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Nouvelle preuve de l’usage permanent d’armes à uranium appauvri

par Pyrophor

En complément à l’article de Pierre Péguin A propos de l’uranium dit “appauvri” que nous avons publié en février 2018, nous croyons utile de renvoyer ci-après à la livraison de mai 2018 de la revue de  l’Association Pyrophor contre les armes à uranium appauvri :

https://depleteduranium.org/2018/05/11/monthly-delivery-of-birth-defects-iraq-one-case-from-yemen-livraison-mensuelle-de-malformations-congenitales-irak-et-un-cas-au-yemen

Précisons toutefois que si les arguments de Pyrophore contre l’utilisation d’armes à uranium appauvri nous paraissent absolument convaincants, il n’en va pas de même de ceux accusant ces armes des conséquences sanitaires attribuées jusqu’ici à l’agent orange, répandu par l’armée américaine pendant la guerre du Vietnam, non plus que ceux attribuant l’accident de Tchernobyl à l’explosion d’un surgénérateur au plutonium utilisant le sodium liquide comme caloporteur et non point à l’explosion d’un réacteur à l’uranium enrichi du type RBMK, comme généralement admis jusqu’ici.

IR

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ITER et la fusion nucléaire, une accumulation de mensonges depuis le début !

par Antoine Calandra

Coordination antinucléaire sud-est

mai 2018

 

Si politiques et scientifiques n’avaient pas menti sur le coût et les performances du projet de réacteur à fusion nucléaire ITER, ils n’auraient jamais obtenu ces milliards d’argent public pour un objectif aussi ridicule et qui ne sera pas même atteint.

 

Depuis octobre 2017 Steven B. Krivit a publé sur le site New Energy Times plusieurs articles pour révéler comment les responsables du projet ITER utilisent un langage fallacieux, c’est à dire mentent sur les performances attendues de ce réacteur nucléaire en affirmant qu’il pourra générer une puissance de 500 Mégawatts durant 6 minutes avec 50 Mw injectés, soit libérer dix fois plus d’énergie qu’il n’en consomme.

 

Les 50 MW injectés ne correspondent pas à l’énergie électrique utilisée, mais seulement à la puissance de chaleur injectée dans le plasma. Car pour injecter 50 MW dans la chambre à vide du tokamak, la machine a besoin de 150 MW de puissance électrique de façon permanente pour son fonctionnement et jusqu’à 500 MW par intervalles, soit un minimum de 300 MW de puissance électrique.

 

Ce qui signifie que dans le meilleur des cas ITER pourrait libérer non pas dix fois plus d’énergie qu’il n’en consomme, mais seulement 1,6 fois ! Ce résultat dérisoire ne sera même pas être obtenu.

 

Les partisans de la fusion nucléaire ont depuis le début confondu de leur plein gré les valeurs de gain de puissance du plasma (Q-fusion) et de gain de puissance du réacteur (Q-engineering). Ils savaient très bien qu’il était impossible de multiplier par dix l’énergie injectée.

 

Les performances du tokamak européen JET (Joint European Torus) sont tout aussi bidons et mensongères. En 1997 son « record mondial dans le domaine de la fusion», ou il avait généré une puissance de 16 Mw pour 24 Mw injectés durant une seconde, c’est-à-dire restitué sous forme d’énergie pendant une seconde environ 70 % de la puissance qui lui avait été apportée, a nécessité en fait une puissance totale d’entrée de 700 MW, soit une perte nette de 684 MW !

 

Suite aux publications de New Energy Times, l’organisation ITER a corrigé une petite partie des déclarations fausses de son site web.

 

Ceci n’a pas empêché M. Bernard Bigot, directeur général d’ITER, de mentir à nouveau le 6 mars 2018 devant le Congrès américain sur les performances du réacteur JET et sur les résultats attendus du réacteur ITER, parlant toujours de multiplier par 10 la puissance injecté e. Suite au discours de M. Bigot, les Etats-Unis qui avaient réduit de moitié leur participation à ITER en 2017 (50 millions de dollars) ont à la dernière minute doublé leur contribution pour 2018, soit 122 millions de dollars.

 

Dès le début du projet ITER, avec l’association Médiane, nous avions montré du doigt la puissance électrique colossale requise pour le fonctionnement de ce futur réacteur. En effet, dans le dossier du débat public ITER en 2006 nous lisions : « pendant une expérience, la consommation électrique variera entre 120MW et 620MW » et « chaque année la consommation d’ITER sera de l’ordre de 600 GWh », ce qui représente la consommation électrique annuelle d’une ville de 100 000 habitants !

 

Si politiques et scientifiques n’avaient pas menti dans la présentation du projet ITER, ils n’auraient jamais obtenu tous ces milliards pour un objectif si ridicule.

 

De même, ils savaient très bien que le coût initial de 5 milliards d’euros annoncé pour la construction était largement sous-estimé, mais s’ils avaient annoncé le double, le projet serait resté dans les cartons. A ce jour, le coût de la construction a été multiplié par 4, soit 20 milliards d’euros, et les travaux ne sont qu’à mi parcours.

 

Initialement, les coûts du réacteur nucléaire ITER s’élevaient à 5 milliards d’euros pour la construction et à 5 milliards d’euros pour la maintenance et la recherche pour les 35 années d’existence.
Rappelons que ces 20 milliards d’euros ne correspondent pas au coût réel du réacteur. Ses composants sont « donnés en nature » par les pays partenaires, ce qui rajoute encore des milliards d’euros à la facture.

 

Mensonges et tromperies vont plus loin encore : L’après ITER a déjà commencé !

 

Ces funestes technocrates se concentrent déjà sur DEMO, le prototype pré-industriel qui mettra à profit « les connaissances et le savoir-faire accumulé par l’exploration des plasmas de haute température dans le tokamak ITER … L’exploitation de ou des DEMO devrait commencer au début des années 2030; la commercialisation d’électricité issue de la fusion étant prévue à l’horizon 2040» est écrit sur le site de l’organisation ITER.

 

Mais oui, bien sûr ! Leur ignominie est sans limites.

 

Nous sommes déjà en mesure de produire une énergie respectueuse de l’environnement et pour le bienfait de l’humanité. Avec tous ces milliards et de saines motivations politiques, nous aurions pu avancer concrètement dans cette voie. Mais cela n’a jamais été l’objectif du projet ITER malgré les messages de propagande fallacieux.

 

Les promoteurs d’ITER se sont toujours enorgueillis de leurs records mondiaux en tous genres : un poids total de 400 000 tonnes, 23 000 tonnes pour le tokamak soit trois tours Eiffel, 100 000 kilomètres de câbles supraconducteurs, 18 bobines de champ toroïdal pesant chacune 310 tonnes, etc…

 

Combien de milliers de tonnes de ressources naturelles précieuses dilapidées ?

 

Combien de milliers de litres de pétrole partis en fumées?

 

Pour changer des mensonges et des tromperies, il serait intéressant que l’organisation ITER indique sur son site à combien s’élève l’impact environnemental de ce projet nucléaire ? Et pour quel retour ?
Il y a certainement là aussi un record mondial.

 

En dilapidant tous ces milliards, le lobby nucléaire aura tout de même atteint un objectif : bloquer toute avancée vers un autre modèle énergétique et de ce fait tenter d’imposer la poursuite de l’industrie nucléaire pour les années futures.

 

ITER est une illustration magistrale de la folie de ce monde. Ce gaspillage e rayant de milliards d’euros d’argent public doit cesser au plus vite !
Le nucléaire, fusion comme fission, est une énergie sale et sera toujours une menace de mort pour l’humanité ; certainement pas une source de bienfait.

 

L’organisation ITER devrait être poursuivi en justice pour mensonges sur le coût et les performances de ce réacteur nucléaire.

Je reviendrai prochainement sur les avancées du réacteur ITER à Cadarache. Vous pouvez voir en attendant : http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2017/04/11/ITER%2C-mensonges%2C-niaiseries-%E2%80%A6-et- asco-in%C3%A9luctable%21-la-situation-au-printemps-2017

 

Références :

http://news.newenergytimes.net/

https://www.iter.org/fr/sci/iterandbeyond

 

 

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RUTHENIUM 106 : UN INCROYABLE FIASCO La CRIIRAD met en cause les rapports officiels.

