, toujours ouverte, de l’élimination des déchets radioactifs préoccupe quant à elle 20% de ceux qui approuveraient le texte. Enfin, 6% de ces votants estiment que le nucléaire n’est de toute façon plus rentable et que maintenir les centrales en vie coûtera cher.

 

 

Crainte du charbon

Dans le camp du « non », 37% des sondés rejetteraient nettement l’initiative et 6% diraient « plutôt non », des chiffres stables par rapport au premier sondage. Parmi ces opposants, un tiers estime que l’initiative menace l’approvisionnement en courant électrique sur le sol suisse . Un autre tiers considère que l’ énergie nucléaire est respectueuse de l’ environnement : un abandon prématuré de l’atome pousserait la Suisse à importer du courant provenant du charbon.

 

 

Plus d’un cinquième des opposants (21%) pense en outre qu’il est absurde de fixer une limite à l’ exploitation des centrales, car celle -ci doit dépendre de leur état. Enfin, 6% de ceux qui refusent le texte estiment que les centrales sont sûres (les exploitants étant contraints de les équiper en conséquence ) et 6% invoquent une facture salée pour le contribuable en cas de débranchement précipité.

 

 

D’après ce sondage mené en ligne les 31 octobre et 1er novembre, seul 1% des personnes interrogées sont encore indécises. Les résultats se basent sur 15’617 réponses pondérées selon des variables démographiques, géographiques et politiques . La marge d’erreur est de +/- 1,2%.

 

 

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Oui le 27 novembre à la sortie programmée nucléaire d’ici 2029

ATE Association Transports et Environnement (Suisse)

L’ATE Association transports et environnement oeuvre depuis 1979

en faveur d’ une mobilité d’avenir.

Oui le 27 novembre à la sortie programmée nucléaire d’ici 2029

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Le 27 novembre, nous serons appelés à décider si nous voulons renoncer à l’énergie nucléaire. L’initiative pour une sortie programmée demande d’interdire la construction et l’exploitation de nouvelles centrales nucléaires, ainsi que de limiter à 45 ans la durée d’exploitation des centrales nucléaires actuelles. En plus, l’initiative exige une transition énergétique basée sur des économies en énergie, l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.

 

L’ATE se bat pour des productions d’énergie modernes et entend résolument débarrasser la Suisse de méthodes dépassées, dangereuses et polluantes, dont fait le nucléaire partie. Si nous parvenons à remplacer le nucléaire par des sources d’énergie renouvelables, alors le transport ferroviaire sera encore plus écologique qu’aujourd’hui. Cela est aussi important en regard du nombre croissant de véhicules électriques sur la route. Car également pour le trafic, l’énergie nucléaire n’est pas une solution d’avenir.

 

Le tournant énergétique deviendra réalité uniquement si la Suisse met en œuvre une sortie programmée et graduelle du nucléaire. Les centrales nucléaires vieillissantes de la Suisse constituent un sérieux risque pour tous, pour l’environnement et pour notre économie. Elles ne peuvent être maintenues en état de fonctionner que par des investissements de plusieurs milliards de francs et encore, puisque pour certaines d’entre elles un rééquipement s’avère impossible. La centrale de Beznau I – le plus vieux réacteur du monde encore en service – en est un bon exemple: il est hors service depuis plus d’une année en raison de graves lacunes au niveau de la sécurité!

 

Selon les premiers sondages, nous pouvons gagner cette votation – n’oublions cependant pas que chaque voix compte!

 

Davantage d’informations à l’adresse: www.sortie-programmee-nucleaire.ch.

 

Avec mes meilleures salutations

Roger Nordmann

Oui à la sortie programmée du nucléaire Vice-Président de l’ATE

 

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Votation fédérale du 27 novembre 2016 OUI à la sortie programmée du nucléaire

Source : https://www.sp-ps.ch/fr/campagnes/votations-du-27-novembre/oui-la-sortie-programmee-du-nucleaire

 

L’énergie atomique n’est pas rentable. Et Fukushima nous a définitivement convaincus d’une chose: les risques ne sont pas contrôlables. L’avenir appartient aux énergies renouvelables. A fortiori dans notre pays, qui exploite les plus vieilles centrales nucléaires du monde et dispose d’un potentiel gigantesque en termes d’énergies renouvelables. La sortie programmée du nucléaire complète la Stratégie énergétique 2050 avec la durée d’exploitation maximale, si importante, imposée pour les réacteurs atomiques. Elle ouvre ainsi la voie au tournant énergétique.

L’électricité d’origine nucléaire n’est pas rentable et elle est coûteuse

Elle est, aujourd’hui déjà, plus chère que l’électricité provenant de l’énergie hydraulique. Rien que pour les centrales de Gösgen et de Leibstadt, les investissements atteindront environ 1 milliard au cours des prochaines années. Mais les coûts de la désaffectation, pour laquelle les exploitants devraient se mettre ensemble pour constituer un fonds, sont encore plus élevés, raison pour laquelle les exploitants investissent de préférence dans la poursuite de l’exploitation non rentable en espérant une hausse des prix de l’électricité – ou la création d’une société de sauvegarde étatique.

Les centrales nucléaires plus que vétustes représentent une menace

La Suisse se permet le luxe d’exploiter le plus vieux parc de centrales nucléaires du monde. Beznau I, par exemple, est confrontée à de graves problèmes de sécurité. Les centrales nucléaires fonctionnent avec une radioactivité élevée, une charge de pression considérable et de hautes températures. Cela cause une grande usure du matériel et des machines. Des éléments de construction centraux, comme le réacteur, ne peuvent pas se régénérer. Avec nos centrales nucléaires, nous avons dépassé la limite de ce qui est techniquement faisable et supportable. Et le risque de voir un accident se produire aussi sur le territoire suisse a massivement augmenté. L’élimination sécurisée des déchets constitue elle aussi un problème irrésolu.

