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Manifestations à Genève le mercredi 26 avril 2017.

Dix années de lutte pour que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’émancipe de la tutelle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)

 

La Santé est le bien le plus précieux de l’humanité. Nous souhaitons le transmettre aux générations futures. Or les rayonnements ionisants provenant de l’industrie nucléaire civile et militaire continuent d’irradier et de contaminer les populations, surtout les enfants, sur plusieurs générations, engendrant en particulier des dommages génétiques irréversibles.

La « communauté internationale », avec le label de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ne veut pas reconnaître ou minimise ces conséquences sanitaires. Depuis le 26 avril 2007, tous les jours de la semaine, par tous les temps, de 8 à 18 heures, les Vigies d’IndependentWHO – Santé et Nucléaire ont demandé à l’OMS de revenir sur ce mensonge criminel et de dire la vérité sur les effets sanitaires de ces rayonnements, notamment sur les victimes des retombées des essais nucléaires militaires et celles des catastrophes civiles de Tchernobyl et de Fukushima.

Après 10 ans de protestation silencieuse les Vigies d’IndependentWHO – Santé et Nucléaire constatent que le déni officiel reste entier, en dépit des témoignages des victimes et des publications scientifiques indépendantes qui le prouvent. Cependant, de plus en plus de citoyens et une partie du monde scientifique soupçonnent que toute la vérité n’a pas été dite.

Après Fukushima, réplique de Tchernobyl, il est maintenant reconnu officiellement, que d’autres catastrophes sont possibles. Il devient alors important pour les autorités de nous faire croire que l’on peut s’adapter à vivre en milieu contaminé. Par conséquent, les Vigies d’IndependentWHO – Santé et Nucléaire, vu l’urgence, ont décidé de continuer leur combat sous d’autres formes, notamment en transmettant l’expérience et les acquis de ces 10 ans de lutte à celles et ceux qui considèrent que ce combat pour la vérité et la santé est indispensable.

Pour marquer les 10 ans de la Vigie d’IndependentWHO-Santé et Nucléaire, des actions sont programmées le mercredi 26 avril 2017 à Genève, au carrefour des Morillons, face à l’OMS (terminus bus n°8).

12h à 15h30 : Grande Vigie

15h45 : Inauguration de la stèle érigée pour les victimes du nucléaire et discours de personalités : Rémy Pagani (Conseil administratif de la de ville de Genève), Jean Ziegler (sociologue et vice-président du comité consultatif du conseil des droits de l’homme de l’ONU), Annie Thébaud-Mony (sociologue, directrice de recherches honoraire à l’INSERM, porte parole de réseaux citoyens en lutte pour la santé au travail), Roland Desbordes (président de la Criirad), Anne-Cécile Reimann (Présidente de Contratom), Paul Roullaud (Initiateur de la vigie d’IndependentWHO)

17h : Remise à l’OMS du livre de Wladimir Tchertkoff : “The Crime of Chernobyl – the Nuclear Gulag » et messages à l’attention des directions actuelle et futures de l’Organisation Mondiale de la Santé

18h : A partir de la Place des Nations, participation à la manifestation organisée par Contratom, groupe antinucléaire genevois

Retenez cette date et rejoignez nous.

contact@independentwho.org www.independentwho.org

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Elections présidentielles : le programme des candidats face aux atteintes et menaces nucléaires

par
Coordination antinucléaire du sud-est de la France
http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?category/National
le samedi 25 mars 2017, 20:11


Ca s’agite dans le « landerneau » des élections présidentielles puis des législatives qui suivront et chacun y va de son programme-catalogue. Nous faisons ici le point sur les propositions-positions des candidats. Non pour une incitation au vote mais comme reflet du faible niveau de compréhension des atteintes à la vie et dangers de la destruction atomique pas plus que de l’urgente nécessité de la mise à l’arrêt immédiate des installations nucléaires. Aucun n’emporte évidemment notre soutien.
__
Ce n’est pas la criée au poissons ou la halle aux viandes mais ça y ressemble :  « Qu’il est beau mon programme, qu’il est beau, avec lui vous allez vous régaler ». Pas certain, là encore, qu’une fois vendue et achetée la bête soit aussi tendre et savoureuse qu’annoncée. Les décennies passées ont tendance à laisser dubitatif sur le bien-fondé du procédé. D’ailleurs l’expérience montre plutôt qu’il s’agit avant tout de savoir à quelle sauce on mangera le plus grand nombre, tant le principe même de déléguer son pouvoir à un être suprême est infantilisant et sent le rance et l’avarié.
Toutefois, dans un souci de clarifier les choses dans ce cadre électoral nous avons collationné pour vous, à partir de leurs déclarations et sites-programmes internet, les positions et perles des 11 sélectionnés au terme du parcours à la chasse aux grands électeurs, seuls habilités à dire quelles idées et projets ont le droit d’être soumis au peuple. Ils appellent cela soit-disant la « démocratie ». Evidemment, coupés des réalités, aucun des candidats à la charge suprême du pays ne prend la pleine mesure de la nocivité du nucléaire tant au niveau sanitaire et de santé publique que de celui des atteintes permanentes à la vie démocratique notamment par le noyautage des institutions. Certains s’en sortent un peu mieux mais peuvent mieux faire.
A chacun-e de sélectionner son favori sans oublier d’en rire à gorge déployée et parfois les lèvres crispées. Ouvrez le ban !
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Philippe POTOU
«  L’énergie nucléaire, c’est assez dangereux comme ça pour pouvoir s’en sortir le plus rapidement possible et en même temps de dire que techniquement, il y a des solutions de rechange. »
. sortie du nucléaire en dix ans maximum,
. mise en place d’une politique écologiste radicale dans une perspective d’une transition énergétique plus globale.
. mise en place d’un vrai service public de l’électricité, débarrassé de l’énergie nucléaire, cogéré par les salariés et les usagers.
. opposition à ITER,  EPR, projets d’enfouissement de déchets nucléaires.
« les réacteurs ont atteint la limite d’âge. Alors, après on peut jouer. On peut dire : mais non, on va les faire vivre un peu plus longtemps, on va dépasser sachant bien que la maintenance est plus lourde, que les risques d’accidents sont encore plus importants. On peut jouer à ça si on veut. Eh bien nous, on dit qu’il ne faut pas jouer. »
. démantèlement unilatéral de l’arsenal nucléaire.
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Jean-Luc MELENCHON
« Plus on tarde à prendre la décision de sortir du nucléaire plus ça coûte cher en risques et en argent. C’est trop dangereux… Ceux qui prétendent que c’est une énergie d’avenir ne sont pas seulement suspects du point de vue de la lutte contre le changement climatique. Ce sont aussi des gaspilleurs d’argent public à grande échelle ! Ceux qui vous promettent le nucléaire et les renouvelables mentent. Notez d’ailleurs qu’ils ne disent pas comment ils comptent faire pour financer les deux à la fois. »
. Fermeture d’au moins 18 réacteurs dans le quinquennat en commençant par Fessenheim tout en garantissant l’emploi des salariés et leur formation pour en faire un site pilote du démantèlement.
. Abandon du « grand carénage » chez EDF, (« pour ce prix on finance intégralement le basculement sur les énergies renouvelables »).
. Abandon de l’EPR à Flamanville et du projet EPR en Angleterre, renoncement à tous nouveaux projets de réacteurs, Renoncement aux centres de stockages des déchets à Bure et dans l’Est.
. Arrêt des subventions aux énergies fossiles, Planification d’une transition énergétique vers les énergies renouvelables fondée sur la sobriété et l’efficacité énergétique pour atteindre 100 % de renouvelable à l’horizon 2050, Développement et investissement dans la recherche d’énergies alternatives et non polluantes, notamment les énergies marines renouvelables (EMR)
. Pôle public de l’énergie pour mener une politique nationale cohérente, en renationalisant EDF et Engie.
. désarmement nucléaire universel concerté des arsenaux nucléaire, en ciblant en priorité les pays les plus dotés en capacité de frappe nucléaire.
. action pour l’arrêt des mises en service de tous nouveaux réacteurs à travers le monde, qui sont potentiellement des passerelles vers la fabrication de bombes atomiques.