CRIIRAD

Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité
29 cours Manuel de Falla 26000 Valence
(. 33 (0)4 75 41 82 50 / contact@criirad.org

Communiqué du 27 mars 2018

Source : http://www.criirad.org/accident-et-pollutions/2018-03_ru-106_critique_cp.pdf

Des experts internationaux qui se discréditent,
un taux sidérant d’anomalies dans le rapport de l’IRSN, il y a de plus en plus de zones d’ombre dans le dossier du ruthénium 106.

À Moscou, la commission “scientifique » internationale a évacue, sans preuve, et en contradiction avec le peu de données disponibles, la question clef des conséquences sanitaires du rejet. En France, cette question a également disparu, sans explication, du rapport de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN).

Lire 1. Les experts officiels passent l’impact sanitaire par pertes et profits

Alors que près de 6 mois se sont écoulés, il est toujours impossible d’accéder à un fichier exhaustif et fiable des niveaux de ruthénium 106 mesurés dans l’air en septembre et octobre 2017 !

En novembre 2017, la CRIIRAD interpellait l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) sur les innombrables erreurs et lacunes de son listing ; en janvier 2018, elle relevait des modifications inexpliquées dans les rapports successifs de l’agence fédérale russe Rosguidromet.

Dernière étape en date, la découverte d’un taux record d’anomalies dans le rapport publié le 6 février 2018 par l’IRSN : des erreurs multiples sur les résultats, les dates, les localisations… mais plus grave, des raisonnements biaisés et toute une série d’incohérences, voire de contradictions, entre les différentes pages du rapport !

Lire 2. Une accumulation sidérante d’anomalies

Comment interpréter ces constats ? Traduisent-ils des défaillances graves dans le système d’assurance qualité des organismes officiels ou la volonté délibérée de maintenir le public, et les scientifiques indépendants, dans le brouillard en gardant secrètes les véritables bases de données ? Les deux hypothèses sont également graves.

Les populations européennes sont soumises au risque nucléaire sans y avoir consenti. La moindre des choses est qu’elles aient un accès plein et entier aux mesures effectuées sur l’air qu’elles respirent, sur le sol où elles vivent, sur les aliments qu’elles consomment. Ce droit est théoriquement garanti par le droit européen et franç̧ais. L’ampleur des dysfonctionnements constatés dans la gestion du dossier Ru-106 montre l’importance des écarts entre la théorie et la pratique.

La prochaine contamination sera peut-être majeure pour les pays européens. Il est plus que temps de rectifier le tir. La CRIIRAD attend des explications et des garanties.

La CRIIRAD présente aujourd’hui le résultat de son analyse critique des conclusions de la commission internationale et du rapport de l’IRSN. Sur la base de ses constats et conclusions, elle interpellera ensuite : 1/ la commission scientifique internationale, 2/ les autorités françaises, 3/ les instances européennes. Tous les documents seront mis en ligne sur son site Internet.

Pour le présent dossier, la CRIIRAD a procédé à l’analyse critique des documents suivants :

Documents AIEA

Documents non publics de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, réservés à l’usage exclusif des autorités, basés sur les résultats d’analyse transmis à l’AIEA jusqu’au 13/10/2017 – 19h.
o AIEA : status of measurements of Ru-106 in Europe (4 pages)
o AIEA : status of Ru-106 measurements / technical attachment (11 pages de tableaux de résultats)

Valence, le 27 mars 2018

Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité
29 cours Manuel de Falla / 26000 Valence
(. 33 (0)4 75 41 82 50 / contact@criirad.org

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Documents ROSGUIDROMET

Publications de l’agence fédérale russe d’hydrométéorologie et de surveillance de l’environnement (documents en russe) :
o Rapport mensuel de septembre 2017
o Rapport mensuel d’octobre 2017

o Bulletin d’alerte du 6 au 13 octobre 2017 : version initiale et version corrigée Rapport spécial Ru-106 de décembre 2017

Documents IRSN

o Note d’information du 9 novembre 2017 : Détection de ruthénium 106 en France et en Europe : Résultat des investigations de l’IRSN ;

o Note d’information du 6 février 2018 : Mise à jour de la note du 9 novembre 2017 ;
o Rapport de janvier 2018, publié le 6 février 2018: «Report on the IRSN’s investigations following the widespread detection of Ruthenium 106 in Europe early October 2017 ». Rapport rédigé en anglais et présenté

le 31 janvier, à Moscou, dans le cadre de la première réunion de commission scientifique internationale.

Conclusions des commissions

o Conclusions de la commission d’enquête interministérielle (publiées le 8/12/2017 ;
o Conclusions de la première réunion de la Commission scientifique internationale (publiées le 1/02/2018)

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Nucléaire : la direction de l’UFC-Que Choisir se déconsidère encore (comme sur le Linky)

Stéphane Lhomme

Directeur de l’Observatoire du nucléaire

Source : http://www.observatoire-du-nucleaire.org

5 avril 2018

 

Après s’être déconsidérée et avoir été désavouée par la justice dans le dossier des compteurs Linky (*), la direction de l’UFC-QueChoisir tente un nouveau coup d’esbroufe en portant contre EDF et le parc nucléaire des attaques stupides à la place des vraies critiques qui méritent d’être portées.

 

Le summum du ridicule est atteint par la direction de l’UFC-QueChoisir lorsqu’elle termine son communiqué (**) en demandant « un fonctionnement du parc nucléaire qui soit à la fois bénéfique aux consommateurs et qui n’hypothèque pas les objectifs environnementaux de long terme. »

 

Les dirigeants de l’UFC-QueChoisir semblent donc ignorer que, lorsqu’ils fonctionnent, les réacteurs nucléaires produisent des déchets radioactifs qui vont rester dangereux pendant des milliers d’années et que, de fait, le seul mode de fonctionnement « qui n’hypothèque pas les objectifs environnementaux de long terme » est… l’arrêt pur et simple du parc nucléaire.

 

Par ailleurs, la direction de l’UFC-QueChoisir croit déceler une « manipulation » d’EDF dans le faible taux de fonctionnement des centrales françaises, ignorant donc que le parc nucléaire est dans un état de délabrement avancé qui, outre la démultiplication du risque de catastrophe, entraine de nombreux arrêts fortuits de réacteurs, arrêts dont se passerait bien EDF !

 

D’autre part, habituée à amputer le citoyen de sa pleine dignité en le rabaissant au rang de simple consommateur, la direction de l’UFC-QueChoisir croit pouvoir réduire la problématique de l’électricité à la seule question de son coût de production immédiat.

 

Or, du fait des problématiques inextricables des déchets radioactifs et du démantèlement des installations, une part importante du coût de la production nucléaire est léguée aux futurs citoyens (… et consommateurs !).

 

Le mouvement consumériste a certainement joué un rôle utile au siècle dernier mais, de nos jours, des organisations comme UFC-QueChoisir sont elles-mêmes devenues de véritables entreprises rémunérant grassement des cadres qui se préoccupent finalement bien plus de défendre la concurrence et l’idéologie néo-libérale que l’intérêt du citoyen.