La sortie programmée crée de la sécurité en matière de planification

La Stratégie énergétique 2050 indique à la Suisse la bonne voie à suivre pour son avenir énergétique. D’ici à 2050, notre approvisionnement en énergie doit reposer en majeure partie sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, les centrales nucléaires doivent donc être débranchées. Le Parlement n’a pas su saisir l’occasion qui s’offrait à lui de réglementer cette partie centrale de la nouvelle stratégie énergétique de façon contraignante. Seule une nouvelle interdiction a été ancrée dans la loi. Il manque toutefois des réglementations sur la mise hors service progressive des centrales nucléaires existantes. L’initiative comble cette importante lacune  de la législation au niveau constitutionnel et veille à ce que les centrales nucléaires soient débranchées par étapes (2017, 2024 et 2029).

Le tournant énergétique garantit notre approvisionnement et des places de travail

En Suisse, nous disposons d’un grand potentiel en termes de ressources renouvelables: eau, soleil, vent, biomasse, bois. Le soleil et le vent constituent des ressources dans lesquelles l’on peut puiser pour ainsi dire à l’infini. Autre avantage: contrairement au pétrole, au gaz et à l’uranium, on n’a besoin ni de se les procurer ni de se les faire livrer. Ils nous affranchissent des importations coûteuses de matières premières. En Suisse, l’exploitation d’une centrale nucléaire ne crée que peu de places de travail. Il en va tout autrement des énergies renouvelables. Elles créent des places de travail durables et pleines de sens à l’intérieur du pays, même dans les régions structurellement défavorisées.

 

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L’initiative des Verts pour la sortie du nucléaire en votation le 27 novembre prochain

Source : http://www.verts-ge.ch/nos-idees/communiques-de-presse/item/3962-l-initiative-des-verts-pour-la-sortie-du-nucleaire-en-votation-le-27-novembre-prochain.html#.V_68YjYceu5

26 septembre 2016-10-13

Le 27 novembre prochain, le peuple suisse se prononcera sur l’initiative des Verts pour la sortie programmée du nucléaire.

Voici en bref, ce que veut l’initiative:

L’initiative pour la sortie programmée du nucléaire revendique l’interdiction de construire et d’exploiter de nouvelles centrales nucléaires et une durée d’exploitation maximale de 45 ans pour les centrales existantes. Si la sécurité l’exige, elles doivent être arrêtées plus tôt. En plus, l’initiative exige une transition énergétique basée sur des économies en énergie, l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.

 

L’initiative populaire fédérale « Pour la sortie programmée de l’énergie nucléaire » (Initiative Sortie programmée du nucléaire) a été lancée par les Verts et d’autres organisations en 2011, après l’accident de Fukushima. Peu après le lancement de l’initiative, le Conseil fédéral et le Parlement ont traité ce sujet. Mais le Parlement veut seulement inscrire l’interdiction de nouvelles centrales dans la loi. Il ne prévoit pas l’arrêt des anciennes centrales nucléaires – alors que ce sont elles qui constituent le risque réel. C’est pour cela que l’Initiative pour la sortie programmée du nucléaire est nécessaire. Elle seule réduit le risque d’accident majeur comme celui de Fukushima.

 

L’Initiative pour la sortie programmée du nucléaire n’est donc pas un contre-projet à la Stratégie énergétique 2050, mais elle la complète en y ajoutant l’élément essentiel qu’est la durée maximale de fonctionnement des centrales nucléaires. L’arrêt progressif des centrales nucléaires d’ici 2029 crée une sécurité de la planification pour toute la politique électrique suisse et des investissements pour les nombreuses usines électriques cantonales et communales.

 

 

 

Texte de l’Initiativepopulaire fédérale

 

Initiative populaire fédérale ‘Pour la sortie programmée de l’énergie nucléaire

(Initiative «Sortir du nucléaire»)’

 

L’initiative populaire a la teneur suivante:

I

La Constitution1 est modifiée comme suit:

Art 90 Energie nucléaire

1 L’exploitation de centrales nucléaires destinées à produire de l’électricité ou de la chaleur est interdite.

2 La législation d’exécution se fonde sur l’art. 89, al. 2 et 3; elle met l’accent sur les mesures visant à économiser l’énergie, sur l’utilisation efficace de l’énergie et sur la production d’énergies renouvelables.

II

Les dispositions transitoires de la Constitution sont modifiées comme suit:

Art. 197, ch. 92 (nouveau)

  1. Disposition transitoire ad art. 90 (Energie nucléaire)

1 Les centrales nucléaires existantes doivent être mises hors service définitivement selon les modalités suivantes:

  1. la centrale de Beznau 1: un an après l’acceptation de l’art. 90 par le peuple et les cantons;
  2. les centrales de Mühleberg, de Beznau 2, de Gösgen et de Leibstadt: 45 ans après leur mise en service.

2 La mise hors service anticipée d’une centrale dans le but de préserver la sécurité nucléaire est réservée.

 

 

 

_______________________________

1 RS 101

2 Comme l’initiative populaire ne demande pas le remplacement d’une disposition transitoire de la Constitution, la présente disposition transitoire ne se verra attribuer un chiffre définitif qu’après la votation populaire, en fonction de la chronologie des modifications constitutionnelles acceptées en votation populaire. La Chancellerie fédérale procédera aux adaptations nécessaires avant la publication dans le Recueil officiel du droit fédéral (RO).

 

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