__

JEAN LASSALLE
« Le nucléaire est aujourd’hui intenable, il faut développer plus que jamais des énergies alternatives et promouvoir la recherche. Le nucléaire a été longtemps présenté comme une alternative, mais après l’accident de Fukushima, et alors que l’ensemble nucléaire français vieillit, nous devons reposer la question. »
. transition énergétique vers les énergies renouvelables, en s’appuyant sur les communes (mais pas d’échéancier ni de modalités pour une sortie du nucléaire planifiée), promouvoir la recherche.
. remise en cause du projet d’enfouissement à Bure. (« Bure est aujourd’hui l’exemple que notre système ne fonctionne pas, l’enfouissement de plusieurs tonnes de déchets radioactifs dans cette région lui fait porter des risques irréversibles qu’aucun territoire français ne mériterait. »)
. replacer les choix énergétiques dans le circuit de la délibération collective.
. pas d’opposition à la modernisation des deux composantes de la dissuasion nucléaire.
__

Benoît Hamon
« Je souhaite qu’on ferme les centrales nucléaires parce que le coût de la maintenance et du rallongement de leur durée de vie est extrêmement cher »
. développement d’un mix énergétique : 50% nucléaire 50% de renouvelable en 2025, passer à 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2050
. stratégie de fermeture de 18 réacteurs dans le quinquennat successivement dès lors qu’ils arrivent en fin de vie..
. maintien de l’EPR de Flamanville
. favorable à des formes d’enfouissement et de traitement dit « réversibles ». Arrêt du projet Cigeo en profondeur et  enfouissement en subsurface des déchets radioactifs réversible.
. pérennisation de la dissuasion nucléaire .
. conservation de l’arsenal de sous-marins nucléaires et modernisation de la force aérienne de dissuasion. (de qui est contraire au TNP /traité de Non-Prolifération signé par la France en 1992 s’engageant « à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire… »
. construction d’un nouveau porte-avions atomique
__

Nathalie ARTHAUD
« Je ne me prononce ni en faveur de la sortie du nucléaire, ni en faveur du maintien de cette filière. Sortir du nucléaire ? Avant tout, sortir du capitalisme… Plus encore que les dangers du nucléaire, Fukushima a démontré l’irresponsabilité d’une entreprise privée comme Tepco, prête à falsifier des rapports avec la complicité des autorités, pour ne pas amputer ses profits.   »
. cette question doit être tranchée par un débat rationnel sur les avantages et inconvénients techniques et humains du nucléaire et des solutions alternatives.
. le problème de l’armement n’est pas dans son caractère nucléaire mais dans l’irresponsabilité de ceux qui dirigent la société. Les armes de destruction massive, nucléaires ou non, constituent un danger permanent ; comme en constitue la prolifération des armes classiques.
__

François ASSELINEAU
« L’évocation de la question du nucléaire introduit un clivage inutile parmi les Français. L’UPR n’a pris position ni pour le maintien de l’électricité nucléaire en France ni pour sa suppression à terme… il serait illusoire de penser que l’on peut sortir soudainement du nucléaire. »
. poursuite du développement des sources alternatives pour diminuer graduellement le poids du nucléaire. (« il serait illusoire de penser que l’on peut sortir soudainement du nucléaire.)
. référendum sur la politique énergétique
. modernisation des composantes de la dissuasion nucléaire.
__

Emmanuel MACRON
« Arrêter le nucléaire n’est pas un choix d’avenir. On aura besoin de construire de nouvelles centrales nucléaires en France. Nous croyons au nucléaire, Le nucléaire, c’est le rêve prométhéen ! Le nucléaire est une énergie sécurisée, bon marché et décarbonée »
. poursuite de l’EPR à Flamanville et lancement de l’EPR en Angleterre
. poursuite de la construction de CIGÉO (centre de stockage en couche géologique profonde, à Bure), la « loi Macron » comporte un amendement validant l’enfouissement des déchets radioactifs
. maintien du nucléaire à 50 % à l’horizon 2025 (fermeture de Fessenheim)
.  maintien de la dissuasion nucléaire, modernisation des deux composantes (océanique et aéroportée) de la force nucléaire
__

Nicolas DUPONT AIGNAN
 » Je ne peux m’engager à promouvoir le démantèlement de notre industrie nucléaire, celle-ci assurant une indépendance non négligeable de la France et de l’Europe en matière énergétique… Les centrales nucléaires à Thorium permettront l’élimination des déchets nucléaires par transmutation. »
. pas de démantèlement de l’industrie nucléaire,
. développement du nucléaire dit de 4ème génération avec la filière EPR
. abandon de l’objectif de réduction de 50% du nucléaire, poursuite de la recherche pour « un nucléaire propre et sûr »
. plan de développement de la filière Thorium et du premier circuit d’approvisionnement en thorium (minerai radioactif relais à l’uranium finissant) sur 25 à 30 ans d’ici 2050
. maintien de la France dans le projet ITER.
. Fusionner EDF et de GDF et les renationaliser à 100 %.
.  renforcement des dispositifs de sécurité autour des centrales nucléaires (pas la sécurisation des réacteurs mais les forces militaires extérieures).
. maintenir de la dissuasion nucléaire à un haut niveau de performance.
__

François FILLON
« Le nucléaire est une énergie propre »
. prolongation de l’exploitation des centrales à 40 et 60 ans, aucune fermeture de centrale atomique
. Maintien à 75% la part de l’électricité produite par le nucléaire d’ici à 2022.
. Maintien en activité de Fessenheim.
. Renforcement des études sur les réacteurs de 4ème génération.
. Développement d’une gamme de petits et moyens réacteurs nucléaires (SMR).
. développement des véhicules électriques en s’appuyant sur la production électro-nucléaire pour les recharger.
. maintien et modernisation de la force de dissuasion nucléaire
__

Marine LE PEN
«  Garder le nucléaire, c’est le choix de l’indépendance énergétique de la France, d’une énergie qui ne pollue pas l’air, et de centrales qui peuvent parfaitement vivre pour certaines 20 ou 30 ans de plus. »
. maintenir l’énergie nucléaire à moyen terme.
. poursuite de la construction de l’EPR de Flamanville.
. maintien, modernisation et sécurisation de la filière nucléaire française. Investissement dans la recherche sur les dispositifs de sûreté nucléaire et sur le rendement des nouveaux réacteurs destinés à remplacer ceux en fin de vie.
. poursuite du « grand carénage »
. contrôle de l’État sur EDF et véritable mission de service public.
. Refus de la fermeture de la centrale de Fessenheim.
. la dissuasion nucléaire demeure le fondement de la stratégie de défense, la garantie ultime de la sécurité et de l’indépendance nationale.
__