 

(*) Rappel : http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article346

 

(**) https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-concurrence-sclerosee-sur-la-production-d-electricite-un-surcout-de-2-4-milliards-d-euros-pour-les-consommateurs-n53613

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Journée nationale anti-Linky
 en France samedi 5 mai 2018

Observatoire du nucléaire
Communiqué du 27 mars 2018

http://refus.linky.gazpar.free.fr
Journée nationale anti-Linky 
en France samedi 5 mai 2018

– Dénonciation des incendies, surfacturations, incidents divers, espionnage de la vie privée, et des exactions commises sur la population par les installateurs de Linky
– Reconnaissance par l’ANSES de la réalité des souffrances causées par les ondes électromagnétiques
– L’affaire Facebook montre que les belles promesses concernant les données personnelles ne valent rien, or Linky et Gazpar sont des compteurs espions

Une journée nationale d’actions contre les compteurs communicants (Linky, gazpar, etc) aura lieu le samedi 5 mai 2018. Dans toute la France, des initiatives auront lieu pour le refus des compteurs communicants : chaines humaines, rassemblements devant les préfectures, devant les agences Enedis, etc
Le nombre de communes (plus de 550 à ce jour) et de particuliers qui refusent les compteurs communicants est en augmentation continuelle malgré les pressions et menaces opérées respectivement par les Préfets et par Enedis, mais aussi malgré la campagne de dénigrement qui tente de faire passer pour des « complotistes », des rétrogrades ou des ignorants les innombrables citoyens qui refusent ces compteurs.
Or le rejet de ces compteurs, abusivement présentés comme « intelligents », est au contraire parfaitement rationnel et étayé, et malheureusement conforté par une actualité parfois dramatique :

Mise en danger des citoyens par les incendies de compteurs Linky
Les incendies de compteurs Linky se multiplient et ont assurément déjà causés plusieurs morts malgré les dénégations d’Enedis, et il est inévitable que d’autres drames se produisent. Au bout de combien de morts les autorités françaises réagiront-elles ?

Données personnelles : grave mise en cause des libertés par les Linky et cie
Non seulement il est avéré que le Linky est « l’indic idéal », véritable Big Brother installé à domicile, mais l’actualité (affaire Facebook) montre bien, si cela était encore nécessaire, que les belles assurances avancées par Enedis, Grdf et la CNIL concernant nos données personnelles ne valent rien. Le programme Linky est avant tout, voire uniquement, un programme de Big data comme le reconnait le propre président d’Enedis.

Mensonges et exactions des installateurs à l’encontre de la population
Les sociétés privées mandatées par Enedis pour tenter d’imposer par tous les moyens à la population les compteurs communicants s’autorisent des comportements totalement inadmissibles : exactions, menaces, intimidations et mensonges, comme : « Si vous refusez le Linky, on va vous couper l’électricité », « vous allez être poursuivi en justice », « vous devrez payer le compteur », « vous devrez payer une somme mensuelle » : il s’agit de mensonges car, à ce jour, il n’existe aucune mesure de rétorsion légale à l’encontre des gens qui gardent leur compteur ordinaire

Surfacturations et obligation de prendre un abonnement plus cher
Alors que la communication pro-Linky fait miroiter à la population de prétendues économies d’énergie qui seraient à la fois vertueuses pour l’environnement et pour le pouvoir d’achat, c’est en réalité le contraire qui se produit : de nombreux habitants dotés d’un Linky voient leurs factures démultipliées et beaucoup d’autres, dont les installations disjonctent continuellement, sont obligés de prendre un abonnement plus cher.

Dysfonctionnements et dégâts divers
Outre les incendies déjà évoqués, les compteurs communicants causent le dysfonctionnement de nombreux appareils qui sont parfois détruits ou dont le contenu (congélateurs) est bon à jeter, et ce sont les usagers victimes qui paient la note !

Ondes électromagnétiques : le pire est à venir avec l’ERL
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L’ANSES vient enfin de reconnaître la réalité des souffrances des personnes EHS (électro hyper sensibles), tout en avouant son incapacité à les expliquer. La moindre des choses, au moins dans l’attente de progrès dans les études, est de ne pas augmenter l’exposition aux ondes électromagnétiques.
Or, non seulement le fonctionnement du Linky en CPL (courant porteur en ligne) est controversé, mais le pire est prévu avec l’installation dans le Linky d’un émetteur Wi-Fi (plus exactement zigbee, un protocole équivalent au wi-fi), l’ERL (émetteur radio Linky), qui va inonder d’ondes électromagnétiques le logement de l’usager.

Attention aux revendications d’ « amélioration » du programme Linky
Par naïveté ou au contraire pour tenter de diviser ou déconsidérer le mouvement d’opposition aux compteurs communicants, certaines voix s’élèvent pour demander l’ « amélioration » du programme Linky par un meilleur accès des usagers aux données sur leur consommation. Or, il faut savoir que :
– ce n’est pas en consultant de jolies courbes de consommation que l’on fait des économies mais par des actions efficaces en termes de comportement ou de travaux ;
– la prétendue « amélioration » dont il est question est la mise en service chez l’usager d’un « écran déporté » qui permettrait de consulter l’évolution de la consommation. Or c’est précisément avec l’ERL que ce système peut être mis en service ;
– de fait, qu’il s’agisse de certains parlementaires, du prétendu « médiateur de l’énergie », ou par exemple de la direction de l’UFC-QueChoisir (cf ci-dessous), les demandes d’ « amélioration » du Linky sont en réalité, sans jamais le dire, des demandes d’installation des ERL et donc d’exposition massive de la population aux ondes électromagnétiques !

Trahison des usagers par la direction de l’UFC-QueChoisir
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Il a été montré que la direction de l’organisation UFC-QueChoisir, qui ne conteste que le mode de financement du programme Linky, est en réalité en affaire avec l’industriel Enedis et qu’elle trahit les usagers en leur faisant croire qu’ils ne peuvent refuser le compteur Linky.
Qui plus est, comme expliqué ci-dessus, la direction de l’organisation UFC-QueChoisir demande la mise en service des ERL… tout en prétendant que le Linky ne pose aucun problème d’ondes électromagnétiques : quel cynisme !

Conclusion
Considérant que les « vertus » annoncées des compteurs communicants sont en réalité inexistantes, alors qu’au contraire les problèmes générés sont hélas bien réels, nombreux et parfois dramatiques, la seule solution de bon sens est de stopper immédiatement les programmes Linky et Gazpar et de réhabiliter les compteurs ordinaires qui ont rendu de fiers services depuis des décennies, installés par le (vrai) service public, pour la population et pour l’intérêt général et non pour le business des sociétés privées comme c’est le cas avec Linky, Gazpar et cie. C’est cette revendication qui sera portée le samedi 5 mai 2018 partout en France.

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Communes et particuliers, nous
pouvons refuser les compteurs
Linky, Gazpar, et « eau » !

Observatoire du nucléaire
Jeudi 8 mars 2018

Linky : la pétition trompeuse lancée
par la direction d’UFC-Que Choisir

Alerte : la direction d’UFC-QC veut la transformation
des compteurs électriques en puissants émetteurs wi-fi (*)!

A travers sa nouvelle pétition, la direction de l’UFC-QC demande
l’installation dans les compteurs de l’Emetteur Radio Linky
qui va inonder les logements d’ondes électro-magnétiques

Prise la main dans le sac à faire le jeu du compteur Linky, la direction de l’UFC-QueChoisir a cru pouvoir me faire taire en lançant à mon encontre pas moins de 4 procédures en justice. Mais, dès son premier jugement, le Tribunal de Paris m’a donné entièrement raison et a indiqué que j’étais parfaitement fondé à dénoncer la collusion de la direction de l’UFC-QC avec celle d’Enedis.

Il se trouve que nombreux adhérents de l’UFC-QC ont vivement protesté, voire carrément démissionné du fait du soutien objectif de cette organisation au programme Linky et du fait des procédures lancées à mon encontre (au lieu de combattre Enedis !)

C’est pour cela que la direction de l’UFC-QC tente depuis quelques semaines de brouiller les pistes et de redorer son image par des publications dont on peut vraiment dire qu’elles sont sournoises.

Par exemple, le « dossier noir » publié récemment par Que Choisir compile la plupart des critiques portées depuis longtemps par les collectif anti-Linky (surfacturations, dysfonctionnements divers, etc) mais :

– en continuant à nier deux des principaux problèmes : la captation des données sur la vie privée et la question sanitaire (ondes) ;
– en continuant à prétendre contre toute évidence (les exemples sont en effet légion !) que ni une commune ni un particulier ne peut refuser le compteur Linky ;

Mais un coup de théâtre s’est alors produit début février 2018 : la Cour des comptes a porté de très vives critiques contre le programme Linky, montrant en particulier que les usagers n’allaient rien y gagner et que, au contraire, c’était le distributeur Enedis qui allait s’en mettre plein les poches sur notre dos.

Loin de faire amende honorable et de rejoindre enfin le front du refus des compteurs communicants, la direction de l’UFC-QC a vu dans cette information une excellente opportunité de redorer son image… tout en continuant à soutenir le programme Linky de son complice Enedis !

C’est ainsi qu’elle a lancé le 8 mars 2018 une pétition nationale demandant en particulier aux autorités « de revoir les conditions de financement du compteur, et notamment les conditions de rémunération d’Enedis » : nul besoin d’être expert en communication pour comprendre qu’il n’y a là aucune remise en cause du programme d’installation du compteur Linky, bien au contraire (**).

Mais il y a encore bien pire. En effet, la pétition demande aussi (c’est même son premier objet) « l’accès libre et simple à l’information sur votre consommation, pour en faire un véritable outil de maîtrise de la consommation énergétique ». Rien de scandaleux… a priori.

Notons déjà que la direction de l’UFC-QC se joint à nouveau aux mensonges d’Enedis en laissant croire que c’est en consultant de jolies courbes de consommation que l’on peut faire des économies d’énergie, ce qui est faux.

Mais il suffit de lire le contenu de la pétition pour comprendre de quoi il en retourne : « Les informations disponibles via les compteurs sont très maigres et peu accessibles. L’affichage déporté, permettant une information en temps réel plus complète et lisible, est limité aux seuls ménages précaires. En l’état, les compteurs Linky ne sauraient donc garantir une meilleure maîtrise de la consommation énergétique par les ménages ».

En clair, l’UFC-QC demande le déploiement généralisé de l’affichage déporté, à savoir l’installation dans votre logement, en plus du Linky, d’un écran qui vous permettrait de voir en direct votre consommation. A nouveau, il n’a jamais été prouvé qu’un tel outil permette de réduire sa consommation mais, ce que l’UFC-QC et son complice Enedis se gardent bien de mettre en lumière, c’est la façon dont cet affichage déporté doit fonctionner.

Voici donc la vérité : pour faire fonctionner le fameux affichage déporté, le compteur Linky doit être doté d’un super émetteur wi-fi, l’ERL (Émetteur Radio Linky), qui va inonder votre logement d’ondes électromagnétiques pour être en contact avec divers objets connectés (dont le fameux boitier déporté).

La direction de l’UFC-QC bat assurément tous les records de mauvaise foi lorsqu’elle prétend qu’il n’y a pas le moindre risque sanitaire avec le programme Linky sous prétexte que les informations doivent circuler dans les fils électriques du logement par la technologie du CPL (***) et non par wi-fi, alors que, dans le même temps, elle milite activement pour que les compteurs électriques du pays soient transformés en super émetteurs wi-fi !

Nous sommes désolés de constater que de nombreux citoyens sont trompés par la duplicité de la direction de l’UFC-QueChoisir et signent cette pétition sans savoir quelles sont les conséquences réelles des revendications qui sont si sournoisement présentées.

Le refus des compteurs communicants d’électricité (Linky), de gaz (Gazpar) et d’eau se démultiplie partout en France, que ce soit par les communes, les collectifs, les associations ou les particuliers eux-mêmes, désireux d’échapper à ces compteurs prétendus « intelligents » mais qui surfacturent, font dysfonctionner les appareils électroménagers, causent des incendies, espionnent et émettent diverses ondes électromagnétiques dangereuses pour la santé.

Il faut donc démultiplier cette résistance contre ces programmes qui ne servent que les intérêts des entreprises commerciales, de l’industriel Enedis… et des ses complices comme la direction de l’UFC-Que Choisir.

Stéphane Lhomme
Conseiller municipal de Saint-Macaire (33)
Animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr

(*) Plus exactement les protocoles KNX ou Zigbee, équivalents au wi-fi

(**) L’UFC-QC propose même, pour les gens qui se sont vus imposer le Linky, une lettre-type non pas pour exiger la réinstallation du compteur ordinaire mais pour se faire littéralement acheter par Enedis !

(***) Bien noter que l’utilisation du CPL est elle aussi très controversée sur le plan sanitaire d’autant que, comme pour la téléphonie mobile, cette technologie est évolutive (CPLG1, CPLG3, etc). Avec l’ERL, ce sera la double peine : CPL+wi-fi !

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Baster sur Bure ?

Nous reproduisons ci-après un échange de correspondance informatique entre le représentant du blog de l’APAG2 et celui du blog Biosphère. Le point de vue des écologistes qui publia le 23 février 2018 un article intitulé “Les zadistes à Bure, c’est un combat perdu d’avance”

http://biosphere.blog.lemonde.fr/2018/02/23/les-zadistes-a-bure-cest-un-combat-perdu-davance/

 

Ivo Rens à Michel Sourrouille (biosphere@ouvaton.org)

16 mars 2018

 

Bonsoir !

Je suis très affligé de l’article que vous avez publié sous le titre “Les Zadistes à Bure, c’est un combat perdu d’avance”.

D’abord, qu’un combat soit perdu d’avance n’est ni moralement, ni politiquement, un argument responsable.

Le problème du stockage des déchets mérite d’être discuté sérieusement.

Il y a des solutions autrement moins risquées que celles retenues par la nucléocratie française.

En témoigne l’article de Hervé Kempf du 16 février 2018 que j’ai reproduit sur le blog de l’APAG2 :

https://apag2.wordpress.com/2018/02/19/dechets-nucleaires-il-faut-que-letat-cesse-de-mentir/

J’avais publié sur ce même blog, le 12 février 2014, un article qui me semble important de Hans Zumkeller.

Cet article est intitulé “Le projet CIGEO d’enfouissement en profondeur des déchets nucléaires à Bure : Comment l’aventurisme des nucléocrates s’apprête à engager la France dans un désastre sans précédent qui pourrait bien, un jour, être qualifié de crime contre la biosphère”. En voici le lien :

https://apag2.wordpress.com/2014/02/12/cigeo/

Dans cet article une solution nettement moins risquée est esquissée qui consisterait à entreposer ces déchets sous terre, mais dans des falaises qui demeureront accessibles dans les décennies et les siècles à venir, contrairement à l’enfouissement en profondeur à Bure dont les risques sont immenses.

Il me semble que votre blog aurait avantage à dialoguer avec Hervé Kempf et Hans Zumkeller.

Bien cordialement,

Ivo Rens

Professeur honoraire

Université de Genève.

 

Michel Sourrouille à Ivo Rens

17 mars 2018

Bonjour Ivo

Soucieux de permettre une réflexion approfondie de nos lecteurs, nous avons repris sur notre blog l’argumentaire que tu nous a envoyé :

http://biosphere.blog.lemonde.fr/2018/03/17/pour-une-alternative-a-lenfouissement-a-bure/

Cependant mettre des déchets à très longue vie dans des piscines ou dans des grottes ne dit rien sur les possibilités humaines de maintenance des lieux pendant des centaines d’années. La question reste donc entière : vaut-il mieux des déchets toxiques à 500 mètres sous terre ou à l’air libre pendant une période qui dépasse nos capacités socio-économiques ? Qu’est-ce qui est le plus risqué ?

Bien à toi, 
Michel Sourrouille

 

 

Ivo Rens à Michel Sourrouille

17 mars 2018

Bonjour Michel,

Je pense que vous avez bien fait de placer les deux documents que je vous ai signalés sur votre blog.

Mais ce que vous m’écrivez me paraît indiquer que  l’argumentaire développé par Hans Zumkeller ne vous a pas convaincu : Les colis de déchets placés à 500 mètres sous terre ne resteront pas en l’état bien longtemps. Ils surchaufferont, pollueront durablement le sous-sol et réapparaîtront dans les nappes phréatiques, dans les sources et dans la terre arable qui sera durablement affectée d’une contamination radioactive.