Jacques CHEMINADE
« le nucléaire n’est pas un mal nécessaire, mais un bien indispensable… de formation d’une démocratie ».
. projets de« centrales nucléaires mobiles sur barges » et de centrales atomiques sous-marines », développement de grands centres urbains agencés autour de centrales nucléaires (« nuplexes »).
. Développement accéléré de réacteurs de la génération IV, construction de plusieurs EPR en France, conception et réalisation d’un EPR nouveau modèle en Angleterre
. Intensification de la recherche et travaux sur la fusion nucléaire, moyens accrus pour la fusion par confinement inertiel, mise en fonction commerciale de réacteurs à fusion thermonucléaire contrôlée
. Financement d’une filière de réacteurs nucléaires à sels fondus de thorium
. Développement de sur-réacteurs (utiliser les déchets actuels pour en faire des combustibles).
. Refus de la fermeture de Fessenheim.
. moratoire sur les subventions aux énergies renouvelables
. accélération de la modernisation de l’arme atomique, et priorité aux armes laser (tel le laser Mégajoule) et à « bouffée de particule ».
__
Fermez le ban !
Commentaires
1. Le lundi 27 mars 2017, 20:12 par anne jordan
excellente analyse des positions en présence !
merci , je transfère§

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MAIN – Mouvement pour l’arrêt immédiat du nucléaire

http://m-ain.org
Voici un message que nous adressent des amis français ce 21 mas 2017.
APAG2

Bonjour,
Tout d’abord merci à toutes celles et ceux qui ont déjà envoyé leur mise en demeure à l’ASN !
Ce message pour ces dernierEs les incite à diffuser l’action sans modération.
Pour celles et ceux qui n’auraient pas encore participé, haut les cœurs, il est encore temps !

-+-+-+-+-+-

Nous y sommes condamnés ! Rien, désormais, ne peut faire barrage à l’accident majeur*. L’accident majeur ? Pour nous c’est très simple … Pour l’exemple, la centrale du Tricastin : un article paru sur le site de la coordination antinucléaire du sud-est titré : « Centrale atomique du Tricastin : 2017 l’année de tous les dangers » exprime parfaitement ce qui va advenir de nous, simples quidams.
Le scénario est, bien sûr , à reproduire à Paluel, Penly, Nogent, Fessenheim, Gravelines…
Alors, quoi ?
Explosion comme à Fukushima, rejets de polluants hautement radioactifs dans l’atmosphère. La vallée du Rhône a une spécificité hors du commun : « Le Mistral ». En quelques minutes, les contaminants radioactifs cancérigènes seront disséminés, non seulement jusqu’à la mégalopole de Marseille, mais, sur le parcours du vent, jusqu’aux Alpes Maritimes, déjà hautement contaminées par Tchernobyl. La MORT est déjà en chemin. Le nuage mortel va également s’étendre en Languedoc, jusqu’aux confins de l’« Occitanie ». Tous les aliments, l’air et l’eau, seront contaminés.
RIEN, mais RIEN ne peut faire obstacle à cette inévitable horreur.
Rien n’est à attendre des pouvoirs publics, bien sûr inféodés au lobby. Rien n’est non plus à attendre des militants antinucléaires, qui, quand ils ne donnent pas, comme beaucoup, leur aval inconditionnel aux organismes institutionnels (ASN, IRSN, … ), sont totalement immergés dans leur activisme malheureusement inaudible, et ignoré de l’immense majorité de la gent médiatique.
Que faire, donc, à part attendre l’inéluctable, à savoir les enfants à l’école avec un dosimètre, comme au Japon, des agriculteurs bio désormais contraints de mesurer les doses de leurs productions en becquerel, et les innombrables morts, quasi immédiats, à proximité de l’accident, ou plus sournoisement et échelonnées dans le temps, les maladies et décès dans les zones plus éloignées de l’épicentre de l’accident… ?
Eh bien rien, vraiment rien !!!
Sinon, peut-être, un infime espoir d’empêcher cela pour nous, pour nos enfants : MAIN !
Qu’est-ce que MAIN, et pourquoi participer, pour ceux qui ne l’auraient pas encore fait?
•    JE suis un habitant de cette planète !
•    JE refuse la perspective inéluctable de la contamination de notre environnement, que ce soit aujourd’hui, par les rejets de centrales qui tuent nos adultes et nos enfants, ou demain par l’accident majeur qui apportera la désolation et la mort .
•    JE me tourne vers LES SEULS ORGANISMES susceptibles d’arrêter le massacre.
•    JE fais l’effort de m’inscrire, de recevoir mon mot de passe, de me connecter, d’enregistrer mes coordonnées ET d’imprimer et envoyer par la poste ma lettre de mise en demeure à l’Autorité de Sûreté Nucléaire. Autrement dit, MOI, simple citoyen, j’interpelle formellement l’ASN pour qu’elle m’évite l’irrémédiable. Le seul rôle de MAIN est, dans un premier temps, d’organiser l’action en générant le courrier de mise en demeure et, ultérieurement, de générer le courrier de plainte devant le Procureur de la République. Parallèlement à cela MAIN se charge de médiatiser l’action par l’envoi des lettres de mises en demeure à plus de 5000 organismes de presse, et d’en informer les personnalités politiques.
•    Je suis bien conscient que cette action n’a que trèèèès peu de chances d’avoir un effet. Seul le nombre, et donc la détermination, peuvent faire de l’ombre au lobby, et, peut-être, empêcher l’innommable.
•    Pour répondre à des questions souvent posées, les plaintes pour « mise en danger délibérée de la vie d’autrui » auprès du Procureur de la République de votre circonscription juridique, bien que « blindées » par un avocat conseil compétent, seront majoritairement « classées sans suite ». Néanmoins, RIEN n’empêche un Procureur, épris d’indépendance, de « poursuivre ». Nous n’y comptons pas, habitués à la soumission de la justice à l’ordre établi, mais sait-on jamais ?.
•    Seul le nombre, et la médiatisation de ce nombre, peut, peut-être permettre à cette initiative d’avoir un avenir. Si toutefois vous avez de la détermination et ne lisez pas ce message comme une sollicitation comme une autre, vous vous devez de participer car nos enfants, peut-être, quand l’accident majeur sera là, nous accuseront de n’avoir pas … essayé, sachant que l’opération ne vous coûtera que quelques minutes.
•    Les institutions, hostiles à ce type d’action, font tout pour l’empêcher. Typiquement , les mails d’inscription de « mainActeurs » contenant les mots de passe sont classés en « spam », essentiellement par Orange, que MAIN met en demeure de cesser cette discrimination. Si vous ne recevez pas vos identifiants, contactez-nous (main arrobas m ain.org ou gilbert.tallent arrobas wanadoo.fr) pour toute aide technique. Pour ceux qui n’ont rien reçu, et savent y accéder, consultez vos dossiers « indésirables ». Ce mail ne contient aucun lien « cliquable » afin de limiter, autant que faire se peut, le classement en spam.
•    Ne comptant pas sur les militants antinucléaires, pour participer ou relayer cette initiative, nous avons cependant eu l’agréable surprise de voir Independant Who, appeler à participer à l’initiative de MAIN lors de son AG de fin février ! Pour mémoire cette merveilleuse ONG, depuis Tchernobyl, maintient une vigie silencieuse devant le siège de l’OMS, pour protester contre les millions de morts liés au nucléaire. Vous trouverez aussi, sur le site de cette ONG, (pas de lien cliquable dans ce message pour en limiter la discrimination), référence à l’initiative de Chris Busby, qui s’apparente par sa forme à celle de MAIN en interpellant les autorités de sûreté nucléaires européennes, comme la législation le permet. Ce scientifique président du CERI (Comité européen sur les risques de l’irradiation) constitué en 2005, pour réaliser, à la demande des instances européennes, un rapport concernant les conséquences du nucléaire sur la santé et la mortalité.
•    Bien entendu, les mouvements « antinucléaires » français, bien qu’étant amplement sollicités, ignorent superbement l’initiative de Chris Busby comme celle de MAIN.
•    Nous avons eu aussi, bien sûr, les inévitables réactions sur le « retour à la bougie ». Pour ces personnes, il eût sans doute été bon de mettre en demeure l’ASN d’arrêter les installations nucléaires de notre pays … en 2050, comme le préconisent certains scenarii.
Cela n’a pas de sens.
Ou bien il y a danger imminent, et l’ASN DOIT ordonner l’arrêt des installations nucléaires de ce pays, ou bien il n’y a pas de danger (ce que nie l’ASN), et alors, continuons sans rien changer, et attendons l’accident majeur. Les solutions techniques à la mise à l’arrêt immédiat ou « quasi immédiat » des centrales existent bien sûr, n’en déplaise aux contempteurs de la bougie. Il y faut un brin de courage politique, bien sûr, gérer la transition en favorisant la construction, par exemple, de petites centrales à gaz en cogénération près des grands ensembles (rendement 98%). Actuellement chauffés électriquement (ce qui est une aberration technique) pour absorber la surproduction des centrales nucléaires qui fonctionnent « en base » et sont incapables de gérer les pics de demande, ces grands ensembles, qui abritent des personnes souvent démunies devant le prix de l’électricité, pourraient être autonomes en électricité et en chauffage. De multiples solutions intermédiaires existent pour permettre d’attendre le « tout renouvelable » dont l’ADEME estime l’hypothèse tout à fait réaliste. Il y faut de la recherche sur le stockage de l’énergie, et le minimum de courage politique pour éviter d’être le dirigeant qui a permis l’accident majeur et la désolation. Dans cette affaire, il n’y a pas de couleur politique, puisque des pays « capitalistes » abandonnent l’atome, des pays dits « socialistes » y souscrivent. BREF, n’attendons pas la révolution pour tenter d’empêcher la survenue de l’horreur nucléaire.
Il nous faut quand même rappeler que la vie sur cette vieille planète n’a pu jaillir qu’après la disparition des réacteurs nucléaires « naturels », il y a 2 milliards d’années (OKLO au Gabon qui a fonctionné pendant plusieurs millions d’années). Il semble donc probable que la vie n’ait effectivement pu apparaître qu’à la suite de la baisse naturelle de radioactivité intense qui a régné sur notre monde pendant ces millions d’années, lorsque le « combustible » a fini par être « épuisé ». La réactivation de ces contaminants et irradiants terrifiants sont l’apanage de nos sociétés modernes, imbues de leur « domination » de la nature. Il faut rappeler que ce poison mortel qu’est le plutonium (300 000 ans de durée de vie et d’irradiation mortelle), prolifère de nos jours -alors qu’il avait totalement disparu- grâce à nos brillants chantres de l’atome!