Si les autorités françaises avaient écouté l’avertissement solennel que l’Association pour l’Appel de Genève lui avait adressé en 1978 au sujet du SuperPhénix, elles se seraient épargnées le coût de ce surgénérateur géant estimé par la Cour des comptes, en 1997, à 60 milliards de francs  français (soit quelque 9,1 milliards d’euros), estimation probablement largement sous-évaluée et ne tenant pas compte du démantèlement toujours en cours de cette installation. Je reconnais toutefois que grâce à l’abandon de ce surgénérateur géant, la France et l’Europe occidentale s’en tirent indemnes sur le plan radiologique !

En présence de pareils risques, la seule position responsable est un refus intransigeant.

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Déchets nucléaires : il faut que l’État cesse de mentir

16 février 2018
par Hervé Kempf
Reporterre
https://reporterre.net/Dechets-nucleaires-il-faut-que-l-Etat-cesse-de-mentir

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La gestion des déchets radioactifs en France est devenue inextricable. Plutôt que de continuer à empêcher le débat, les responsables doivent ouvrir l’information. Une vraie réflexion collective sur ce legs empoisonné aux générations futures est indispensable.
La réponse du gouvernement à la question posée par l’opposition, mercredi 14 février, sur les déchets nucléaires, était pitoyable et méprisante.
La députée (FI) Caroline Fiat formulait, dans le fil de la révélation par Reporterre du projet de stockage sous eau de déchets radioactifs à Belleville-sur-Loire, trois questions : la publication de la carte des sites de déchets nucléaires en France, un débat sur les déchets nucléaires, la protection des lanceurs d’alerte à Bure (Meuse), où un site d’enfouissement est envisagé.
La secrétaire d’État Brune Poirson, représentant le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, et le gouvernement, n’a répondu à aucune de ces questions, et n’a donné aucune précision sur le projet de Belleville-sur-Loire. Continuant sur la lancée du mépris des contradicteurs et du refus de la transparence qui fait l’ordinaire de la politique nucléaire en France, elle a affirmé avec une emphase qui confine au ridicule : « Nous avons exploré depuis des années, des décennies, toutes les solutions au stockage des déchets. »
Eh bien non, on n’a pas envisagé toutes les solutions, ni même posé correctement la question des déchets. Et menti plus d’une fois, comme lorsque Mme Lauvergeon prétendait que les déchets nucléaires tiendraient dans… une seule « piscine olympique ».
Cinq casse-tête au lieu d’un
Posons correctement la question des déchets. En soulignant que la situation dans laquelle l’industrie nucléaire a conduit la France est particulièrement compliquée. Pourquoi ? Parce que, alors que les autres pays exploitant l’énergie nucléaire n’ont à gérer qu’un seul type de déchets, les combustibles usés sortant très radioactifs des réacteurs, la France s’est engagé dans la voie du retraitement, qui aboutit à créer cinq types de déchets, comme nous l’avons expliqué en détail cette semaine :
. les actinides mineurs ;
. le plutonium ;
. le MOx usé ;
. l’uranium de retraitement ;
. le combustible uranium usé.
On simplifie ici la situation, parce qu’on compte aussi des combustibles graphite-gaz, de l’uranium appauvri, des stériles miniers, etc. Mais restons-en à ces cinq types de déchets, les plus dangereux. Comme chacun présente des caractéristiques radioactives et thermiques différentes, chacun appelle une solution particulière. Autrement dit, alors que, par exemple, les États-Unis ou la Suède n’ont à gérer qu’un seul type de déchets nucléaires — et n’y trouvent d’ailleurs pas de solution —, la France a cinq casse-tête au lieu d’un. L’honnêteté consisterait à le reconnaître, plutôt qu’à faire croire à l’opinion qu’il y a des « déchets nucléaires » et qu’il suffira de les enfouir pour régler le problème.
Ouvrir l’information et arrêter de criminaliser les contestataires
Raisonner sur la réalité — il y a cinq casse-tête et pas un seul — entraîne trois conséquences :
• Il faut reposer nettement sur la table tout le projet Cigéo, dont les caractéristiques techniques sont très discutables ;
• Il faut ouvrir l’information sur le projet de Belleville-sur-Loire et sur la situation du stockage à La Hague ;
• Il faut préparer l’arrêt du retraitement, qui complique la situation en continuant à produire ces cinq types de déchets.
Toutes les solutions, on le voit, n’ont pas été envisagées. Il est temps de le faire. Et de réfléchir aussi à l’entreposage à sec, qui est pratiqué à grande échelle dans plusieurs pays.
Le débat est urgent, comme l’est la nécessité d’ouvrir l’information, plutôt que de continuer les cachotteries, comme le font EDF et le gouvernement.
Il est tout aussi indispensable de stopper la répression policière et judiciaire contre ceux qui, dans la Meuse et ailleurs, contestent le projet Cigéo et les choix dangereux de l’industrie nucléaire. Ils sont, comme l’a justement dit Mme Fiat, des lanceurs d’alerte, et contribuent à avertir la société des dangers qu’elle court à fermer les yeux. Pour l’instant, la réponse que donne le gouvernement est exactement celle d’un État policier. Cela n’est plus acceptable.

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A propósito del llamado uranio “empobrecido”

Pierre Péguin
Doctor en Física
Enero de 2018
Traducido del francés para Rebelión por Beatriz Morales Bastos
Original : https://apag2.wordpress.com/2018/02/10/a-propos-de-luranum-dit-appauvri/
Traducción : https://elblogantimperialista.wordpress.com/2018/02/13/a-proposito-del-llamado-uranio-empobrecido/

 

La nucleocracia tiene el arte de vestir sus tecnologías mortíferas con denominaciones tranquilizadoras. Es lo que ocurre con el llamado uranio “ empobrecido”, las informaciones acerca del cual que ofrecemos a continuación no pueden sino generar un sentimiento de horror y de revuelta, una vez más, contra todo lo que tiene que ver con lo nuclear.Indignado por los daños infligidos por las armas de uranio a las poblaciones que padecen la guerra desde hace unos treinta años, daños que se extiende al conjunto del planeta, he querido presentar en las líneas que siguen un análisis a partir de los documentos existentes citados al final del texto ya que, en efecto, se trata de un crimen ¡e incluso un crimen contra la humanidad!