•    Nous avons même eu des réactions de « militants » méprisant l’initiative de MAIN sous prétexte que l’action associée, et, elle, purement symbolique et bien sur optionnelle, de « grève de la procréation », n’avaient pas grâce à leurs yeux. Je plains ces ci-devant « militants » et leur fermeture d’esprit. Il faut d’ailleurs préciser que MAIN s’est constitué autour de l’action juridique partagée de procédure contre l’ASN. L’action de « grève de la procréation » a été intégrée au site suite à une rencontre d’antinucléaires été 2016, et qu’on peut rajouter à ce triste constat, que l’auteure du « Manifeste des femmes » n’a pas, à ce jour, signé sa mise en demeure, ni sa déclaration de « grève de la procréation ». Nous sommes de drôles de mammifères …
•    Il n’y a pas de « date limite » ! Certains d’entre vous ont eu peur d’être « hors délai ». Pas du tout : le délai de 3 mois minimum, c’est entre l’envoi de votre mise en demeure et la plainte. Le site gère la rédaction automatique de la plainte et le délai depuis votre mise en demeure.
Alors, mes semblables en humanité, Rendez-vous sur le site m-ain.org. N’attendez pas, le temps en zone non contaminée nous est compté!
Mars 2017, Gilbert Tallent

* Tout le monde sait que :
•    Il n’y a plus d’argent pour assurer la sécurité des Installations Nucléaires,
•    les organismes intervenant au titre de la « sûreté » sont des instruments du lobby.
•    l’origine de l’accident est impossible à prévoir. Tchernobyl, Three Mile Island, Fukushima, … et autres accidents non répertoriés, sont toujours survenus de manière totalement … imprévisible par les scenarii.
•    Un certain nombre de pièces sont exclues des contrôles de sécurité car « elles ne peuvent pas connaître de problèmes »… par exemple les cuves… Ah Ah !
•    Les personnels qui « assurent » la sécurité sont des sous-traitants de sous-traitants de sous-traitants, de moins en moins formés, de moins en moins payés, de plus en plus dangereux, irradiés voire contaminés.
•    Bref, on va y avoir droit bientôt ;-((((

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Fessenheim : « La France est engagée dans une impasse énergétique », selon l’Observatoire du nucléaire

Source : http://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/fessenheim-la-france-est-engagee-dans-une-impasse-energetique-selon-l-observatoire-du-nucleaire_2093763.html
12 mars 2017

Stéphane Lhomme, directeur de l’Observatoire du nucléaire, s’est indigné, dimanche sur France-info, de la promesse non-tenue par François Hollande, quant à la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin).

Entre 700 à 1 000 militants anti-nucléaires ont manifesté, dimanche 12 mars, à Fessenheim, dans le Haut-Rhin, pour réclamer la fermeture de la doyenne des centrales nucléaires françaises.
Stéphane Lhomme, directeur de l’Observatoire du nucléaire, organisme indépendant, a dénoncé, dimanche sur France-info, une promesse de François Hollande qui « ne sera pas tenue ». Il a également déploré la politique énergétique de la France, située « dans une impasse ».

France-info : François Hollande avait inscrit, dans son programme de campagne en 2012, la fermeture de Fessenheim. Où en est-on aujourd’hui ?
Stéphane Lhomme : Pour le moment, on a aucune garantie que la promesse présidentielle sera respectée. Bien au contraire, il est évident maintenant qu’elle ne sera pas tenue. Dans les années à venir, de nombreux réacteurs vont fermer en France. Non pas pour des raisons de courage politique, mais tout simplement parce que les réacteurs français, à commencer par ceux de Fessenheim, sont maintenant dans un état de délabrement avancé. EDF, qui est en situation financière catastrophique, ne va plus du tout avoir les moyens de continuer à les entretenir. La seule question est de savoir si on va les fermer avant une catastrophe ou en situation de catastrophe comme au Japon. Il faut rappeler que les 54 réacteurs du Japon ont été arrêtés suite à la catastrophe de Fukushima.
La fermeture est engagée. Le Conseil d’administration d’EDF a approuvé le protocole d’indemnisation du groupe par l’État, actionnaire majoritaire. Cela ne suffit pas ?
Tout ce qui a été fait actuellement est réversible en 10 minutes par n’importe quel gouvernement qui prendra la suite. Pourtant François Hollande avait des moyens de pression très importants sur EDF. L’énergéticien connaît de très graves problèmes sur deux autres réacteurs. Il ne les a absolument pas utilisés. Tout ça n’est que du bluff. Il n’y a rien derrière.
Quelles sont les inquiétudes sur ce dossier des centrales ?
Les réacteurs français sont truffés de pièces défectueuses. Un certain nombre de réacteurs ont malheureusement été redémarrés cet hiver tout simplement parce qu’il faisait froid. L’Autorité de sûreté nucléaire a baissé pavillon devant EDF. Elle a autorisé la relance de ces réacteurs avec des procédures de fonctionnement abracadabrantesque pour qu’EDF puisse faire fonctionner ses réacteurs en période de froid. Globalement, les réacteurs sont très anciens et dans un état de délabrement avancé pour certains d’entre eux. La France est engagée dans une impasse énergétique. On prolonge la durée de vie des réacteurs en mettant en danger la population. Ces prolongations ne vont pas pouvoir durer éternellement. On arrive au bout d’une impasse. Il y a un mur et malheureusement on continue d’accélérer. Le système nucléaire français ne sait plus s’arrêter.