Para empezar recordemos algunas cosas: ¿A qué se denomina uranio “empobrecido”? Aproximadamente un 99,3% del uranio está constituido por el isótopo U 238 (238 es su peso atómico), un 0,7 % por U 235 y trazas de otros isótopos de uranio. El U 238 es radioactivo alfa, su periodo de radiactividad (o vida media) es del orden de la edad de la Tierra.
Para los reactores de agua bajo licencia estadounidense tipo Westinghouse-PWR que equipan el parque francés y muchos otros es necesario disponer de un “combustible” de uranio más rico en 235; en efecto, solo el 235 garantiza las reacciones de fisión. En [la central nuclear francesa de] Tricastin (fábricas GB1 y GB2) es donde se enriquece el uranio en 235 y de ello resulta un importante lote “empobrecido” en 235, pero enriquecido en 238.
Al cabo de algunos años de uso y al haber perdido una buena parte de su 235 y, por lo tanto, a su vez empobrecido, el combustible utilizado se transporta a La Haya para ser “reprocesado”. Ahí se separa el U 238, el plutonio generado en los reactores y los subproductos de las reacciones de fisión altamente radiactivos denominados residuos.
Por lo tanto, el uranio empobrecido es un subproducto del enriquecimiento del uranio por una parte y del reprocesamiento del combustible usado por otra. Francia dispone de unas existencias de uranio empobrecido de más de 200.000 toneladas, depositadas entre otros lugares en Bessines, Haute-Vienne. No posee las propiedades necesarias para ser utilizado para la fisión en un reactor, pero eso no le hace menos radiactivo. Como tiene un valor comercial insignificante, encontrará una salida en el ámbito militar de modo que la industria nuclear civil se lo suministra a la militar casi gratuitamente.
Es en el armamento militar donde el uranio empobrecido ha encontrado una salida:
El uranio empobrecido se utiliza en el armamento por sus propiedades físicas. Como es muy pesado se utiliza para revestir la cabeza de los proyectiles, con lo que adquiere una eficacia temible para perforar las paredes de los blindajes, de los tanques, de los muros de hormigón. Estas municiones son más “eficaces” y mucho menos caras que las de tungsteno (la otra opción principal para penetrar en blindajes u hormigón).
Ya en 1992 la OTAN publicaba un “Manual sobre los principios de seguridad aplicables al almacenamiento de las municiones y explosivos militares”. Un capítulo de este documento de “difusión restringida” (destinado a los Estados Mayores de los ejércitos de los países miembros, entre ellos Francia) se dedica a las municiones de uranio empobrecido.
Por otra parte, y es un dato poco conocido, por las mismas razones por las que se utiliza en el armamento también se utiliza en la fracturación hidráulica, en la explosión de la carga destinada a agrietar las rocas. Las aguas no solo remontan una amplia gama de contaminantes químicos, radiactividad subterránea, sino también el uranio utilizado reducido a un polvo extremadamente fino que contamina la superficie del suelo y las aguas de escorrentía.
La contaminación del medioambiente y de todos los seres vivos
El uranio empobrecido es una mezcla surgida no solo del enriquecimiento sino también del reprocesamiento. Este último contiene, además del 238 y del 235 residual, productos de fisión altamente reactivos como los U234 y 236, los plutonio 238 y 239, el tecnecio 99 o el rutenio 106, que incrementan su nocividad.
El uranio es un material pirofórico, se oxida tan rápido que se prende fuego en contacto con el blanco, y el uranio en llamas libera grandes cantidades de minúsculas partículas radiactivas. Transportadas por el viento, estas partículas se pueden encontrar en el agua, el suelo, las capas freáticas… y contaminar definitivamente todo el medioambiente de las poblaciones de los territorios que son su blanco, pero también de los países vecinos y, finalmente, de todo el planeta.
No es posible proceder a una descontaminación. Las partículas minúsculas de polvo, del orden de una millonésima parte de milímetro, flotan en la atmósfera; la lluvia, la nieve, la niebla y la contaminación las arrastran al suelo y las integran en la biosfera y, por lo tanto, en lo que está vivo.
Como es a la vez quimiotóxico y radiotóxico, emisor alfa, el uranio ataca a los riñones, los pulmones, el esqueleto, los órganos reproductores, el tiroides, los músculos, los ganglios linfáticos y al sistema neurológico. Los tipos de patologías observadas son principalmente cánceres, leucemias, malformaciones congénitas, abortos. Además, como afecta al ADN, lo que está en peligro es el capital genético transmisible y, por lo tanto, la descendencia.
Todo esto ocurre en medio de la indiferencia general y posiblemente ni siquiera se mencionaría en los medios de comunicación si algunos veteranos estadounidenses (o sus familias de luto) al volver de los países a los que Estados Unidos llevó la guerra no presentaran denuncias por el daño que ha sufrido su salud.
Efectos terribles en los países afectados
Estas armas ya han provocado muchas víctimas en el planeta porque se han utilizado en muchos conflictos, en Siria, Iraq, Libia, Yugoslavia… Los países vecinos de las regiones bombardeadas no se han librado de que les cayeran partículas radiactivas y químicas, como es el caso de Kuwait, Arabia Saudí, Irán, regiones de Albania, Macedonia, Grecia y Paquistán, por citar solo estos casos.
Durante el conflicto que provocó la intervención de las fuerzas de la OTAN en la antigua Yugoslavia (Bosnia, Serbia, Kosovo) los intensos bombardeos con armas de uranio empobrecido, más particularmente en el territorio serbio, provocaron una verdadera epidemia de linfomas y leucemias. Con 5.500 casos de cáncer registrados recientemente por millón de habitantes, Serbia está en el primer puesto de Europa de la cantidad de muertes debidas al cáncer.
Iraq, después de la Guerra del Golfo de 1991 y la intervención estadounidense de 2003 justificada por la supuesta presencia de armas de destrucción masiva, está literalmente envenenado ya que la alimentación está contaminada ahí. Así, en los hospitales de Basora, donde nacía aproximadamente un bebé por semana que presentaba malformaciones congénitas, ahora nacen de 10 a 12 al día. Lo mismo ocurre en el hospital de Faluya. Un informe de investigación de la OMS y el Ministerio de Sanidad iraquí realizado en 2012 revela entre otras cosas un aumento muy importante de los casos de cáncer y una terrible mortandad de bebés y niños. ¡Estados Unidos bloqueó la publicación de este informe!
La destrucción casi total de las infraestructuras y, por lo tanto, de los hospitales, agrava las patologías que afectan a los habitantes. Actualmente el país está entre los más pobres del mundo en términos de salud pública, mientras que antes de 1999 figuraba entre los primeros puestos de la clasificación.
La historia de Iraq constituye uno de los mayores dramas que se hayan conocido desde la Segunda Guerra Mundial, es un verdadero crimen contra la humanidad.
Y se sospecha que Estados Unidos también utilizó armas de uranio empobrecido en Afganistán.
Israel: existen fuertes sospechas e incluso la casi certeza de que el ejército israelí utilizó uranio empobrecido durante la guerra de Líbano. Así, se han encontrado niveles elevados de radiación en los cráteres de Khiam creados por misiles en 2006 en Líbano (en uno de ellos una radiación 25 más alta que la normal y 10 veces más en el otro, lo que no puede ser fruto del azar…). Por otra parte, los estudios independientes de Chris Busby y Dai Williams han confirmado la presencia de uranio en Líbano y Gaza. En consecuencia, el abogado de Hamburgo Armin Fiand presentó el 12 de agosto de 2006 una demanda ante el fiscal general de la República Federal (Corte Suprema Federal de Karlsruhe) contra el [entonces] primer ministro israelí Ehud Olmert, el [entonces] ministro de Defensa Amir Peretz y el [entonces] jefe del Estado Mayor Dan Halutz por crímenes y crímenes de guerra en virtud del Código Penal Internacional Alemán (CPIA) del 26 de junio de 2002.
Francia no se queda atrás. Desde 2001 la Comisión de Investigación e Información Independiente sobre la Radiactividad (CRIIRAD, por sus siglas en francés) había lanzado una petición contra las armas de uranio empobrecido. Pero el ejército francés no niega haber utilizado ese tipo de obuses en Mali. Actualmente los tanques MX30 y Leclerc están equipados para ello. Los obuses de 105 mm destinados al tanque MX30 y los de 120 mm previstos para los tanques Leclerc contienen respectivamente 3,6 y 4,8 kg de uranio.
En Francia dos emplazamientos militares acogen pruebas de obuses con uranio empobrecido desde 1987: en Bourges (Cher) las pruebas se hacen al aire libre mientras que en Gramat (Lot) los lanzamientos de obuses se producen en cavidades subterráneas, pero ya en 1979 Francia había importado de Estados Unidos una treintena de proyectiles de uranio empobrecido para probarlos.
La población de Bourges, muy preocupada, querría conocer el origen de los casos de cáncer, que están aumentando. Se han realizado más de 1.500 lanzamientos al aire libre con estas municiones radiactivas. A principios de 2010 incluso se encontró en un campo uno de estos misiles, lo que deja suponer que las pruebas continúan todavía hoy. En Gramat el campo de tiro de uranio empobrecido está situado en un terreno cárstico, sobre la sima de Bèdes donde fluye el río subterráneo de Vitarelles, el curso sumergido del Ouysse. Este río y sus afluentes suministran agua potable a muchas comunidades….
Según el derecho internacional
Según el derecho internacional relativo al control de armamentos, las armas de uranio “empobrecido” son ilegales (Convención de La Haya de 1899 y 1907, de Ginebra de 1925 y 1949, Carta de Nuremberg de 1945, Convención de las Naciones Unidas del 10 de octubre de 1980, llamada “Convención de las armas inhumanas”).
En 1996 las Naciones Unidas adoptaron una resolución según la cual las armas de uranio empobrecido son armas de destrucción masiva, armas ilegales según la totalidad de los tratados internacionales. En 2001 el Parlamento Europeo adoptó una resolución sobre el uranio empobrecido. Señalemos que el pasado 9 de enero la Comisión Europea reconoció la peligrosidad de este producto para la salud humana.
Presentar el uranio empobrecido como un producto anodino y no como un residuo radiactivo permite a países como Francia librarse de hacerse cargo de los costes de descontaminación y, sobre todo, banalizar en medio de la indiferencia general el uso de estas armas en los conflictos y condenar así a poblaciones inocentes.
¡Paremos esta masacre, el uso de estas armas de uranio “empobrecido” que contamina a todos los seres vivos es un CRIMEN CONTRA LA HUMANIDAD!
Para más información:
– http://www.criirad.org/actualites/communiques/uranium%20appauvri/ua.petition.f.01.0129doc.pdf, Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD), agosto de 2001.
– Michel Lablanquie, Gramat, 12 de mayo de 2010, «Armes à uranium appauvri».
– Diciembre de 2012, Eva Marion, Pierre Péguin, sobre la base de los elementos reunidos por Charlie Rigol, «La fracturation hydraulique implique l’utilisation d’explosifs bardés d’uranium dit appauvri», http://www.stopaugazdeschiste07.org/article383.html
– Reporterre, 8 de febrero de 2013, http://www.reporterre.net/ Carta de Thierry Lamireau, director del documental “Uranium en Limousin”.
– “La France soupçonnée d’utiliser au Mali des armes à uranium appauvri”, https://apag2.wordpress.com/2015/11/24/la-france-soupconnee-dutiliser-au-mali-des-armes-a-uranium-appauvri-2/
– http://www.horizons-et-debats.ch/express/HD%20express_3.pdf, “Un holocauste nucléaire mondial nous menace” entrevista a Leuren Moret, especialista en Ciencias de la Tierra, por W. Leon Smith y Nathan Diebenow, periodistas de Lone Star Iconoclast, Texas. Y “rimes et crimes de guerre, Plainte contre Ehud Olmert, Amir Peretz et Dan Halutz”.
– http://www.assopyrophor.org/ Asociación militante contra el empleo de todos los isótopos radiactivos en los misiles convencionales, Depleted uranium : the invisible genocide and the seeds of terrorism
– http://blogs.mediapart.fr/kakadoundiaye/blog/150613/uranium-appauvri-un-vrai-scandale-une-vraie-horreur “Uranium appauvri: un vrai scandale, une vraie horreur”, 15 de junio de 2013.
– https://blogs.mediapart.fr/kakadoundiaye/blog/310714/israelusa Israël/USA, 31 de julio de 2014.
– http://arretsurinfo.ch/heritage-de-lotan-la-serbie-premiere-en-europe-pour-le-nombre-de-cancereux-2/ 27 de octubre de 2017.
Fuente: http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/02/02/A-propos-de-l-uranium-dit-appauvri
Esta traducción se puede reproducir libremente a condición de respetar su integridad y mencionar al autor, a la traductora y Rebelión como fuente de la traducción.

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A propos de l’uranium dit “appauvri”

 

Pierre Péguin,

Docteur en physique

1er février 2018

Je remercie le professeur Ivo Rens qui a rendu le texte plus accessible par une relecture attentive et critique.

 

 

Révolté par les dégâts infligés par les armes à uranium aux populations qui subissent la guerre depuis une trentaine d’années, dégâts qui s’étendent à l’ensemble de la planète, j’ai voulu, dans ce qui suit, en présenter une analyse à partir des documents existants cités en fin du texte, car il s’agit bien d’un crime, et même d’un crime contre l’humanité !

C’est tout l’art de la nucléocratie que d’habiller ses technologies mortifères d’appellations rassurantes. Il en est ainsi de l’uranium dit “appauvri” dont les informations ci-dessous ne peuvent engendrer qu’un sentiment d’horreur et de révolte, une fois de plus contre tout ce qui touche au nucléaire.

 

Définitions

 

Tout d’abord quelques rappels : Qu’appelle-t-on uranium “appauvri” ? L’uranium est constitué de quelque 99,3% de l’isotope U 238 (238 étant son poids atomique), de 0,7 % d’U 235 et de traces d’autres isotopes d’uranium. L’U 238 est radioactif alpha, sa période radioactive (ou demi-vie) est de l’ordre de l’âge de la Terre.

Pour les réacteurs à eau de type Westinghouse-PWR qui équipent le parc français et bien d’autres pays, il faut disposer d’un “combustible” d’uranium plus riche en 235, en effet seul le 235 assure les réactions de fission. C’est au Tricastin (usines GB1 puis GB2) que l’uranium est enrichi en 235, il en résulte un important lot “appauvri” en 235, mais enrichi en 238.

Après un usage de quelques années, ayant perdu une bonne part de son 235, donc à son tour appauvri, le combustible usé est transporté à la Hague pour y être « retraité ». On y sépare l’U 238, le plutonium généré dans les réacteurs, et les sous-produits des réactions de fission hautement radioactifs qu’on appelle déchets.

L’uranium appauvri est donc un sous-produit de l’enrichissement de l’uranium d’une part et du retraitement du combustible usé d’autre part ; la France en dispose d’un stock de plus de 200.000 tonnes, entreposés entre autres à Bessines en Haute-Vienne. Il ne possède pas les propriétés nécessaires pour être utilisé pour la fission dans un réacteur, mais cela ne le rend pas moins radioactif. Ayant une valeur commerciale négligeable, il va trouver un débouché auprès des militaires, le nucléaire civil fournissant le militaire quasi gratuitement.

 

Militarisation de l’uranium appauvri

 

L’uranium appauvri est utilisé dans l’armement pour ses propriétés physiques. Très lourd, habillant les têtes de projectiles, il est d’une efficacité redoutable pour transpercer les parois des blindages, des tanks, des parois de béton. Ces munitions sont plus “efficaces” et tellement moins chères, que celles au tungstène (l’autre option principale pour pénétrer les blindages ou le béton).

Déjà en 1992, l’OTAN publiait un “Manuel sur les principes de sécurité applicables au stockage des munitions et explosifs militaires”. Un chapitre de ce document à « diffusion restreinte » – destiné aux états-majors des armées des pays membres, dont la France – est consacré aux munitions à l’uranium appauvri.

Par ailleurs, et c’est peu connu, mais pour les mêmes raisons que pour les armes, il est aussi utilisé dans la fracturation hydraulique dans l’explosion de la charge destinée à fissurer les roches. Non seulement les eaux remontent alors une panoplie de polluants chimiques, de la radioactivité souterraine, mais aussi l’uranium utilisé réduit en poudre extrêmement fine contaminant la surface du sol et les eaux de ruissellement.

 

La contamination de la biosphère

 

L’uranium appauvri est un mélange issu non seulement de l’enrichissement mais aussi du retraitement. Ce dernier contient en plus du 238 et du 235 résiduel, des produits de fission hautement radioactifs comme les U234 et 236, les plutonium 238 et 239, le technétium 99 ou le ruthénium 106 qui accroissent sa nocivité.

L’uranium est un matériau pyrophorique, il s’oxyde si vite qu’il prend feu au contact de la cible, l’uranium enflammé relâche de grandes quantités de minuscules particules radioactives. Transportées par le vent, ces particules peuvent se retrouver dans l’eau, le sol, les nappes phréatiques… contaminant définitivement tout l’environnement des populations des territoires visés, mais aussi celui des pays voisins et finalement de toute la planète.

Il n’est pas possible de procéder à une décontamination. Les minuscules poussières, de l’ordre du millionième de millimètres flottent dans l’atmosphère ; la pluie, la neige, le brouillard et la pollution les entraînent au sol et les intègrent à la biosphère, donc au vivant.

Étant à la fois chimiotoxique et radiotoxique, émetteur alpha, l’uranium atteint les reins, les poumons, le squelette, les organes reproducteurs, la thyroïde, les muscles, les ganglions lymphatiques ainsi que le système neurologique. Les types de pathologies observées sont principalement les cancers, leucémies, malformations congénitales, fausses couches. De plus l’ADN étant atteint, c’est le capital génétique transmissible et donc la descendance qui est en péril.