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Norvège: Une centrale nucléaire a fuité, et pas qu’un peu….

Norvège: Une centrale nucléaire a fuité, et pas qu’un peu….
Publié le 10 Mars 2017 par France Révolution
http://france-revolution-investigative-reporter.over-blog.com/2017/03/norvege-une-centrale-nucleaire-a-fuite-et-pas-qu-un-peu.html

Nils Bøhmer, physicien nucléaire auparavant auprès de l’Autorité norvégienne de protection contre les rayonnements (NRPA) , le 3 mars 2017 : Le 25 octobre a rapporté l’émission d’iode radioactif du réacteur Halden [en Norvège] … L’émission d’iode a commencé Lorsque l’IFE [Institut de technologie de l’énergie] aurait dû s’occuper du combustible endommagé dans la salle du réacteur . Cela a conduit à une libération de substances radioactives via le système de ventilation … Le lendemain, le NRPA a effectué une inspection inopinée de l’IFE. 
La situation n’était pas encore résolue et les radiations libérées étaient toujours en cours … Le système de ventilation a ensuite été fermé pour limiter les rejets dans l’environnement. Ceci, à son tour, a créé des problèmes plus graves … 

L’air pressurisé a maintenu les vannes dans le système de refroidissement du réacteur ouvert, ce qui à son tour a arrêté la circulation de l’eau de refroidissement. Dans les jours qui ont suivi, le NRPA a continué de surveiller la sécurité du réacteur et a reçu un avis de l’IFE selon lequel le réacteur était dans un état très spécial. 

Ce qui signifiait que l’IFE avait découvert des fluctuations de température dans le réacteur indiquant une augmentation du flux de neutrons dans le noyau, et avec cela le danger de formation d’hydrogène. Bellona voudrait noter que la formation d’hydrogène dans le noyau du réacteur a conduit à une série d’explosions à la centrale nucléaire de Fukushima … 

L’IFE a donc dû demander au NRPA la permission d’ouvrir les vannes à nouveau, même si cela signifiait libérer le rayonnement au public … Il semble que [l’IFE] n’a pas compris la gravité de la situation … [Nous, à Bellona, sommes] préoccupés par le fait que le coeur du réacteur peut devenir instable en fermant les bouches d’aération. La formation d’hydrogène dans le coeur du réacteur est très grave , comme Fukushima a montré … 

Rapports des médias après la fuite initiale:
L’indépendance : une fuite radioactive a été signalée dans un réacteur nucléaire norvégien … Le personnel de l’installation a été évacué immédiatement après l’incident … « Nous allons étudier comment cela pourrait se produire et pourquoi nous n’avons été avertis que le lendemain », a déclaré l’agence dans un communiqué. Son chef de la sécurité, Per Strand, a ajouté: « Nous avons besoin de recueillir plus d’informations … Mais nous ne sommes pas heureux avec la situation, que nous n’avons pas été avertis immédiatement » …
Le Local (Norvège): Ceux qui étaient dans la salle du réacteur pendant l’incident ont été évacués quand une alarme a retenti . Les travailleurs ont depuis été de retour dans la salle dans une tentative d’identifier la cause et l’étendue de la décharge radioactive … » Notre objectif maintenant est que l’IFE obtient la fuite a cessé , » dit Per Strand NRPA directeur …
NBC News : Le réacteur nucléaire de Norvège coule de l’iode radioactif: Des responsables … « Bien sûr, c’est une situation malheureuse, mais il y a un faible risque environnemental », a déclaré Per Strand, directeur général adjoint de la NRPA … « Ce n’est pas le genre de fuite que nous voulons. »
Voix de l’Amérique: « Les responsables de l’usine ont dit qu’une panne technique pendant la manutention du combustible a mené à la libération de l’iode-131 et -132 radioactifs à la salle de réacteur. Ils ont dit que le personnel a été immédiatement évacué » …
Voir aussi: Les officiels avertissent que le nuage radioactif mystérieux se propage – Les autorités « déconcertées » sur la libération … « pourraient indiquer la fuite de la centrale nucléaire » – Les particules « très radioactives » 

Visionnez une émission diffusée sur la radioactivité de Halden ici 

Source Enenews 

Autre source Bellona.org (en anglais) 

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En France Redémarrage des réacteurs nucléaires défectueux : le Conseil d’Etat est lui aussi soumis au lobby nucléaire

Observatoire du nucléaire
observatoire.du.nucleaire@listes.rezocitoyen.org
6 mars 2017

 L’ASN * se plie aux exigences d’EDF ** et accorde le redémarrage de réacteurs non conformes
 Le Conseil d’Etat *** valide les bricolages concoctés par EDF et l’ASN

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DERNIÈRE MINUTE : Saisi en urgence par l’Observatoire du nucléaire, le Conseil d’Etat a finalement autorisé EDF à exploiter les réacteurs dotés de générateurs de vapeur défectueux.
L’Observatoire du nucléaire déplore que personne dans ce pays, pas même le Conseil d’Etat, ne prenne ses responsabilités pour empêcher EDF d’exploiter des réacteurs nucléaires dans des conditions anormales et l’ASN d’accorder des dérogations insensées.
Pour mémoire, la plainte en justice déposée par l’Observatoire du nucléaire, dans l’affaire des pièces défectueuses et des certificats falsifiés, vise aussi l’ASN, coupable de n’avoir rien vu ou, pire, rien dit pendant des années.
Les réacteurs nucléaires sont dangereux même lorsqu’ils sont exploités correctement, il est donc insensé, sous prétexte qu’il fait froid, de les exploiter dans des conditions relevant d’un étrange bricolage. La catastrophe nucléaire, ça n’arrive pas qu’aux autres…)

Rappel communiqué du 22 décembre 2016
L’Observatoire du nucléaire alerte les citoyens sur la situation ubuesque et irresponsable qui prévaut actuellement concernant le fonctionnement des réacteurs nucléaires français.
Pour mémoire, depuis avril 2015, les révélations se multiplient concernant des pièces mal fabriquées par Areva au Creusot et par le japonais Japan Casting & Forging Corp (JCFC).
Outre la question cruciale de la cuve du réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche), il est apparu que de nombreux réacteurs actuellement en service sont dotés de générateurs de vapeur non conformes, susceptibles de rompre et de causer une catastrophe nucléaire.
Une douzaine de réacteurs sont actuellement arrêtés pour vérifications or, sous la pression d’EDF qui est obligée d’importer de grandes quantités d’électricité, l’ASN autorise de façon irresponsable la remise en marche de ces réacteurs.
C’est ainsi le cas du réacteur Dampierre 3, relancé hier mercredi, et des réacteurs Tricastin 3 et Gravelines 2 dont la remise en service est annoncée pour demain vendredi. ****
Or l’ASN ne publie pas ses autorisations, ce qui a pour effet d’empêcher qu’elles soient contestées en justice : de toute évidence, l’ASN protège les intérêts industriels avant la sûreté des citoyens, et bafoue les droits de ces derniers en les empêchant d’exercer les recours qu’ils ont pourtant le droit de lancer.
L’Observatoire du nucléaire, qui veut contester en justice les autorisations de relance des réacteurs, dénonce le jeu de l’ASN et exige la publication des autorisations dès qu’elles sont signées, afin que les recours légitimes puissent être mis en oeuvre.
———————————————————————————————
* Autorité de surveillance nucléaire.
** Electricité de France.
*** En France, la plus haute juridiction administrative.
****Dans les démonstrations de sûreté, la rupture de la cuve ou d’un générateur de vapeur est dite « exclue », ce qui signifie… qu’il ne faut surtout pas qu’elle se produise : il n’y a alors aucune parade possible et c’est la perspective d’une catastrophe qui peut être de la gravité de celles de Tchernobyl et Fukushima.