Tout cela se passe dans l’indifférence générale, et il n’en serait peut-être pas question dans les médias si des vétérans US (ou leurs familles endeuillées) rentrés des pays où les Etats-Unis ont porté la guerre, ne portaient pas plainte pour dénoncer les dégâts sur leur santé.

 

 

 

Contamination durable des pays touchés.

 

Ces armes ont déjà fait beaucoup de victimes sur la planète, car elles ont été utilisées dans de nombreux conflits, en Syrie, Irak, Lybie, Yougoslavie…. Les pays voisins des régions bombardées n’ont pas été épargnés par les retombées de particules radioactives et chimiques… comme le Koweït, l’Arabie Saoudite, l’Iran, des régions d’Albanie, de Macédoine, de Grèce, du Pakistan, pour ne citer qu’eux.

En Ex-Yougoslavie (Bosnie, Serbie, Kosovo), pendant le conflit qui a entraîné une intervention des forces de l’OTAN, les bombardements intenses avec des armes à uranium appauvri, plus particulièrement sur le territoire serbe, y ont provoqué une véritable épidémie de lymphomes et de leucémies. Avec 5’500 cas de cancer enregistrés récemment pour un million d’habitants, la Serbie arrive en première position en Europe pour le nombre de décès dus au cancer.

En Irak, après la Guerre du Golfe de 1991 et l’intervention américaine de 2003 justifiée par la prétendue présence d’armes de destruction massive, l’Irak est littéralement empoisonné, l’alimentation y étant contaminée. Ainsi, dans les hôpitaux de Bassora, là où il naissait environ un bébé par semaine qui présentait des malformations congénitales, il y en a maintenant 10 à 12 par jour. De même à l’hôpital de Falloujah. Un rapport d’enquête de l’OMS et du ministère irakien de la Santé réalisée en 2012 révèle entre autres une augmentation très importante de cancers, une terrible mortalité de bébés et d’enfants. La publication de ce rapport a été bloquée par les Etats-Unis !

Les pathologies qui affectent les habitants sont aggravées par la destruction de la quasi-totalité des infrastructures et donc des hôpitaux. Le pays se situe actuellement parmi les plus pauvres du monde en terme de santé publique alors qu’avant 1999, il figurait dans les premières places du classement.

L’histoire de l’Irak constitue l’un des plus grands drames que l’on ait connu depuis la seconde guerre mondiale, c’est un véritable crime contre l’humanité.

Et on soupçonne aussi les États-Unis d’avoir utilisé des armes à l’uranium appauvri en Afghanistan.

Israël. De fortes suspicions, voire une quasi certitude d’utilisation d’uranium appauvri pendant la guerre du Liban par l’armée israélienne existent. Ainsi des niveaux élevés de radioactivité ont été trouvés dans les deux cratères de Khiam creusés par des missiles en 2006 au Liban (25 fois plus élevée que la normale dans l’un, et 10 fois plus dans l’autre, ce qui ne peut pas être du au hasard…). La présence d’uranium est par ailleurs confirmée par des relevés indépendants, ceux de Chris Busby et Dai Williams, au Liban et à Gaza.

De ce fait, l’avocat hambourgeois Armin Fiand a déposé le 12 août 2006 auprès du Procureur général de la République fédérale (Cour suprême fédérale de Karlsruhe) une plainte contre le Premier ministre israélien Ehud Olmert, le ministre de la Défense Amir Peretz et le chef d’état-major Dan Halutz pour crimes et crimes de guerre, en vertu du Code pénal international allemand (CPIA) du 26 juin 2002.

 

La France n’est pas en reste. Dès 2001 la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) avait lancé une pétition contre les armes à uranium appauvri. Mais l’armée française ne dément pas d’utiliser au Mali de tels obus. Les chars MX30 et Leclerc sont maintenant équipés pour cela. Les obus de 105 mm destinés au char MX30 et ceux de 120 mm prévus pour les chars Leclerc contiennent respectivement 3,6 et 4,8 kg d’uranium.

En France, deux sites militaires accueillent les essais d’obus à l’uranium appauvri depuis 1987 : à Bourges (Cher), les essais se font en plein air, tandis qu’à Gramat (Lot), les tirs d’obus ont lieu dans des cavités souterraines, mais dès 1979, la France avait déjà importé des USA, afin de les tester, une trentaine de projectiles à l’uranium appauvri.

À Bourges, la population très inquiète voudrait bien connaître l’origine des cas de cancers dont le nombre serait en augmentation. Plus de 1’500 tirs y ont été réalisés à l’air libre avec ces munitions radioactives. L’un de ces missile a même été retrouvé début 2010 dans un champ, ce qui laisse supposer que les essais continuent encore aujourd’hui. À Gramat, le site de tir à l’uranium appauvri est situé en terrain karstique, au-dessus du gouffre de Bèdes où coule la rivière souterraine des Vitarelles, parcours immergé de l’Ouysse. Cette rivière et ses affluents alimentent en eau potable de nombreuses de communes….

 

Droit international public

 

Selon le droit international relatif au contrôle des armements, les armes à l’uranium “appauvri” sont illégales (Convention de La Haye de 1899 et 1907, de Genève de 1925 et 1949, Charte de Nuremberg de 1945, Convention des Nations Unies du 10 octobre 1980 dite “Convention des armes inhumaines”).

En 1996, les Nations Unies ont adopté une résolution aux termes de laquelle les armes à l’uranium appauvri sont des armes de destruction massive, des armes illégales au regard de la totalité des lois et des traités internationaux. En 2001, le Parlement européen a adopté une résolution sur l’uranium appauvri. Notons le 9 janvier dernier, la reconnaissance par la Commission européenne de la dangerosité de ce produit pour la santé humaine,

Présenter l’uranium appauvri comme un produit anodin, et non comme un déchet radioactif, permet aux pays comme la France de se défausser de la prise en charge des coûts de décontamination, et surtout de banaliser dans l’indifférence générale l’usage de telles armes dans les conflits, condamnant ainsi des populations civiles innocentes.

Arrêtons ce massacre, l’utilisation de ces armes à l’uranium « appauvri » qui contamine tout le vivant est un CRIME CONTRE L’HUMANITE !

 

Pour plus d’infos :

-http://www.criirad.org/actualites/communiques/uranium%20appauvri/ua.petition.f.01.0129doc.pdf,

Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD), août 2001.

– Michel Lablanquie, Gramat, le 12 mai 2010, « Armes à uranium appauvri ».

– Décembre 2012, Eva Marion, Pierre Péguin, sur la base d’éléments réunis par Charlie Rigol. « La fracturation hydraulique implique l’utilisation d’explosifs bardés d’uranium dit appauvri ».

– Reporterre. Du 8 février 2013, http://www.reporterre.net/ Lettre de Thierry Lamireau, réalisateur du film « Uranium en Limousin ».

La France https://apag2.wordpress.com/2015/11/24/la-france-soupconnee-dutiliser-au-mali-des-armes-a-uranium-appauvri-2/est

http://www.horizons-et-debats.ch/express/HD%20express_3.pdf « Un holocauste nucléaire mondial nous menace ». Interview de Leuren Moret, spécialiste des sciences de la Terre, par W. Leon Smith et Nathan Diebenow, journalistes au «Lone Star Iconoclast», Texas. Et «Crimes et crimes de guerre, Plainte contre Ehud Olmert, Amir Peretz et Dan Halutz ».

http://www.assopyrophor.org/ Association militant contre l’emploi de tous isotopes radioactifs dans les missiles conventionnels. Depleted uranium : the invisible genocide and the seeds of terrorism

https://blogs.mediapart.fr/kakadoundiaye/blog uranium appauvri: un vrai scandale, une vraie horreur, 15 juin 2013.

https://blogs.mediapart.fr/kakadoundiaye/blog/310714/israelusa Israël/USA, 31 juil. 2014.

http://arretsurinfo.ch/heritage-de-lotan-la-serbie-premiere-en-europe-pour-le-nombre-de-cancereux-2/ 27

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