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Explosion à la centrale nucléaire de Flamanville

Questions sur les centrales nucléaires fonctionnant

avec des générateurs de vapeur défectueux

Source : Observatoire du nucléaire

http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article324

9 février 2017

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L’explosion qui s’est produite ce matin à la centrale nucléaire de Flamanville a entraîné l’arrêt immédiat en urgence d’un réacteur. Cet évènement illustre de façon cruciale la situation insensée qui prévaut actuellement dans de nombreuses centrales françaises.

En effet, il a été montré ces derniers mois que la majorité des réacteurs d’EDF fonctionnaient avec des pièces défectueuses, parfois couvertes par des certificats de « sûreté » falsifiés. En particulier, 18 réacteurs sont dotés de générateurs de vapeur présentant de zones de grande de fragilité du fait d’une concentration anormale de carbone dans les parois en acier.

De façon insensée, sous prétexte qu’il faisait froid et qu’il fallait produire plus d’électricité, l’Autorité de sûreté nucléaire a autorisé EDF à remettre en service ces réacteurs défectueux en échange de quelques engagements peu contraignants.

Il s’agit de « mesures compensatoires », en particulier de faire monter et descendre en température les réacteurs de façon beaucoup plus lente que d’ordinaire, à savoir 14° par heure au lieu de 28°. Ces mesures sont accompagnées de « dispositions complémentaires » supposées éviter les situations au cours desquelles les générateurs de vapeur seraient amenés à rompre

Or, l’évènement de ce matin à Flamanville montre que ces pauvres « bricolages » peuvent être balayés en une seconde lors d’un évènement accidentel qui entraine l’arrêt immédiat du réacteur et peut, de fait, causer la rupture du générateur de vapeur.

Pour mémoire, la rupture d’un générateur de vapeur est dite « exclue » dans les démonstrations de sûreté, ce qui signifie… qu’il ne faut surtout pas qu’elle se produise : il n’y a alors aucune parade possible et c’est la perspective d’une catastrophe qui peut être de la gravité de celles de Tchernobyl et Fukushima.

Le 18 janvier dernier, saisi en urgence par l’Observatoire du nucléaire, le Conseil d’Etat s’est montré tout aussi défaillant et irresponsable que l’Autorité de sûreté nucléaire et a autorisé EDF à exploiter ses réacteurs dans ces conditions qui prêteraient à rire si ce n’était pas notre vie qui était en jeu.

Aujourd’hui encore, les Autorités se gargarisent de ce que l’incident n’aurait entrainé « aucun risque radiologique » (ce qui reste à prouver) et n’ont aucunement l’intention de tirer les enseignements de cet évènement qui résonne comme un véritable avertissement…

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Désastre nucléaire en France

Réflexions concernant la votation sur l’initiative populaire fédérale «Sortir du nucléaire»
par
Ernst Pauli
Ingénieur diplômé
Source : Horizon et Débats
C.P. 729, CH-8044 Zurich
28 novembre 2016
http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/HD_27_2016.pdf

Il n’est pas facile d’en trouver trace dans nos médias, bien que le sujet pourrait faire la une des journaux: 21 des 58 réacteurs nucléaires français sont actuellement à l’arrêt.1 Un tiers des centrales nucléaires françaises ne produisent pas d’électricité. Normalement, les centrales nucléaires sont déconnectées du réseau une fois par année pour l’entretien, le remplacement des barreaux de combustibles et d’éventuelles modifications. Evidemment, on répartit la période de maintenance tout au long de l’année de sorte à ce qu’une capa- cité suffisante pour la production d’électricité soit à tout moment disponible. Cependant, les arrêts actuels n’avaient pas été prévus, mais ont été décrétés, comme mesure préventive pour protéger la population, par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), l’organisation de contrôle correspondant en Suisse à l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).2
Certaines installations ont été mise hors service directement par décret, d’autres en période de maintenance sont soumises à des contrôles supplémentaires prolongeant ainsi la phase d’ entretien pour plusieurs mois. Depuis 18 ans, les centrales nucléaires françaises n’ont plus produit aussi peu d’électricité qu’actuellement; et c’est particulièrement en hiver que la demande de courant augmente le plus.
La pénurie est vaincue par l’exploitation des centrales électriques à combustibles fossiles en France, et avant tout par les importations de courant provenant de l’Allemagne. L’Allemagne possède une grande capacité de centrales électriques en réserve et peut fournir suffisamment d’électricité. Les lumières en France ne s’éteindront donc pas malgré la quantité critique de fermetures de centrales électriques. Cependant, depuis septembre, les indices des prix moyens mensuels d’ électricité à J+1 à la bourse européenne d’électricité (EPEX SPOT SE) de Paris ont augmenté d’un facteur d’environ 21⁄2 pour atteindre 7,5 centimes d’euros par kWh.
L’ASN réagit aux failles de sécurité
Dans la nouvelle centrale électrique française de Flamanville, on a trouvé des anomalies dans l’acier utilisé dans des parties déjà installées de la cuve du réacteur. La teneur en carbone est plus élevée que spécifiée et peut donc mener à une friabilité des composants sous pression et sous température. La résistance à la rupture des matériaux n’est pas atteinte. Des fuites et la libération de radioactivité pendant l’opération du réacteur ne peuvent pas être exclues. Au cours de ces premiers examens et conclusions à Flamanville, se sont avérés d’autres indices d’irrégularités et de manipulations lors de la certification des aciers pour les cuves de réacteur et les générateurs de vapeur installés actuellement dans les centrales nucléaires françaises. Le 25 octobre 2016, une audition parlementaire a eu lieu sur la base de ces résultats, lors de laquelle les irrégularités dans de nombreux réacteurs français ont été présentées.3 Les analyses ont encore été élargies avec le résultat mentionné ci-dessus. Actuellement, on examine les documents de production et de contrôle de la qualité de 9000 composants construits dans la société métallurgique française Le Creusot et dans d’autres sociétés similaires.4 Les premiers résultats montrent des écarts dans les spécifications prescrites d’aciers utilisés mais également des documents de contrôle de qualité manipulés. Il faut supposer que dans les années 1960 des composants des centrales nucléaires suisses ont été construits dans des circonstances similaires et que la qualité de ces composants n’est éventuellement pas garantie.
L’ ASN a tiré des conséquences claires de ces conclusions. Chapeau bas devant les fonctionnaires et ingénieurs qui ont tiré, douloureusement, des conclusions claires des connaissances acquises jusqu’à présent. Ils ont mis à l’arrêt un nombre considérable de centrales nucléaires peu fiables et ont ordonné des investigations exhaustives.
Quelle en est
la signification pour la Suisse?
Une semaine avant le vote sur l’initiative populaire fédérale «Sortir du nucléaire», une grande clameur devrait s’élever des médias suisses suite à de tels événements. Après avoir déjà trouvé des défauts surprenants à Beznau 1, provenant, selon Axpo, de la production de la cuve du réacteur construit dans les années 1960, d’autres centrales nucléaires pourraient également être affectées. Cependant, il règne un étonnant silence. Aucune information sur ce sujet ne se trouve dans les médias traditionnels, et même lors de recherches actives sur Internet par une personne connaissant bien le domaine de l’énergie nucléaire, les informations ne se découvrent que par hasard. Dans le cadre de la votation sur l’initiative «Sortir du nucléaire», les citoyens devraient être informés au sujet de la sécurité des centrales nucléaires suisses et de la situation des centrales nucléaires françaises. Pensons seulement à la centrale de Fessenheim, située près de la frontière suisse! La nouvelle situation française souligne que les rapports de sécurité sou- vent cités concernant les centrales nucléaires sont une fois de plus que du camouflage. Après 30, 40 ans ou plus, on découvre soudain des défauts de matériel et de qualité ainsi que des manipulations. L’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) – selon ses propres dires toujours en étroit contact avec les collègues des autres pays – se tient plutôt très réservée concernant la situation en France.
Les problèmes de Beznau 1 sont connus et ont abouti à l’arrêt du réacteur depuis mars 2015. Cependant, ils apparaissent maintenant encore sous un autre jour. Mühleberg, avec son enveloppe de refroidissement réparée provisoirement a été mis à l’arrêt par les opérateurs eux-mêmes. Que reste-t-il encore de normal dans une telle situation? Si les centrales nucléaires suisses continuent à être exploitées, peut-être en tout encore 60 ans au-delà de la sortie «programmée» de l’énergie nucléaire, on risque bien d’être confronté à de mauvaises surprises, telles celles survenues actuellement en France.
Les arguments avancés lors des discussions sur la votation ne sont pas corrects
Dans le débat public sur la sortie du nucléaire et même dans les documents de vote, l’argumentation réside dans l’impossibilité de mettre les centrales nucléaires à l’arrêt, car sinon les exploitants pourraient adresser à la Confédération des demandes de dommages et intérêts de plusieurs milliards. Puis, on explique que le remplacement de l’énergie nucléaire par du «courant sale» produit au charbon aggraverait le bilan de CO2. Les aspects de la pollution par les rayonnements radioactifs, les énormes dégâts survenant lors de l’extraction de l’uranium et le problème non résolu du stockage définitif ne sont jamais traités. Les gros risques de l’énergie nucléaire – les documents manquants ou les rapports de sécurité établis avec des données manipulées – sont dissimulés en toute connaissance de cause. Il reste un goût amer face au débat politique sur la sortie du nucléaire. L’Etat et ses autorités doivent s’acquitter de leur tâche de prévention auprès du citoyen, face aux risques de
l’énergie nucléaire, aux omissions et manipulations connues et face au danger potentiel et la menace en résultant pour la population. Ces réalités pèsent plus lourdement dans la balance que toutes les autres considérations.
On nous dit ne pas pouvoir remplacer le courant produit dans les centrales nucléaires suisses assez rapidement par les énergies renouvelables. Pour combler le manque, tel qu’il est décrit dans la Stratégie énergétique 2050, il faudrait davantage de temps que celui imposé par la «sortie programmée». Cependant, de nombreux, parfois grands projets hydroélectriques en Suisse sont actuelle- ment bloqués pour des raisons économiques. Les nombreuses initiatives photovoltaïques prévues par des particuliers attendent d’ obtenir les subventions. Il n’existe pas encore de dynamique pour combler le plus rapidement possible ce manque dans la production, mais elle devrait être initiée par des directives poli- tiques. La seule voie pour éviter un désastre nucléaire comme actuellement en France sont la rapide mise hors service définitive des centrales nucléaires et un développement accéléré des énergies renouvelables propres. (Traduction Horizons et débats)
1 Internationale Ärzte für die Verhinderung des Atomkrieges – Ärzte in sozialer Verantwortung e.V. (IPPNW). Fehlerhafte Stahlbauteile stürzen französische Atomindustrie in die Krise. 14/11/16, http://www.ippnw.de
2 Buchsbaum, Lee. France’s Nuclear Storm: Many Power Plants Down Due to Quality Concerns. 1/11/16, http://www.powermag.com
3 Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Hearing of the Parliamentary Of ce for the Evaluation of Scien- ti c and Technological Choices on the anoma-
lies and irregularities detected on nuclear pressure equipment. 3/11/16, http://www.french-nuclear-safety.fr
4 De Beaupuy, François. Areva Said to Extend Probe of Le Creusot Forge Irregularities. 3/10/16, http://www.bloomberg.com

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Pourquoi Fessenheim peut et doit être fermée maintenant

Source : http://www.sortirdunucleaire.org/Pourquoi-Fessenheim-peut-et-doit#top

Octobre 2016

 

  1. Une centrale à fermer d’urgence
  2. Pourquoi gaspiller des millions d’euros dans les travaux ?
  3. Sur le plan énergétique, la fermeture immédiate est possible
  4. Des alternatives existent pour la production d’énergie et la reconversion des travailleurs.
  5. Fermer maintenant Fessenheim pour ouvrir la voie à la sortie du nucléaire en France

 

Une centrale à fermer d’urgence

Située à 15 km de Mulhouse, 20 km de Freiburg im Breisgau (Allemagne) et 40 km de Bâle (Suisse), la centrale nucléaire de Fessenheim représente une menace pour toute une grande région européenne. En 2011, 167 communes alsaciennes, allemandes et suisses (dont 74 communes françaises, représentant un tiers de la population alsacienne) ont voté une motion pour son arrêt immédiat [1].

 

Les défauts de sûreté de Fessenheim, dénoncées depuis des années par les habitants de cette région transfrontalière, sont légion. Située en zone sismique, en contrebas du grand canal d’Alsace, la centrale est particulièrement vulnérable. Rien ne protège ses piscines de combustibles contre la chute d’un avion de ligne, alors même qu’un aéroport européen est situé à 30 km de là. Enfin, son radier – socle de béton sur lequel repose la centrale – est particulièrement mince : 1,5 m d’épaisseur, alors que celui des autres centrales françaises est deux fois plus épais. En cas d’accident, ce socle pourrait être percé par le cœur en fusion, qui contaminerait alors rapidement la nappe phréatique [2].

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À ces défauts s’ajoutent les risques liés au vieillissement de la doyenne des centrales françaises. De nombreux éléments (cuve, tuyauteries et câblages, mais aussi enceinte de béton…) deviennent plus fragiles, et une partie d’entre eux ne sont pas remplaçables. L’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire lui-même met en garde contre des risques de rupture des cuves passé 35 ans de fonctionnement. Or en 2016 la centrale aura alors atteint… 39 ans !

Toutefois, le facteur humain et le mode de gestion de la centrale s’avèrent plus préoccupants encore que les problèmes techniques. Le 5 septembre 2012, un incident a blessé deux travailleurs. Il ne s’agit « que » du 23ème épisode d’une série d’incidents survenus depuis mars dernier, apportant la preuve d’une sûreté dégradée et de criants problèmes de maintenance. Conséquence d’un arbitrage en faveur de l’économie au détriment de la sûreté, ou effet de la dégradation des conditions de travail des travailleurs chargés de la maintenance ? Dans tous les cas, inutile d’attendre qu’un problème grave s’ajoute à la liste des incidents.

 

Pourquoi gaspiller des millions dans les travaux ?

L’Autorité de Sûreté Nucléaire a prescrit en juin dernier des travaux pour l’amélioration de la sûreté de Fessenheim, d’un montant dont les estimations vont de 20 millions… à 200 millions d’euros. Elle a notamment déclaré que si les travaux n’étaient pas réalisés d’ici un an, la centrale devrait être fermée. Toutefois, la faisabilité dans le temps imparti de certaines opérations – dont l’épaississement du fameux radier – est très discutée. Dans tous les cas, ces travaux ne pourront pallier qu’à la marge les nombreux défauts de sûreté de Fessenheim.

Au-delà de la question de la faisabilité, pourquoi entreprendre des travaux aussi coûteux – qui nécessiteront d’ailleurs la mise à l’arrêt de la centrale pendant de longs mois – alors que la fermeture est prévue quatre ans après ? Un tel gaspillage laisse perplexe, et pourrait servir de prétexte à EDF pour justifier la poursuite du fonctionnement de Fessenheim au-delà de 2016, en cas de revirement politique. En effet, un arrêt de quelques mois n’empêcherait pas un redémarrage à la mi-2017. Le choix de 2016 indique donc que la fermeture de la centrale ne peut nullement être tenue pour acquise.

Dans tous les cas, il serait clairement plus économique, plus cohérent et plus sûr d’opter pour une fermeture immédiate.

 

Sur le plan énergétique, la fermeture immédiate est possible

En effet, Fessenheim pourrait être fermée dès aujourd’hui sans générer aucune pénurie d’électricité. Reliée à l’ensemble du réseau électrique français, l’Alsace n’est pas une île et ne souffrirait pas de blackout. La contribution de Fessenheim à la production nationale d’électricité n’a atteint que 1,3 % en 2011. Ses réacteurs étant fréquemment à l’arrêt, une fermeture définitive ne ferait guère de différence avec la situation actuelle.

Par ailleurs, depuis la fermeture en juin dernier de l’usine d’enrichissement d’uranium Eurodif (Drôme), qui consommait l’équivalent de la production de trois réacteurs nucléaires, cette quantité d’électricité arrive en surplus sur le réseau électrique. Un arrêt immédiat de Fessenheim constituerait donc une opération blanche… qui n’interdirait pas un plus grand volontarisme !

Rappelons en effet qu’au printemps 2011, l’Allemagne a fermé définitivement huit réacteurs nucléaires, ce qui ne l’a pas empêché de traverser l’hiver 2012 sans blackout, sans impact sur ses émissions de gaz à effet de serre, et en continuant à exporter de l’électricité [3] ! La France ferait bien de s’en inspirer.

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Des alternatives existent, pour la production d’énergie et la reconversion des travailleurs !

Plusieurs syndicats ont récemment lancé une vaste opération de communication pour critiquer la fermeture de la centrale. Les directeurs de toutes les centrales nucléaires de France ont également écrit une lettre très médiatisée aux salariés de Fessenheim pour s’inquiéter de leur sort. Réelle préoccupation… ou alibi ? Pour le syndicat Sud Énergie, cette compassion soudaine « a de quoi agacer alors que ces mêmes directeurs ont pendant des années toléré, voire encouragé les mesures drastiques visant à ne pas embaucher et, à réduire les coûts de maintenance de façon irresponsable » [4].

Rappelons que les 770 salariés d’EDF présents sur le site bénéficient d’une garantie d’emploi, et n’ont en principe pas de souci à se faire – à la différence des 7000 employés du secteur photovoltaïque qui ont perdu leur emploi dans l’indifférence générale en 2011, du fait du manque de soutien gouvernemental aux énergies renouvelables [5].

Quant aux nombreux prestataires qui travaillent sur le site (dont 600 à 1500 « travailleurs nomades » qui ne viennent que pour les maintenances), dans des conditions difficiles et dégradées qu’ils dénoncent régulièrement [6], ils seraient sûrement satisfaits de pouvoir se reconvertir dans des activités moins pénibles et moins dangereuses si une telle occasion leur était offerte.

En effet, la fermeture de la centrale pourrait donner une impulsion pour un développement accéléré d’activités reposant sur les alternatives énergétiques, bien plus créatrices d’emplois. Isolation des bâtiments, éco-construction, développement des énergies renouvelables… les pistes sont multiples, d’autant plus que l’Alsace bénéficie d’importants atouts, notamment grâce à une ressource en bois importante.

L’Alsace peut s’inspirer de son voisin allemand, pionnier des alternatives énergétiques : les énergies renouvelables y représentent déjà 380 000 emplois, répartis sur tout le territoire. Elle dispose même d’un exemple motivant tout près de Fessenheim. Dans la région toute proche de la Forêt Noire, une poignée de citoyens déterminés ont ainsi mis sur pied la coopérative EWS Schönau, qui distribue maintenant dans toute l’Allemagne du courant exclusivement produit par les énergies renouvelables [7].

 

Fermer maintenant Fessenheim pour ouvrir la voie à la sortie du nucléaire en France

Fermer Fessenheim immédiatement, c’est donc à la fois possible et urgent… mais aussi nécessaire pour enclencher un indispensable changement de politique énergétique dont nous sommes malheureusement loin de prendre le chemin ! Le double discours n’est plus possible : la France ne peut pas prétendre soutenir les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique tout en continuant à gaspiller des millions d’euros pour maintenir en fonctionnement un parc vieillissant et dangereux. Et comment François Hollande peut-il prétendre « réduire la part du nucléaire » en repoussant à la fin de son mandat la fermeture de la plus ancienne centrale – et en mettant en route le réacteur EPR de Flamanville ?

Par ailleurs, la médiatisation autour de Fessenheim ne doit pas faire oublier l’urgence de la fermeture des autres centrales, en commençant par les plus anciennes. Une vingtaine de réacteurs a déjà dépassé les trente ans, et pour ne citer qu’eux, Le Bugey et Tricastin sont à peine plus récents, et tout aussi dangereux. Mobilisons-nous donc de plus belle, pour obtenir une fermeture immédiate de Fessenheim qui ne reste pas un acte isolé, mais ouvre la voie à une sortie du nucléaire en France !

 

Notes :

  1. http://stopfessen.celeonet.fr/content/view/218/31/
2. Pour plus d’informations sur les risques liés à la centrale, lire ci-dessous le journal « Dernières Nouvelles de Fessenheim »
3. http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20120320trib000689374/l-allemagne-sort-du-nucleaire-sans-polluer-davantage.html
4. Fermeture annoncée de la centrale de Fessenheim : Communiqué SUD Energie du 24 septembre 2012
5. http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20120119trib000679149/la-filiere-photovoltaique-francaise-a-supprime-7.000-emplois-en-2011.html
6. Voir le site http://www.ma-zone-controlee.com/ , qui compile des témoignages de sous-traitants du nucléaire.
7. http://www.ews-schoenau.de/

 

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En Europe occidentale, l’accident nucléaire approche

La sécurité des centrales nucléaires ne peut plus être garantie.

Beaucoup de centrales sont vieillissantes et comportent des défauts.

En graves difficultés financières, AREVA et EDF sont contraintes de faire des économies.

On vient de découvrir des malfaçons sur de nombreuses composantes essentielles des centrales en activité en France et à l’étranger.

 

Un prochain accident est probable. On s’y prépare.

 

Faute de moyens pour entreprendre les travaux nécessaires, on s’est résigné à tolérer les risques.

 

Faute de moyens pour faire face au risque majeur, les évacuations sont considérées comme impossibles.

 

On compte désormais sur l’auto-évacuation : ainsi chacun prendra en charge sa sécurité.

 

L’Etat qui a imposé le nucléaire, rejettera sa responsabilité sur le peuple.

 

            Bureau de l’APAG2

2 juin 2016

 

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Communiqué de l’Association pour l’Appel de Genève II (APAG2)

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